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L'urgence.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Cousine, Si je me reconstruis, tant bien que mal, ce sera pour moi. Eux, je n'ai plus aucun cadeau à leur offrir. Je m'en tape, je les ai rayés de ma vie. Je ne pourrai plus jamais leur faire confiance. J'ai fait ma période de deuil, j'ai tiré des nuits entières à pleurer, parce qu'ils me manquaient, ça ne les a pas fait revenir. Alors maintenant, mes yeux sont secs, je n'ai plus une goutte, plus rien ne sort de moi, je suis verrouillé à triple tour. J'ai pleuré des nuits entières, ça ne les faisait pas revenir. Et quand je les croisais dans les couloirs des différents Palais d'Injustice, ils me zieutaient comme un martien et couraient se cacher dans les jupes de leur mère. Je n'ai aucun cadeau à leur offrir. Je dirai même mieux : pour eux, l'idéal, ç'aurait été qu'on me foute à l'ombre, voilà ce qui leur aurait fait plaisir. Ma fille ainée a croisé un jour une voisine à mes parents, elle lui a dit : alors, il est en prison, papa ? L'idéal pour eux, aurait été qu'on me foute à l'ombre. A défaut, que je me flingue, ou que je me mette à picoler, va savoir. Que je sombre dans la démence. Je ne sais pas. Si je devais leur faire un cadeau, voilà, faudrait que je fasse un truc dans ce genre. Là ils seraient contents. Je ne sais pas si je peux me reconstruire. Peut-on vivre avec ça ? Qui peut comprendre ce que je ressens, qui n'est pas passé par de telles épreuves ? Il n'y a rien de plus infamant, et quand on se sent sali, c'est très déstructurant. Surtout quand on a en face de soi des juges, des procureurs, des gens très contents d'eux, très imbus de leur personne, qui ironisent à propos de tout ce qu'on trouve dans ta vie, qui la passent au crible de LEURS valeurs et ne se gênent pas pour te montrer que, à défaut de te considérer comme coupable, ils te prennent ouvertement pour un con et abusent de leur statut pour te le dire bien en face, sachant que tu ne pourras pas répondre, que tu devras faire profil bas. Et qui se moquent de tout ce qui leur tombe sous la main. Et qui salissent tout, uniformément, un peu en prétextant le fait qu'on te reproche des trucs, beaucoup parce qu'ils ont le POUVOIR et qu'ils peuvent assouvir leur SADISME avec la caution la plus noble : ils portent hermine et toque, ils sont la Justice… Des gens comme ça sont la lie de la société. Après, quand on te montre un reportage du genre chez la juge aux affaires familiales, là tu as la version soft, la gentille juge qui explique, qui s'inquiète, qui rassure, qui prêche la noble cause. Mais moi je les ai pratiqués, je peux te dire que la plupart sont des gens comme ça, détestables, qui profitent minablement de leur statut pour bien te cracher à la gueule, en toute impunité. Ce soir, je suis remonté, on dirait. C'est pare que le simple fait de savoir que la gamine revient dans le coin, c'est un tout petit morceau du voile qui se lève et derrière il y a tout ça : à vif. Jamais ça ne pourra guérir. Toute ma chienne de vie, il me faudra faire avec. Maintenant, je suis devenu minimaliste. Il fut un temps où on m'aurait demandé quel était mon but dans la vie, j'aurais dit que je voulais suivre Magma, monter ma propre formation… Ecrire des romans, publier… Créer des films, des images, des sculptures… maintenant, j'en suis au point où si on me demande ce que je souhaite, je dirai juste : qu'on me foute la paix. Qu'on m'oublie. Paradoxe, non ? Pendant des années, travaillé par l'angoisse de mort, je voulais faire parler de moi. Laisser une trace, en tant que créateur. A cause de madame et de ses putains de manoeuvres, maintenant, je n'aspire plus qu'à une chose : qu'on m'oublie, enfin. Il y a quelques années, dans un de mes romans, mon héros avait devant lui une nana, avec un t shirt : rage. Et il lui disait, la rage, ça n'est pas un t shirt avec une inscription dessus. La rage, ça ne s'écrit pas, ça ne s'affiche pas. La rage, ça te tient éveillé des nuits entière, ça te tord les tripes et ça t'empêche de chier. La rage, c'est pas un truc que tu peux acheter, c'est pas un T shirt à trente balles. Eh bien maintenant, on dirait que je suis devenu ce personnage. On m'a fait une profonde injustice, on m'a marqué, comme une bête de troupeau. J'ai une marque : présumé salaud. Et maintenant, ça m'a rendu fou. J'étais un brave mec, qui n'a jamais emmerdé personne. Maintenant, je suis devenu… Comment dire ? Je respecte les gens qui me foutent la paix. Et je leurs fous la paix. Mais faut plus m'emmerder, sinon je mords jusqu'au sang. A te lire, Ubik.
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266469
b
Moi aussi !
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