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Je me sens incapable de partir de chez mes parents

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 18/01/11 | Mis en ligne le 13/03/12
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Je vous écris car je suis très triste. Cela fait des années que je ne me sens pas bien, et je ne saurais pas dire exactement depuis quand, peut-être depuis mon adolescence, ou avant, je ne sais plus. J'ai 23 ans et cela fait bientôt 2 ans que je suis en thérapie individuelle. Cette thérapie me fait énormément de bien et me permet de faire un peu le ménage dans ma vie, enfin de prendre les rênes et pour la première fois de ma vie, me sentir pleinement exister. La seule ombre noire au tableau : mes parents, ma famille. Ce gros nœud là par contre, il me fait extrêmement souffrir, et je n'ai pas pu m'attaquer à tous les nœuds de ma vie en même temps. Donc en ce moment, je m'y attaque, j'ai même demandé à mes parents de participer à une thérapie familiale, avec ma sœur et moi. En fait, nous vivons à 5 sous le même toit. Mes parents, ma sœur, ma grand-mère et moi. Je ne parle plus à ma grand-mère et avec mes parents, c'est en train de prendre le même chemin. Je m'entends très bien avec ma sœur par contre. Je leur en veux car j'ai manqué d'eux quand j'étais petite, ils n'étaient pas disponibles psychiquement. Ma mère était occupée à être à la fois fille de sa mère (je trouve qu'elles n'ont pas coupé le cordon toutes les deux), mère de ses enfants, et surtout ce qui lui prenait beaucoup de temps, c'était son magasin de fleurs. Elle rentrait le soir vers 20 heures, puis montait faire ses papiers, quand je voulais faire mes devoirs avec elle (un moyen que j'ai trouvé pour lui mettre le grappin dessus quand j'étais petite) cela l'embêtait car elle disait "qu'elle n'avait pas que ça à faire les devoirs le dimanche après-midi, son jour de repos". Une fois je voulais aller au champ de courses voir les chevaux (j'avais 7 ans) et j'étais triste qu'on n'y soit pas allés tous ensemble. J'ai eu l'impression de ne pas avoir été écoutée. Il a fallu que j'écrive une lettre à mes parents pour leur demander. Et comme par hasard, ils m'ont entendue, et nous y sommes enfin allés. Je trouve aussi mon père désinvesti de son rôle ; ma grand-mère est toujours en train de le critiquer (je pense qu'elle nourrit une sorte de "haine" pour les hommes, dans son enfance sa mère n'avait d'yeux que pour ses enfants garçons, les filles n'avaient pas la même valeur). Grâce aux thérapies, je me rends compte que je suis en quelque sorte prise dans un conflit de loyauté puisque je suis incapable de partir de chez mes parents (je fais des crises d'angoisses d'une intensité que je n'ai jamais connue auparavant quand il m'est arrivé de faire des stages à l'étranger). Inconsciemment pour moi il est question de dette envers eux, je me sens redevable de ces parents qui m'ont élevée. En revanche, je suis en colère contre eux et je suis incapable de leur parler, leur raconter ma vie donc mon jardin secret (ma vie à l'extérieur de cette maison, c'est tout ce qu'il me reste de bonheur). En effet, comment être loyale envers des parents qui n'ont pas été présents psychiquement, du moins pas assez ? Peut-être me direz vous de leur en parler, mais j'ai peur une nouvelle fois de ne pas être écoutée, comme d'habitude, et malgré la thérapie familiale (certes, 2 séances à notre actif seulement), il n'y a pas de communication. J'ai l'impression qu'ils sont dans le déni et qu'ils ne veulent pas voir que je souffre. J'aimerais partir de chez mes parents, mais je suis encore étudiante, je ne peux pas prendre un petit boulot à côté parce que mes études sont à plein temps et je ne veux pas les mettre en péril, et tout l'argent dont je bénéficie part dans ma thérapie individuelle et mes frais d'essence. Je suis en train de me dire que je n'aurais jamais du naître car mes parents avaient d'autres préoccupations que moi à l'époque. J'ai l'impression que je serai triste à vie malgré ma grande envie de vivre. Il n'y a que dans cette maison où je suis dans le noir et la solitude.
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229262
b
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