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Père pervers manipulateur toujours

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 08/09/10 | Mis en ligne le 19/04/12
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Oui, quand je l'ai rencontré, j'avais 20 ans… Ce n'était pas un amour passion. Les sentiments se sont développés au fil de la relation. Il avait presque 26 ans et j'étais la première femme qu'il présentait à sa famille, la première avec qui il a vécu aussi et sans doute aussi celle qu'il a aimée vraiment (et la seule je pense car d'après notre fils, il ne l'a jamais vu amoureux de personne et le frère de mon ex m'avait dit une fois qu'il n'avait jamais pu m'oublier). Il aurait fallu qu'il fasse sa psychothérapie plus tôt, avant la séparation. Malgré les difficultés, je croyais à cette relation, rien ne me paraissait insurmontable, c'est pourquoi je me suis accrochée. On s'aimait toujours quand on s'est séparés. Autre fait bizarre : mon fils et sa famille ne comprenne pas qu'il soit avec cette femme qui le manipule (il a recommencé à boire peu de temps après avoir emménagé avec elle). Il adorait son fils et il prenait soin de lui (mon fils m'a dit, il y a quelques jours : "c'est ce père là que j'étais allé chercher, celui qu'il était avant de rencontrer S.). Il avait toujours dit qu'il n'aura que notre fils pour enfant et il en a fait un autre, même s'il l'aime beaucoup, mon fils ne se souvient pas qu'il l'ait désiré. Il m'a dit aussi qu'il n'avait jamais vu son père embrasser sa compagne, ni avoir un geste de tendresse, pas même tenir la main. Pour lui (comme pour sa famille) , c'est plus une relation d'intérêts financiers. S'il a été un jour amoureux, il ne l'est plus du tout et semble plus coincer dans cette relation qu'autre chose. Peut être ne veut-il pas faire subir à son second fils une séparation, comme la nôtre ? Peu importe les raisons, ce qui est dommage, c'est qu'il y ait perdu son fils aîné dans la bataille… Citation : Quand j'ai rencontré le père des enfants, il buvait mais uniquement en soirée (boîtes, amis etc) et ça j'ai mis tout de suite le holà : c'est le whisky ou c'est moi. Il a choisi moi mais j'étais loin d'imaginer la suite, brefff. Ben, moi, j'ai juste eu à discuter une nuit avec lui (bien avant que je n'emménage avec lui) , lui demander d'arrêter et il l'a fait. Il s'est sevré du jour au lendemain. C'est bien après qu'il a repris. D'ailleurs, j'ai gardé une habitude depuis : jamais de stock d'alcool à la maison. Je n'ai pas d'apéritif et n'ai que du vin de cuisine. Si j'ai besoin de vin ou d'apéritif quand je reçois, je n'achète que la quantité que j'estime nécessaire, ni plus ni moins. Citation : Mon fils est aussi en recherche de référents masculins, stables, enfin. Avant c'était les bads trips avec les copains de primaire qui ont mal tournés, traîner dans la rue, les mauvaises rencontres, le deal, l'enfer à la maison. Dans son malheur il a cette grande chance d'avoir une grande famille du côté de son père et cette famille est bien présente avec un grand-père, des oncles, des tantes, des cousin (e) s. Pareil pour mon fils. Il a son GP paternel qui l'adore et ne s'est jamais caché que c'était son petit fils préféré (mais il est resté unique de nombreuses années, seul à avoir toute l'attention). Les amis d'enfance de mon ex prolongeait une famille qui compte peu de membres, l'un d'eux était le parrain de mon fils. Il est décédé, jeune, malheureusement, d'une crise cardiaque, mon fils avait 9 ans (me souvient que mon ex était bouleversé comme je l'avais jamais vu et son alcoolisme s'est accentué à ce moment là… mon fils a commencé peu après cette période à me dire que son père était soul de plus en plus souvent). Ensuite, il y a tout mon côté de famille, GP, oncles (mais peu de contact avec ceux ci). Mais je constate qu'il va naturellement vers des hommes que je considérerais volontiers comme de drôles d'oiseaux, des esprits libres. Citation : Dans la plupart des divorces, les ponts sont coupés pour les enfants ; pas de lignée, pas de référence, pas de liens, l'abandon ou le rejet. C'est vrai, mais j'ai tenu à ce que mes enfants puissent bénéficier des relations avec les ascendants. Mon autre ex fait un peu barrage, l'air de rien au contact de mon cadet avec ma famille (ça m'agace prodigieusement ! ) , d'autant que lui a rompu depuis très longtemps avec la sienne qui n'était pas, du reste, très nombreuse (sa mère, 2 soeurs). Citation : Hier il a fait un tri et un grand nettoyage dans ses placards et hier soir devant la télé, il me disait avec un ti sourire : "Tain, je me sens de mieux en mieux ! ". Je dis toujours que qui met de l'ordre dans ses affaires met de l'ordre dans sa tête. En effet… je ne fais jamais autant de ménage chez moi que lorsque j'ai besoin de réfléchir à quelque chose. Citation : Je t'en souhaite autant et même plus pour ton Loulou ; dans ce pire, il a le meilleur. Je le pense aussi. Citation : La chance de ton fils c'est d'avoir malgré tout des liens de qualité, des liens stables, des liens d'amour et une mère forte et très carrée, très censée. Tu ne laisseras rien au hasard et tu iras jusqu'au bout. C'est que ça mais c'est tout ça… [/quote] Merci J'avais besoin de lire ça. Je ne suis jamais sûre de faire bien. Je fais au mieux, ce que je juge bon, mais jamais sûre de prendre vraiment la bonne décision ou la bonne direction. C'est même épuisant moralement, parce que je suis à l'affût d'une erreur à corriger très vite. Rien ne m'importe plus que l'équilibre de mes enfants… j'ai vraiment la trouille par moment. Oui, effectivement… lors de son hospi, ses parents ont retenu une chose : qu'il aurait voulu que ses parents divorcent quand il était petit. Sa mère l'adorait (pour ne pas dire '"l'idolâtrait", elle compensait comme elle pouvait les coups du père. Le traumatisme était si fort en lui que lorsque je l'ai connu, il dormait TOUTES lumières allumées. Moi, habituée à dormir dans un noir complet, j'avais beaucoup de mal et il m'a expliqué que petit, il s'endormait en travers du lit, tête en bas pour regarder les mouvements d'ombre sous la porte de la chambre. Quand il entendait les chaussures crisser et qu'il voyait l'ombre sous la porte, il savait qu'il allait prendre et s'y préparait. Son père a failli le tuer 2 fois. D'où les lumières. Je sais par sa mère que son frère n'en prenait pas beaucoup, il s'en prenait systématiquement à l'aîné, pour rien, comme ça… d'après ce que j'ai compris, le père n'est jamais parvenu à le soumettre et mon ex disait combien il avait résisté (à quel prix ? Car il est complètement cassé à l'âge adulte). C'est lui qui a mis fin aux coups sur lui ou sur sa mère. Un jour, ado, il a affronté son père (il pratiquait l'aïkido) et a voulu se battre avec lui. Le père a renoncé, mais le fils l'a prévenu que s'il levait encore la main sur sa mère, il le tuerait. Il avait 16 ans. Notre fils, on l'a voulu tous les deux, mais il ne se sentait pas prêt. Lorsqu'on a posé mon fils sur mon ventre, il ne lui a pas dit "bienvenue" comme tout père qui se respecte… mais "ta gueule". Ça a choqué toute l'assistance, moi y compris, bien sûr. Ma gyn-obs est venue me voir dans ma chambre par la suite pour me dire qu'elle était inquiète pour moi et à juste titre… Je l'ai vu faire une volte-face incroyable après la naissance. C'est l'arrivée de notre fils qui a tout déclenché, il était terrifié par l'idée d'être père, peur d'être comme le sien et il ne savait pas comment se comporter. Il n'a pas supporté non plus que notre fils accapare une part de mon attention et mon amour maternel… il avait l'impression que notre fils lui volait une part de ce qui lui revenait. Il a confondu les rôles et j'avais bien du mal à le satisfaire dans ce qu'il attendait de moi. Si seulement il avait accepté la psychothérapie à ce moment là… mais il ne voulait pas en entendre parler, car il avait passé toute son enfance avec les psy. A noter qu'aujourd'hui, il est fortement soupçonné de se faire maltraiter physiquement par sa compagne (en plus du psychologique). Un jour, il devait me ramener mon fils, il m'a appelé pour me dire que ce ne serait pas possible, il venait de faire une chute dans les escaliers et partait à l'hôpital. Mon fils se souvient d'avoir entendu une violente dispute ce jour là mais n'a rien vu. Il se révèle qu'en fait de chute dans les escaliers, elle l'a frappé avec un tesson de bouteille et l'a défiguré (il a une balafre de la tempe à la lèvre). Il y avait déjà eu un précédent, mon fils était petit et il avait été séquestré chez elle. Il m'avait raconté la scène, j'en avais froid dans le dos… Il semble que le problème soit bien elle et il lui sacrifie notre fils. Il en souffre, j'en suis sûre, mais c'est bloqué. Passe une bonne journée.
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243753
b
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