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Je n'aime pas noël et les moments de joie

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Personnellement, je n'ai jamais aimé Noël - en tous cas, aussi loin que je m'en souvienne. Déjà, quand j'étais enfant, au sein d'une famille où régnait une mésentente par moments palpable. On m'offrait des cadeaux qui rarement correspondaient à mes attentes. Et puis je crois qu'au fond, ça m'était égal. Mais ça s'est dégradé avec le temps. Plus ça allait, moins je supportais tout ça. Quand j'ai eu des enfants, je me suis efforcé de jouer le jeu. Quand mon couple a explosé, madame est partie avec lesdits enfants, sans laisser d'adresse. Peu de temps après, les gendarmes me convoquaient, j'étais accusé par eux d'attouchements sexuels. Après des années de galère, on s'est rendu compte que je n'avais rien fait et on a fini par me laisser tranquille. Mais je n'ai plus jamais revu mes enfants. A présent, Noël ne fait que souligner leur absence, un peu plus que le reste de l'année. Je me renferme sur moi. Je trouve qu'il y a un abîme incommensurable entre la bonhommie, la joie, la liesse qui sont exprimés en apparence, et ce que ça cache en réalité : un monde du chacun pour soi, basé avant tout sur la frime, l'apparence. Un monde à deux vitesses : d'un côté, des enfants victimes de violences, dans des pays en guerre, qui n'ont rien ou si peu pour survivre, ne reçoivent pas de soins, sont parfois même employés comme soldats. De l'autre, des gamins gâtés, pourris, blasés, qui, dès leur cadeaux déballés, se mettent à comparer, à dire que le voisin a eu mieux, etc. Des enfants qui sont choyés, à qui on passe beaucoup de caprices et qui, en retour, pendant même l'instant magique où on ouvre les papiers - et cela, j'en ai été témoin direct -, se permettent de répondre avec insolence à leurs parents, comme si ces parents n'étaient que des grouillots à leur service. Tout ça me donne la nausée. Je crois profondément que dans cette société, nous sommes irrémédiablement seuls. J'entends par là qu'au-delà d'un certain cadre conventionnel, chacun se retrouve seul face à ses problèmes et la conclusion à beaucoup de questions est toujours : c'est la vie, on n'y peut rien. Beaucoup de gens ne veulent pas voir la réalité en face, fuient dans la télévision, dans la consommation d'alcool, dans les réalités virtuelles et alternatives, dans toutes sortes de palliatifs qui viennent faire tampon - à mon avis, les consoles de jeux ne consolent de rien... Si déjà les adultes sont infantilisés par ce système, ne font pas preuve du recul nécessaire, marchent à fond dans le côté commercial et abrutissant, que dire des enfants, encore plus exposés ? Ils sont gavés de publicité, blasés, profondément égoïstes et insensibles à autrui. Et les adultes sont ces mêmes enfants, ayant grandi, ayant acquis une autonomie pécuniaire, un statut d'adulte, qui leur permet de s'offrir d'autres jouets... une voiture, un téléviseur HD à écran plasma, que sais-je... Mais toujours aussi immatures, pire encore, parce que nantis d'une carte de crédit qui leur donne l'illusion d'une relative toute-puissance. Et pendant ce temps-là, l'autre moitié du monde agonise, se débat dans sa crasse et sa misère. Non, vraiment, plus ça va et moins je crois dans ce monde de pacotille et de faux-semblants. Déjà petit, il ne me faisait pas illusion. Mais maintenant que je le vois avec lucidité, il me parait terriblement hypocrite et factice, précaire aussi. Tout repose sur une fuite en avant, une volonté de ne pas voir que ce mode de vie arrive en bout de course, qu'il va nous falloir un jour ou l'autre apprendre à vivre autrement, sous peine de mener la Terre à sa perte. Je n'en dis pas plus : j'ai déjà saoulé ceux qui trouvent que je vois le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein. Je les laisse donc continuer de se gaver, jusqu'à éclatement. Et je m'en retourne à ma vie de vieil ours au fond de sa caverne.
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b
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