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Il me tournait autour mais cela ne signifie rien pour lui

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Alors voilà, un ami m'a conseillé ce site. Il est infirmier psy. Il doit savoir pourquoi. Il dit que cela me ferai du bien de raconter mon histoire, pas pour trouver une solution, car il n'y en a pas, mais pour réaliser que je n'étais pas en cause dans cette triste aventure et j'ajouterais pour mettre en garde tous ceux et toutes celles qui peuvent l'être. Mon histoire ne sera pas courte, oh non, mais je tâcherai de vous la rendre un peu distrayante pour ne pas vous enlever l'envie de me lire. Je n'attends ni pitié, ni remontrances, mais même si je suis loin d'être une créature parfaite, un peu de compassion et d'encouragements. C'est surtout les créatures loin d'être parfaites, que nous sommes tous, qui ont besoin de cela. Au plus tard ici vous vous serez rendus compte qu'en dehors d'être passablement déprimée, je suis littéraire. N'en déduisez pas que j'enjolive ou que je romance. Sur ce forum ce serait vous manquer de respect puisque la plupart d'entre vous êtes là pour chercher du réconfort ou pour généreusement en donner. Tout simplement on ne renie pas sa nature et mon premier réflexe dans le malheur a toujours été de prendre un livre ou de parler ou plutôt d'écrire, écrire, écrire. Si je ne vous ai pas découragés encore, voilà mon histoire. Elle n'a rien d'extraordinaire. Elle est plutôt banale à mourir, mais depuis Cyrano de Bergerac et Mme Butterfly on n'a jamais rien fait de neuf. De médiocre, oui. De neuf, non. Je vous parle déjà des grandes épopées amoureuses, comme si mon histoire avait l'étoffe des grandes tragédies. Je le répète, mon histoire est banale et en aucun cas elle n'est plus noble que la vôtre. Ne prenez pas pour de l'arrogance ce qui est la façon que j'ai trouvée de rester à la surface. Comme j'ai du mal à me lancer ! Je ne sais pas par où commencer! Le début ? Idée faussement lumineuse! Quand débute le début ? Pour être honnête mon histoire n'aurait pas existé sans la première histoire. Je ne peux pas m'empêcher de faire les parallèles. L'heure du bilan comme on dit. "Tu réfléchis trop" m'a-t'on souvent dit. Oui, mais il le fait bien quand certains réfléchissent si peu. Mon histoire débute donc à mes 16 ans. Lycéenne, ayant trop réfléchi et donc plus mûre sans doute que la plupart, pas pour mon bien, j'étais intriguée par les gens à part comme on dit si méchamment. Par ceux que la vie avait torturée. Mes amies étaient les larguées de l'existence. Je n'avais aucun goût pour le malheur mais le leur avait rendu ces filles intéressantes, réfléchies, originales. Tout les intéressait, aucune évidence n'encombrait leur esprit. Aussi ça n'a surpris personne quand je suis tombée amoureuse du garçon le plus à part du lycée. Il était assez imprévisible, un peu taciturne, mais aussi sensible, drôle et timide. C'était le genre de personne capable de s'émouvoir et à apprécier de petites gentillesses. En fait, c'est lui qui m'avait remarquée. Il me tournait autour avec insistance, me lançait des regards pétillants d'intérêt et des sourires à faire fondre les neiges de l'Everest. A 16 ans on est bête me dira-t'on. Je répondrai qu'à 36 ans on ne l'est pas moins, mais chaque histoire en son temps... Ce garçon qu'on appelera Christophe, pour ne pas se perdre dans des noms de code qui ne déguisent rien, ne manquait pas une occasion de trainer sur mon passage, de me faire des allusions sexuelles assez drôles en public, de vouloir faire bonne impression. J'étais vite conquise, moi qui ne le suis pas d'habitude. Sceptique parmi les sceptiques je ne pouvais rester insensible à autant de charme et d'attention. Cependant, les semaines passaient et Christophe semblait se contenter de m'aimer à distance. Vu sa timidité, je me décidais à lui lancer quelques perches, mais il n'en saisit aucune. Perplexe je demandais à mes amies du lycée, qui le voyait chaque jour, de me donner leur avis. Toutes me confirmèrent qu'il n'y avait aucun doute, que cela sautait aux yeux: cet homme-là était amoureux de moi, mais qu'il se cherchait, qu'il était si timide. Rassérénée, je ne voyais pas passer le temps. Au bout d'un an, je me disais que l'adolescence avait bon dos et après avoir épuisé toutes mes sources d'information, j'en déduis que cette énigme cachait de l'indifférence et que ses attentions ne servaient qu'à me garder dépendante de son regard. En effet, dès que je m'éloignais, il revenait à la charge avec tout son charme. Il me tombait littéralement dans les bras et petit à petit nous étions devenus l'attraction du lycée, les Roméo et Juliette un peu ratés du bahut. Sauf qu'aucune famille ne nous séparait, mais un mystère insoluble. A bout d'idées et d'explications, je finis donc par m'éloigner. Il décida alors qu'il ne voulait pas totalement me perdre. Il faisait donc son apparition dans les piques-niques, les fêtes que j'organisais. Il se faisait prendre en photo avec moi et je ne parle pas de ces photos de potes en délires. Non je parle de ces photos de couples un peu gauches mais très amoureux avec tout l'attirail kitsch, bras autour de l'épaule, sourire angélique, yeux perdus dans le vague, comme si un banc dans le garage d'une énième fête était exactement l'endroit où l'on rêvait d'être et la fille qu'on tenait dans ses bras était la fille de ses rêves. Vous imaginez bien que j'étais aux anges. Et puis, Christophe a repris ses distances et moi mes questions. Je sombrais de plus en plus dans la tristesse. Ma vie avait à la fois pris une nouvelle saveur et elle s'était vidée. Ma délivrance devait prendre la forme d'une fille et d'un parapluie. Un jour, un autre, où je me cassais la tête pour comprendre ses va et viens, une fille très blonde et très envieuse vint me dire avec une consternation mal jouée, que pauvre de moi, je devais être bien triste de savoir que Christophe s'était trouvé une copine. Son plaisir était évident quand mon monde s'est effondré sous ses yeux. La fille en question était très réservée, elle ne semblait partager avec Christophe que des choses superficielles, celles que l'on met dans un profil meetic. Lui m'avait toujours fait comprendre qu'on partageait des choses à un niveau plus profond, plus intime, que nos caractères concordaient etc.. Ben voyons. Ce premier choc fut suivi du deuxième de très prêt. Le parapluie précipita la fin. Encore abrutie par le choc je ne l'avais pas encore confronté à son hypocrisie, lorsque sûr de ma dépendance amoureuse, il me réclama mon parapluie alors qu'il pleuvait sous prétexte que mon chemin était plus court que le sien. J'ai vu dans ses yeux une certitude absolue que je lui donnerai le parapluie et bien davantage, sans hésiter. Je crois que l'ai haï à cet instant précis. Les trois années écoulées m'apparaissaient sous un autre jour, comme un jeu bien cruel. Ses attentions n'avaient été que des caprices car jamais, au grand jamais, il ne se serait intéressé à une fille si exhubérante, si loufoque. Non, j'étais de celles qui amusent, qui flattent l'ego, mais pas de celles qu'on aiment. Pas assez prévisible, calme, trop dépendante, chiante en un mot. Tout cela devrait paraître si loin et pourtant... Depuis ce jour pluvieux, j'étais guérie de Christophe. Oh bien sûr, je lui ai demandé des explications, mais c'était plus pour me faire respecter que parce que j'attendais une justification. Comment justifier un tel comportement ? Fidèle à lui-même, il était gêné au téléphone. Il n'avait rien fait, j'avais tout mal interprêté (et tout le lycée avec) et ah il était si gêné et il s'excusait bien et il me souhaitait plein de bonheur, que la prochaine fois il s'exprimerait mieux. Et voilà, j'avais été réduite au rang d'une petite sotte qui avait mal interprêté un comportement qui n'avait jamais rien eu d'amoureux. En un coup de fil il m'avait niée, avait nié l'intérêt qu'il m'avait porté, nié la photo, les remarques, les plaisanteries, les flirts, les regards, les "hasards" si nombreux qui le plaçaient
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222586
b
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