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Sexe, difficultés, chantage et crise d'angoisse à 15 ans

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Lundi, en début d'après midi, alors que je revenais de boulot pour regagner ma permanence, l'infirmière du collège m'a téléphoné pour me signaler que ma fille venait de faire une crise d'angoisse et que ce n'était pas la première. "il faudrait peut être parler avec votre fille… " Ben oui je le fais, tout au moins j'essaie. "Et tous ces déménagements, ça la perturbe… " Oui je suis en train d'acheter quelque chose et je n'ai pas, jusqu'à présent, déménagé par plaisir. Voilà ce que cette infirmière m'a sorti.

Leslie a fait des crises d'angoisse pendant un moment. J'ai parlé avec elle, l'ai emmené voir un psy afin qu'elle puisse s'exprimer auprès de quelqu'un de neutre. Elle y est allée pendant presque 1 an puis a voulu arrêter. Elle ne faisait plus de crise. Je dois préciser qu'en juin 2006, un mec de sa classe l'a forcé à lui faire une fellation au sein de son ancien collège. Ce sont des copines à elle qui ont fini par en parler à la direction. Le collège à botté en touche en disant que si Leslie voulait rester dans l'établissement pour sa 4ème, elle passerait en conseil de discipline ! Et oui, il n'y avait aucun surveillant au moment là et le principal se trouvait dans une situation délicate. Le tribunal a voulu requalifier les faits, je m'y suis opposée en demandant au père de Leslie d'en faire autant. Apparemment, à ce jour, le gamin qui a fait ça est toujours chez sa mère, rentre tous les soirs, n'a pas été placé (il n'en était pas à son 1er coup). J'ai laissé tombé car Leslie ne voulait plus entendre parler de tout ça et nous avions changé de région depuis.

C'est la 2ème fois que Leslie me demande d'aller chez son père. La 1ère fut en 2005 pour les mêmes raisons : elle était malheureuse chez moi. Elle y est allée directement. Je l'ai envoyée là bas avec toutes ses affaires et prévenu le tribunal que je ne désirais plus prendre ma fille. En effet, c'était toujours moi qui essayais de la rapprocher de son père qui restait plus que distant. Il faut dire qu'un an avant, lors d'une visite chez son père, elle m'a appelée en larmes me disant que la femme de son père n'arrêtait pas de l'engueuler. J'ai appelé cette dame avec laquelle j'était en bons termes et je suis tombée sur une hystérique à l'autre bout du fil. Ce fut la dernière fois que j'ai parlé avec elle. Je ne la mettais pas en cause mais voulais juste savoir ce qui s'était passé.

J'ai su par la suite que la dame en question n'avait pas la garde de ses enfants pour cause de violences. Il est vrai que chez son père, Leslie n'avait aucune chambre et récupérait les vieilles affaires des autres. Le père ne disait strictement rien.

Fin 2005, Leslie a demandé de revenir avec moi. Son père en avait la garde mais la laissait la plupart du temps chez mes parents et l'ambiance avec la belle mère ne s'était pas améliorée. J'avais demandé une aide éducative en milieu ouvert qui a été refusée dans un 1er temps puis mise en place dans un second par le juge. Ça n'a rien donné tout comme la médiation familiale, la belle mère ayant refusé de se déplacer et le père ayant sorti que si sa fille s'était fait violer, c'était de sa faute à elle car le principal du collège lui avait dit… Il a sorti ça devant Leslie.

Nous sommes donc repartis au tribunal où j'ai repris la garde de Leslie, son père n'ayant pas le droit de l'emmener chez lui mais de la voir seulement dans un lieu neutre. Cette décision n'a jamais été modifiée à ce jour et c'est moi, petit à petit qui ai tout fait pour renouer les liens entre le père et la fille. Il a déménagé il y a 1 an et demi à Epinal alors qu'il habitait en Haute Saone logé par son employeur juste à côté de son boulot. Il a annoncé à Leslie son changement de domicile en mars 2007. Leslie a été peinée de l'apprendre de cette manière, 6 mois après. La raison donnée pour justifier son silence fut qu'il ne voulait pas que je sache qu'ils s'étaient rapprochés car je les aurais embêté ! Ils se seraient rapprochés pour que Madame puisse plus facilement voir ses enfants (160 km aller et retour du lieu de travail du père de ma fille). Elle se bat actuellement avec son ex mari pour récupérer une garde alternée pour son fils de 12 ans.

Je peux vous dire que je ne sais toujours pas où ils habitent à Epinal et que je m'en fiche royalement. Par contre, je laisse Leslie y aller sans faire aucune difficultés afin qu'elle puisse profiter de son père. Je me réjouissais également lorsqu'elle me disait que ça se passait bien également avec la belle mère.

Donc, aujourd'hui ma fille ne veut plus rentrer chez moi. Lundi soir, j'ai tenté de parler avec elle et c'est à la fin qu'elle me l'a annoncé. Ici, c'est la campagne, je lui demande trop de choses à faire (chez son père, il y a un lave vaisselle) je l'empêche de bosser et je ne peux pas l'emmener où elle veut car je travaille… A la fin, elle s'est pris 2 baffes et je lui ai détruit son téléphone portable.

Je dois ajouté que le 28 décembre 2007, je l'ai emmenée en urgence au laboratoire pour lui faire le test de grossesse. Elle avait 5 jours de retard (elle est réglée comme une horloge habituellement) et m'a dit avoir eu des rapports non protégés en pleine ovulation avec son copain !

Mardi matin, j'ai téléphoné au principal adjoint qui m'a dit être inquiet du comportement de ma fille. Elle est triste, ne s'habille plus de manière marrante comme avant et fait des crises d'angoisse. J'ai demandé pourquoi on ne m'avait pas prévenue avant (?). Normalement, c'était à l'infirmière de le faire car moi je pensais qu'elle ne faisait plus de crise.

Je suis passée au CMP mardi après midi, en ai parlé avec une infirmière qui m'a conseillé de ne pas céder au chantage de ma fille entre son père et moi et de la faire revoir par un psy. Il faut que j'ajoute aussi que depuis quelques temps, le père lui achète des habits, lui paie le coiffeur… chose qu'il n'a jamais fait avant. Changement d'attitude étrange sachant en plus qu'ils sont très mal financièrement.

Mardi en fin d'après midi, coup de fil de la gendarmerie sur mon portable, Leslie n'a pas voulu prendre le bus pour rentrer chez moi. Son père est avec elle. L'école m'a téléphoné à la maison (ne se sont certainement pas souvenus que je travaillais…). Je file donc à la gendarmerie où là, on me dit que ma fille est partie en courant et que son père l'a suivie. Elle se serait réfugiée au collège.

J'arrive au collège, on me dit qu'on ne sait pas où est ma fille. Le père est en pleine discussion avec une assistante sociale du conseil général (étrange pour un mec qui ne daignait même pas se rendre aux réunions parents/profs). Je refuse que leslie aille chez son père puisqu'il y a un jugement mais la pauvre petite ne veut apparemment pas revenir chez moi. Personne ne sait quoi faire mais le pire est que le collège continue à la cacher. Je commence à m'énerver en demandant qu'on m'amène ma fille. Le père se fout ouvertement de ma gueule… je n'ai pas pu m'empêcher de lui mettre un pain. J'ai ensuite choppé la documentaliste par l'écharpe en lui demandant de me rendre ma fille. L'horreur au collège. J'ai appelé la gendarmerie qui s'est déplacée. Entre temps, la documentaliste a été rechercher ma fille cachée dans une salle. La principale est venue aussi. Le père s'est planqué de peur que je ne lui en recolle un. La documentaliste hurlait que j'avais voulu l'étrangler… ils ont appelé un médecin pour m'examiner ! Les gendarmes ont fini par dire que le collège n'avait pas à cacher ma fille, que j'en avais la garde et que la situation était difficile. Nous avons décidé qu'elle irait chez mes parents. J'ai parlé avec les gendarmes pour expliquer cette situation et les antécédants. Ils ne savaient pas quoi faire du tout. M'ont gentiment dit que si j'avais besoin de parler la nuit, qu'ils étaient de garde et pouvaient venir me voir.

Je suis donc rentrée chez moi en aillant qu'une envie : foncer dans un arbre et en finir. Je ne veux pas revivre ce que j'ai vécu il y a 3 ans. Je me suis mise à fouiller dans la chambre de ma fille pour découvrir que la petite sainte me cachait plein de choses (cuite avec les copines par exemple et autres réjouissances). J'ai appelé les parents. J'avais appelé aussi ceux de son petit copain pour tout expliquer lundi soir. Leslie me disait que ces derniers étaient coincés et ne voulaient surtout pas aborder le sujet de la sexualité avec leur fils… mensonges évidemment.

J'ai demandé hier à ma mère d'emmener Leslie chez le médecin afin de pratiquer une recherche de toxiques… oui, on va parer à toutes les éventualités. Ma mère m'a répondu que ma fille allait très bien. Elle l'a quand même envoyée chez le médecin… seule ! Ma mère ne veut surtout pas se taper la honte. J'ai tenté de joindre le médecin en vain hier et ce matin. J'ai revu celui qui s'était déplacé au collège mardi soir et lui ai tout expliqué. Il m'a dit que c'était une bonne idée de faire une recherche de toxiques… oui mais impossible si personne ne me répond et n'emmène Leslie chez le médecin. Je lui ai également montré le jugement du tribunal concernant la garde de ma fille et stipulant bien que le père ne pouvait la prendre chez lui et que normalement le père devait régulièrement prendre contact avec moi pour communiquer à propos de Leslie.

Voilà toute l'histoire. Je ne sais plus quoi faire.
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95436
b
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