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Je suis misanthrope

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 03/10/13 | Mis en ligne le 26/05/14
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Bonjour à tous, Je m'appelle XXXX, j'ai 17 ans, bientôt 18, et je suis très intéressé par les cas psychologiques les plus originaux. Y compris moi. Car, pour faire cour, je suis le plus grand mystère que je n'ai jamais rencontré, et pourtant, il y en a eu. Je vais être plus clair : ça fait des années que je suis, ou prétends être misanthrope. J'ai toujours méprisé les gens, leur façon de vivre, leur façon d'être. Je leur en veux pour un tas de choses : je ne vais pas développer, mais j'ai moi aussi été mis à l'écart. Entre autres choses. Mais je passe les détails. C'est vrai, j'ai la haine. Mais je tiens à écrire ce message, pour tous ceux, de tout âge, qui sont ou pensent être misanthropes. C'est un avertissement, un appel à la raison, pour qu'ils ne finissent pas comme je vais très certainement finir, comme je suis déjà beaucoup. Car en effet, si je n'ai jamais eu beaucoup de relations faciles, mon état a empiré depuis plusieurs mois : si avant, la solitude n'était pas chose simple pour moi, aujourd'hui, je suis marié avec. Et ça me plait, tant que je ne suis pas entouré d'autres gens. Voilà ma situation, mon souci de vie : j'aime la solitude, mais dès que j'approche, de plus ou moins loin, à une communauté, je me sens mal à l'aise. Si j'évoque mon histoire, ce n'est pas pour faire pitié mais, comme je l'ai dit, pour faire un appel à ceux qui sont à peu près comme moi, mais aussi à tous les autres : que vous soyez marginal ou non, que vous vous complaisez dans la solitude ou que vous méprisiez les autres, voici la première chose à faire : QUESTIONNEZ-VOUS. C'est simple, je vais prendre comme exemple l'auteur de ce sujet, dont le message remonte à cinq ans déjà : "Je déteste l'orgueil, l'égoïsme, la prétention" Je suis d'accord avec ceci. Ce avec quoi je ne suis pas d'accord, c'est que cette personne croit être hors du lot qu'elle critique. La preuve réside dans ses autres messages : ils sentent l'arrogance à plein nez, du genre "ouais, je ne suis pas comme les autres ! C'est pour ça que personne peut me comprendre, je suis trop compliquée pour eux ! ". Je caricature, mais c'était globalement la façon de penser de cette personne, en l'année 2008. J'en viens au point que je voulais aborder : MISANTHROPISME et CRISE d'ADO. Pour commencer, je tiens à dire que ceux qui ne savent pas débattre de manière respectueuse sont aussi matures et pertinents qu'une pauvre petite ado en pleine crise. Et c'est un euphémisme. Le pire, c'est que ce genre de comportement est l'exemple parfait pour ceux qui affirment que l'humanité est vile. Ensuite, voici le t'est le plus facile, selon moi, pour savoir si on est misanthrope ou si c'est bel et bien une crise passagère : s'interroger. Pourquoi est-ce que je suis si mal avec les autres ? Le problème vient-il vraiment des autres, ou ai-je une part de responsabilité là-dedans ? Et surtout : est-ce que je me complais vraiment dans la solitude, ou est-ce juste une coquille que je me suis créée pour me protéger de la réalité selon laquelle je ne suis pas fait pour la société ? Personnellement, je n'ai pas trouvé ma réponse à la dernière question. Et c'est normal : à tous ceux qui se sentent misanthropes, posez-vous bien cette question. Si vous trouvez une réponse facilement, c'est qu'elle est fausse et que votre misanthropie n'est qu'une image, un "genre" que vous vous donnez pour vous démarquer, et ce, pas forcément durant la crise d'adolescence. Aussi, il est utile de retracer notre histoire pour trouver l'origine de notre état d'âme : pour reprendre l'exemple de l'auteure, l'étincelle qui a déclenché sa misanthropie est la répétition de moqueries due à ses cheveux bouclés. Finalement, c'est une histoire plutôt banale. Le problème, c'est qu'il est très difficile de tracer la frontière entre "une personne pas normale" et "une personne rejetée". Le secret, c'est que tout le monde peut-être rejeté par un groupe, car tout le monde a beaucoup de détails sur lesquels on peut s'arrêter un moment. Lorsqu'un groupe décide qu'un tel doit être expulsé, ce groupe prend une loupe et cherche le petit grain de sel sur la personne désignée marginale. Là où je veux en venir, c'est qu'une histoire banale mène à une personnalité banale, donc à une personne lambda, un monsieur (ou une madame) tout-le-monde. Et la plupart du temps, "la personne désignée marginale" est bien "une personne marginale", mais pas forcément, car comme je l'ai dit, n'importe qui peut y passer ! Et c'est souvent le fait qu'une personne est considérée marginale qui va la rendre marginale. Et c'est bien dommage, mais finalement, c'est le hasard qui fait les choses. Pour finir, je dirais ceci : parlez à n'importe qui, adolescent ou non, misanthrope ou non, si cette personne vous dit qu'elle est spéciale, c'est qu'elle ne l'est pas tant que ça. Car tout le monde répondra qu'il n'est pas comme tout le monde. Curieuse ironie, pas vrai ? Ce qu'il faut retenir de ce que j'ai dit, c'est que tout le monde est pareil : personne n'est à la bonne place dès le début, c'est tout à fait normal ! C'est le principe de base de la crise d'ado. Et parfois, on ne trouve pas notre siège pendant des dizaines d'années, ce qui se traduit par de la misanthropie. Je pense que c'est une fois qu'on a trouvé le bon siège, qu'on peut s'asseoir tranquillement dessus et s'épanouir dans notre vie. Et j'espère que je trouverai la mienne, tout comme j'espère que les gens qui se considèrent misanthropes trouveront la leur, et qu'ils y trouveront la volonté de donner une seconde chance au monde, aux gens ; c'est une foi que j'ai ressentie il y a peu, même si je l'ai perdue à nouveau. Et je cherche à la ressentir à nouveau, de tout mon coeur. C'était le message d'un homme qui se cherche encore.
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