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Avis sur un début d'histoire.

Témoignage d'internaute trouvé sur forumados
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AVIS : Ce court texte pourrait choquer quelques personnes. Mon père s'est suicidé. Enfin, on le raconte. Ma mère est une droguée et une prostituée. Ça aussi, on le raconte. On raconte bien des choses, vous savez. Ma vie, moi, on me l'a toute citée : du début jusqu'à la fin. Certains faits ont été raconté par mes oncles, d'autres par ma grand-mère – encore heureux que ceux-ci me parlent. Mais au bout du compte, tous voulaient dire la même chose : mon père m'a abandonné à cause qu'il m'en voulait. À cause d'un garçon de 15 ans qui pleurait soit-disant trop durant son enfance. À cause d'un jeune qui n'aurait pas laissé de chances à sa mère. À cause de moi. Je me demande même pourquoi je vous écris ces quelques lignes. Peut-être parce que j'ai envie de partager ma vie. Peut-être aussi parce que j'ai envie d'endormir quelques lecteurs. Je ne sais plus. Mon histoire n'est certainement pas extraordinaire, je le sais. Il ne s'agit probablement pas non plus d'une vie dont tout le monde voudrait. Mais il s'agit d'une histoire que j'ai vécu. D'une histoire qui m'a fait pleuré et rire. De ma vie. Tout ça a commencé dans un bar de la rue Sainte-Catherine, à Montréal. Il y avait assis à côté de ma mère un jeune homme aux yeux d'un brun foncé, avec un complet noir. Il s'agissait d'un vrai enfoiré, malheureusement. C'était mon père qui était assis là et qui regardait ma maman – ou plutôt son décolleté – depuis déjà quelques minutes. Il avait déjà bu une couple de bières, donc il était pas mal étourdi, selon mon oncle. Étourdi, mon cul. S'il avait été vraiment chaud, ma mère n'aurait pas voulu de lui. Bref, c'est mon cave de père qui a fait le premier pas en lui renversant un peu de scotch sur le chandail, apparemment. Très bonne méthode pour approcher une jolie femme, je vais tout de suite prendre ça en note. Je me demande encore comment ma mère a fait pour vouloir de lui après ce geste digne d'un enculé et excessivement déplacé. Bref, mon gentil papa qui n'avait même pas bu de la soirée s'est excusé. Ça devait être du genre ''Désolé, mademoiselle, pour cet affreux accident qui n'aurait pas dû arriver, surtout que je l'ai fait par exprès. Pour me racheter, je vous offre de coucher dans mon lit ce soir''. Certains diront que j'exagère, mais juste à voir ce que mon père a fait à ma mère, je peux vous dire que ça devait être à peu près ça. Après tout, c'est toujours comme ça que les enfoirés réussissent à conquérir le coeur des jolies dames. Bref, ma mère, probablement sous l'effet de l'alcool, a accepté les -soit-disant- excuses de mon père et a continué de parler avec lui. Voilà la première majeure erreur de sa vie. Mon oncle m'a dit qu'ils se sont parlés et plus ils discutaient, plus les sujets étaient osés et intimes. Finalement, après une longue soirée de placotage entre un bon à rien et une femme qui aurait certainement pu devenir la prochaine Miss Univers, mon père a proposé à ma maman, Sylvie, de l'accompagner jusqu'à sa demeure. Dans sa tête, il ne pensait pas qu'à un accompagnement, évidemment. Sylvie a évidemment accepté l'invitation de Gilles, mon père qui aurait dû se suicider avant de rencontrer ma mère. Celui-ci a marché avec cette femme dont il a su conquérir le coeur durant cette soirée jusqu'à son petit appartement, qui se situait à 3 pâtés de maison du bar. Ma tante m'a dit qu'ils se sont arrêtés devant la porte de son logement et qu'ils se sont longuement regardés… avant de s'embrasser. J'écris ces lignes et je pense soudainement à une scène d'un film romantique, aux allures d'un conte de fée. Il n'y a là pour moi aucun détail qui pourrait appartenir à une histoire douce et romanesque. Cet événement annonçerait plutôt pour moi le début d'un séjour en enfer. D'après ce que ma tante m'a dit, on ne sait pas ce qui s'est passé par la suite. Enfin, elle ne le sait pas. Ma mère n'a pas voulu en parler à ma tante. Mais moi, le brillant garçon de 15 ans que je suis, j'ai trouvé un livre, à la couverte d'un vert sombre et poussièreux, en-dessous de mon lit. Comme je vis maintenant chez mes grand-parents, je me demandais bien ce que cela pouvait être. Je décidai donc de palper le petit livre, et je pus découvrir un petit bout de papier. Sur ce-dernier, on pouvait lire, avec une écriture soignée : À toi, mon fils. Curieux, j'ouvris le bouquin. Ce que je vis changea certainement ma vie. Ma mère avait décidé d'écrire un journal intime, qui était composé de plus de 300 pages. Ses premiers souvenirs remontaient en 1978, à peu près 5 ans avant ma naissance. Elle avait choisi, elle seule, de me faire part de ses souvenirs, même ceux qui pouvaient être plus macabres que d'autres. Assis confortablement sur mon lit, j'entamai ma lecture. 15 Août 1978. Cher journal, Ce recueil, pour vous le dire franchement, renfermera les moments d'une vie qui n'aura probablement rien d'extraordinaire. D'une vie qui ne sera certainement pas bien différente des autres. Mais il s'agit tout de même de mon histoire. Je ne sais plus à qui me confier : c'est pourquoi j'écris ces courtes phrases aujourd'hui, qui se seront probablement vite dissipées dans votre esprit, puisque je n'y raconte rien d'abracadabrant. Depuis quelques temps, je me sens seule. Je doute encore du mot. Seul n'est pas le terme qui pourrait définir fidèlement mes sentiments, mais je n'en ai pas appris d'autre qui puisse préciser ce que je ressens au plus profond de moi-même. Enfin bref… J'ai 16 ans, 17 demain, et je n'ai toujours pas rencontré un homme qui semble espérer partager sa vie avec la mienne. Certains diront que je suis encore jeune pour vivre le grand amour, mais je crois qu'il est maintenant temps. Mais qui voudrait d'une femme laide, qui traîne dans les bibliothèques depuis sa jeunesse et qui ne parle qu'aux responsables de la librairie ? Je ne le sais pas. Et je ne le saurai probablement jamais… En quelques secondes à peine, je semblai avoir découvert une nouvelle femme. Une femme, qui, comme moi, n'avait personne à qui se confier. Une femme dont on ne voulait pas. Une femme mal aimée. Je décidai de continuer ma lecture, malgré tout.
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267032
b
Moi aussi !
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