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J'ai coupé le pont avec ma famille

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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J'ai réalisé que tous mes défauts viennent de mon manque d'estime et d'autonomie et que moi aussi j'ai eu des parents toxiques, des frères et soeurs toxiques, victimes des parents eux aussi, mais qui ont aggravés mon mal être. Eux ont joué le jeu de mes parents contre moi. Je me suis rebellé très tôt dans ma famille et j'ai été la seule à me rebeller, je ne pouvais pas être parfaite au fond de moi, et pour contrer ce qu'on me demandais d'être, j'ai tout saccager. Le côté bordelique n'a pas été le seul défaut que j'ai eu. J'ai fumé très tôt, je ne foutais plus rien à l'école, je faisais le mur de chez moi, puis plus tard j'ai été boulimique vomisseuse, mauvaise image de moi, gros manque affectif et une personnalité révoltée et étouffée, mon père décidait de tout pour nous et nous n'avions pas beaucoup droit à la parole. Et comme j'étais rebelle et agressive, j'avais une colère en moi, j'en ai bavé plus que tous les autres dans ma famille. A 12, 13 ans une fois, j'ai voulu m'ouvrir les veines. Je crois qu'aujourd'hui, à 45 ans, je ne sais toujours pas qui je suis. Ma soeur était parfaite en tout, j'étais la "tache", qui ne réussis jamais rien. Tous mes frères et soeurs se devaient de briller par un don quelconque et moi, pour me faire aimer, j'ai cherché aussi à briller. J'ai touché un peu à tout, dessin, peinture, musique sans m'investir à fond dedans. J'avais quelques facilités mais aucun don réel, et surtout je ne travaillais pas à fond pour arriver à quelque chose. Je ne finissais jamais rien, et je touchais à tout. Le seul compliment que mon père me faisait c'était sur mon physique. J'étais "la belle" et ma soeur "l'intelligente". Je me suis mise à grossir… Mais toute ma vie, je n'ai eu l'impression de n'avoir comme seule qualité que mon physique, et pourtant je me suis toujours laissée aller à le détruire. Le seul moyen que j'avais pour être belle était de me maquiller, me construire un "masque" de beauté. J'ai eu un métier artistique ou le physique était important, mais je ne pouvais pas me permettre d'être grosse. Alors j'ai vomi, pendant des mois pour rester mince, sinon on allait plus m'aimer ! Et je me suis rendu malade, j'en porte encore les séquelles physiques aujourd'hui. Mon père me trouvait belle mais lorsque j'étais grosse, il me critiquait. Il m'a même dit une fois, qu'il était presque amoureux de moi, et lorsque je m'étais fait largué par mon ex petit copain, que de toute façon c'était lui, mon père, l'homme de ma vie ! Tout ce que j'entreprend, je le rate. Vos témoignages me bouleversent, ils provoquent un déclic en moi, c'est très violent ! Mais je sens que j'en ai besoin… Pour mon côté bordelique, je pense que c'est en réaction contre mes parents, mon père autoritaire, qui demandait de la perfection de la part de ses enfants, colérique, un peu alcoolique, culpabilisant. Ma mère effacée, bonne "ménagère" c'est elle qui rangeait tout, elle ne m'a jamais dit qu'elle m'aimait, et je ne me souviens pas qu'elle m'ai fait des calins. Elle était gentille, douce mais inexistante, je ne la respectais pas beaucoup, j'avais pitié d'elle et j'avais très peur de mon père. Je ne rangeais jamais ma chambre. Une fois, j'ai même fait volontairement pipi par terre dans ma chambre, comme ça, pour voir… vers 12 ans… Je piquais du maquillage dans les magasins… Je vous livre tout en vrac, ça me revient ! Je n'ai jamais gardé un boulot bien longtemps, le seul qui a duré c'est celui artistique car il me renvoyait une image flatteuse, j'avais le pseudo "amour" du public, je séduisais, c'est tout ce que je savais faire ! Chez moi, c'était crade et en désordre, mais j'étais belle à l'extérieur. Je me suis accrochée à mes mecs, vivant pour eux, eux se lassant de moi… séduits au départ par mon apparence, ils ont découverts petit à petit une fille fragile, qui ne s'aime pas, passive, agressive, pas "finie" ! Mes parents sont morts, ils ne me manquent pas, j'ai coupé les ponts avec mes frères et soeurs qui ne me font aucun bien. Ils ont passé leur temps à me juger, me dévaloriser. Voilà, j'en suis là pour le moment ! Mais comment faire pour s'en sortir aussi ? Le fait de savoir tout ça, c'est important mais ensuite… Je vais commencer par ranger chez moi, ça fait quelques jours que tout traine. Oh je ne laisse pas le bordel trop longtemps chez moi car je ne vis pas seule, mais si c'était le cas ce serait pire ! Moi non plus je ne veux jamais qu'on vienne chez moi, de toutes façons, je fuis les gens… je me sens merdique là, mais, je vous fait confiance, je sais que je suis lu par des gens plein de compassion et d'intelligence.
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217503
b
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