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Témoignage mamange

Témoignage d'internaute trouvé sur france5 - 17/12/10 | Mis en ligne le 26/04/12
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Bonjour à toutes et à tous, Voilà 11 semaines aujourd'hui que notre petite fée c'est envolée. A 8 mois ½ de grossesse, nous nous sommes rendus à la maternité avec l'impatience et l'excitation de rencontrer enfin notre premier bébé tant attendu. Mais en quelques secondes le verdict est tombé, sans aucun espoir, du décès de notre petite fille, pour des raisons que l'on ne connaît encore pas à ce jour. Basculement dans une vie qui ne sera plus jamais la même. S'en sont suivi les situations épouvantables, inévitables. A la maternité, puis chez soi. Partout, tout le temps. Toutes ces questions immédiates auxquelles on ne pensait jamais avoir à être confronté (quel devenir pour son corps ? L'état civil) puis par la suite d'autres interrogations plus matérielles, mais tout aussi symboliques, sur par exemple le devenir de toutes ces petites choses (vêtements, matériel, faire-parts) dont on avant choisi chaque détail en ne pensant qu'au bébé. Je ne vais pas m'étendre davantage sur tous ces déchirements permanents intimes qui sont devenus mon quotidien. Ces questions, ces pensées dirigées vers mon bébé, sa mort, son absence, son omniprésence. Ces sentiments si confus, notamment de colère et de tristesse infinie. Mais je voudrais plus particulièrement insister sur deux choses que sont d'une part le comportement des professionnels et d'autre part l'attitude de l'entourage. A la maternité, mon mari et moi avons été pris en charge par une équipe soignante formidable (sage-femmes et infirmières notamment) qui nous a donné les moyens de supporter cette situation invivable. Et puis on nous a très rapidement présenté une psychologue. Je dois dire que dans l'instant cette idée me semblait "hors-sujet" dans la mesure où la seule chose que je voulais, la seule solution, c'était mon bébé vivant et près de moi. Dans la mesure où rien ni personne ne pouvait réaliser ce miracle, je ne voyais pas l'utilité d'en parler à qui que ce soit. Et puis nous avons un peu parlé (à vrai dire c'est plutôt elle qui a parlé) et nous l'avons revu 1 semaines après. Depuis je la vois régulièrement et je me dis que j'ai au moins cette chance de pouvoir compter sur l'appui de cette personne qui me redonne de l'énergie. C'est pourquoi je voudrais pas mon témoignage sensibiliser les maternités et leurs responsables à la situation très particulière que rencontrent les parents qui perdent leur bébé en leur disant combien il est important de leur offrir un appui approprié, notamment par un personnel formé et humainement capable de guider les parents du mieux possible. Et puis je voudrais également m'adresser aux mamans et aux papas qui vivent cette situation en leur disant qu'une aide psychologique peut faire beaucoup de bien. Car même si vous pensez comme moi que rien ni personne ne peut vous apporter LA solution (votre bébé en bonne santé près de vous) il y a au moins des paroles, des conseils qui peuvent apaiser. En ce qui concerne l'attitude de l'entourage, mes sentiments sont plus troubles. A la douleur "intime" (celle qui concerne le lien avec le bébé et le papa) , se greffe une autre douleur, celle-ci plus "sociale" si je puis dire, et qui concerne les répercussions de l'évènement sur notre entourage (famille, amis, voisins, etc.). Plus le temps passe et plus cette question prend de l'importance dans mes pensées. Je m'interroge de plus en plus sur le silence de personnes que l'on croyait être des amis (ceux-là pour qui nous étions présents dans des moments difficiles qu'ils rencontraient) , la gêne à nous écouter de cette cousine pourtant si proche (enfin, on le croyait…). A l'inverse, la compassion extrême de certains qui par leur désarroi incontrôlé (pleurs, lamentations, etc.) vous accable encore davantage de tristesse. Il y a aussi, et c'est sur quoi j'essaie de me concentrer et de prendre de l'énergie positive, des réactions chaleureuses, souvent toutes simples (quelques mots) et parfois de personnes auxquelles on ne s'attendait pas. Je remercie de tout coeur ces personnes, même si elles ne liront pas ce message, elles sont pour nous formidables. Tout cela pour dire qu'il est terriblement difficile de trouver son propre apaisement au milieu de toute une palette de réactions de la part de l'entourage. Simplement, à ceux qui connaissent des parents confrontés à cette situation et qui n'osent pas leur parler (peur de les blesser, peur de la mort…) , ce que je peux comprendre, je voudrais leur dire qu'une simple lettre, quelques mots disant "on pense à vous" suffit souvent à réchauffer le coeur des parents. Je souhaite beaucoup de courage aux parents, trop nombreux, qui traversent cette épreuve. Et j'envoie toutes mes pensées et mon amour à mon petit ange.
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246842
b
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