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Qu'est-ce que la colère

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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"En psychologie, la colère est considérée comme une émotion secondaire à une blessure, un manque, une frustration. Elle est affirmation de sa personne et sert au maintien de son intégrité physique et psychique ou alors elle est l'affirmation d'une volonté personnelle plus ou moins altruiste. Une colère saine est sans jugement sur autrui[1]. Parce qu'elle peut faire souffrir celui qui l'exprime, elle peut être considérée comme une passion."

Source wikipedia.

La colère fait concrêtement partie de ma vie depuis plusieurs années.

J'ai découvert cette propension à la colère il y a quelques années en arrivant à la World Cie dans un contexte de reclassement soudain, que j'ai vécu comme totalement partial.

En PMA, le profond sentiment d'iniquité avec tous les autres -"couples avec enfant" ndlr- ne me quittait pas ce qui occasionnait des joutes verbales agressives avec le Doc H (qui lui du reste avait bien besoin de faire des progrès en diplomatie) et une incompréhension totale et forcenée de ma part du bonheur des autres.

Le jour de la rupture avec leBouletdeladécennie, j'ai fait preuve d'une violence verbale et même physique inattendues, et j'ai été moi même stupéfaite de mes réactions.

Pourtant la moutarde ne me monte pas au nez dans les embouteillages ou à la caisse du supermarché. Bizarrement, je reste plutôt zen dans ces situations. Sans doute parce qu'elles ne m'atteignent pas directement, parce qu'elles ne me concernent pas.

C'est toujours le même contexte dans lequel je sens monter du plus profond de moi la colère :

1° ; dans une situation que je subis et sur laquelle je n'ai pas de prise,

2° ; pour un point que je considère comme totalement injuste.

3° ; pour une attaque que je prends comme strictement personnelle et qui me remet de fait en cause (légitimité, intégrité, intelligence… ?).

Après, c'est comme l'incroyable Hulk, les mots les plus durs font irruption sans que je puisse faire quoi que soit pour les maitriser tout en sachant au moment même où je les prononce que je suis allée assurément bien au delà de ce qu'il aurait fallu.

Mais c'est trop tard, je suis prise dans une spirale d'incompréhension dans laquelle je m'enfonce et dont je suis dans l'incapacité totale de me sortir.

En face, bien entendu, c'est l'incompréhension totale tant ma réaction est disproportionnée à la cause de départ.

Petite et même ado, je gérai mal mes émotions : dès que quelque chose me touchait, la montée des larmes était quasi systématique (une réflexion, la douleur d'un animal, une déception humaine, un changement inattendu…).

Je n'étais alors pas une enfant colérique mais totalement déjà dans l'affectif.

A la mort de ma mère, je n'ai pas pu ou su pleurer. Je voyais tout le monde autour de moi bouleversé, et je m'étonnais de n'avoir aucune larme.

Certains ont pris ça pour de la force, comme une forme de stoicisme.

En fait je vacillais en dedans et je crois que j'ai été si dévastée que de paraitre "forte" a été la seule issue pour moi de passer au travers de cette perte.

Quelque part, insidueusement, je suis devenue celle qui mord avant même d'être battue, la grande gueule qui la ramène en réunion avant qu'on ne lui dise quelque chose, celle qui contrôle tout avant que celà ne lui échappe.

Il y a deux ans en séminaire, j'ai été frappée d'une réflexion d'une de mes collègues -une vraie ingénue pour laquelle du reste je n'ai pas particulièrement d'estime - qui avait dit de moi à la suite d'un atelier d'expression orale, combien elle avait été surprise et avait apprécié la douceur et la fragilité dont elle m'avait vu faire preuve au cours de l'exercice et combien contre toute attente, je l'avais touchée.

L'autre jour au relooking, alors que j'expliquais au coiffeur que je souhaitais une "coiffure qui me ressemble" en mettant en avant mon énergie, ce dernier m'a expliqué qu'il y avait quand même beaucoup de douceur dans mon corps et mon visage…

Un instant j'ai été désarçonnée… je me suis sentie à nue, sans cette furie qui me donne pourtant du corps…

Bien entendu, j'ai conscience qu'on ne résout rien par la colère, qu'elle est dans bien des cas préjudiciable et.

Qu'elle est surtout synonyme d'immaturité et d'impatience…

L'écriture, le fait de poser à plat des mots sur les sentiments, me permet de distancer, d'objectiviser et de canaliser ;

Ça me permet par exemple de ne pas appeler le Bouletdeladécennie lorsque j'enrage…

Mais je n'ai pas toujours possibilité d'écrire au moment où je sens que je vais commettre l'irrémédiable.

Alors, souvent, je ne dis rien, je me force à ne pas réagir… et j'emmagasinne, et je sens que ça enfle, jusqu'à ce que le ressentiment en moi bouillonne et explose à son tour…

(…).
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80236
b
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