Histoire vécue Famille - Enfants > Autres      (9286 témoignages)

Préc.

Suiv.

Oui ton analyse est bonne.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
Mail  
| 270 lectures | ratingStar_277547_1ratingStar_277547_2ratingStar_277547_3ratingStar_277547_4
Bonjour Gentille. Oui ton analyse est bonne. Femmes qui courent avec les loups est un livre que j'ai lu et je l'ai acheté donc je peux le parcourir à nouveau. C'est un livre que j'ai beaucoup aimé, mais c'est son histoire. Elle en a sorti un autre sur les grands mères. Je parle en essayant de mettre de la distance mais je ne suis pas parfaite. C'est une position où je suis juge et partie donc avec les conséquences que cela implique. Je ne veux pas tomber justement dans cette position de toute puissance maternelle que j'ai bien connue avec la mienne, je fais allusion justement à un fonctionnement répété inconsciemment. Concernant mon espace à moi j'essaie constamment de le trouver, de le faire comme je peux aujourd'hui mais les choses se décantent doucement. L'abandon de famille concerne selon moi uniquement les enfants. En ce qui concerne le couple il s'agit d'une séparation. On quitte sa femme, son mari ; on abandonne ses enfants. Je n'emploie le terme d'abandon que pour désigner la situation familiale mais au niveau du role paternel pas en ce qui concerne le couple homme/femme. Je fais la différence. Au sein de la famille il y a le role maternel et le role paternel qui sont remplis ou non, mais l'abandon concerne le groupe familial dans sa fonction d'éducation et d'entretien relative aux enfants. Le divorce est la fin du mariage entre un homme et une femme. Concernant la blessure de l'abandon de famille pour les enfants, je ne fais pas dans la toute puissance maternelle. Je m'excuse si cela te blesse quelque part et te semble négatif et pessimiste. Je me place quand je dis cela du côté de ma place de psy qui a étudié, travaillé dans ce sens là. Tout ce que j'ai pu observer au fil de mes travaux m'a permis de vérifier que même si on se voile la face, on peut relever de symptomes, des élements de souffrance, d'échecs qui ne sont dus qu'aux conséquences de l'abandon de famille. Traumatismes non élaborés parce que difficile à dépasser dans sa totalité et qui perdure donc parfois toute la vie. Personne ne peut dire de façon définitive, "j'ai fait le deuil de l'abandon de famille", de la même manière que la notion de deuil est bien difficile à cerner dans sa totalité. Ce que j'en dis c'est un constat personnel qui ne me convient pas mais pour autant qu'il ne me conviennent pas, dois je me leurrer et dire "tout est dépassable". Notre histoire va s'inscrire avec les évenements de notre vie, pour autant ils resteront gravés à vie dans notre esprit cela de façon consciente ou inconsciente. Et pour ce qui est de l'inconscient on le voit apparaitre de façon bien déguisé à travers des paroles ou des actes. Ainsi, mon souhait est d'ouvrir un débat mais pas de faire des affirmations, et pardon si mon style peut laisser penser le contraire. J'avoue que j'écris rapidement pour libérer mon esprit justement et qu'ici je ne prends pas le temps de rassembler mes idées, de faire des paragraphes selon un raisonnement construit. Je crois avoir évoqué le fait que la vie qui continue tous les jours nous permet de dégager de notre esprit les choses qui nous ont fait souffrir, en parler permet de les élaborer un tant soit peu. Tout est question de temps, donc au fur et à mesure on voit où on en est. Je ne sais pas ce que demain nous apportera mais déjà en dix ans je peux voir evoluer mes enfants et je vois l'inéluctable de l'éducation qu'ils ont eu et ses conséquences. Bien sûr qu'il y a ma participation dans tout cela et j'ai ma part de responsabilité là dedans. Je me remets beaucoup trop en question c'est vrai et on rejoint le problème de "vouloir tout assumer, tout réussir" selon le désir maternel qui est devenu une injonction. Injonction consciente que j'essaie donc de ne pas appliquer à la lettre. Intellectualiser ou lâcher prise, il faut trouver le juste milieu et j'essaie encore de le faire. Comme j'écris ici ce qui me passe par la tête il est vrai qu'on ne peut travailler que sur ces écrits ainsi on a une vision réduite de chaque personne qui écrit. Ce que tu écris est bien vu, tu as assez de sensibilité pour percevoir certaines choses et tu le dis bien. Je suis quelqu'un de naturellement positive, optimiste, qui donne beaucoup et facilement, cependant mon éducation a mis des limites dans ce sens et on m'a culpabilisée parce que je n'étais pas conforme au désir maternel. Pourquoi j'en parle non pas parce que je veux parler de moi mais parce que tout ce que je lis dans d'autres posts montrent que ce fonctionnement, cette situation est très répandue et que certaines personnes demandent de l'aide. Sortir de ce genre d'aliénation est un voeu devenu banal et encore est il fait par celles et ceux qui en ont pris conscience. Je pense qu'eduquer les enfants n'est pas chose facile. Et que nous nous débrouillons chaque jour avec. Le but est de retrouver sa propre nature comme elle le dit si bien dans Danse avec les loups … Merci pour ton intervention. Sincerement. Exil99.
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


277547
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Elle le controle que faire? - les belles-meres

image

Salut, Moi aussi gros problème avec ma BM pfff j'ai 25 ans sa fait 2 ans et demi que je suis avec mon copain et la je n'en peux plus… Sa a commencer il y a quelques mois depuis que j'ai quitter mon travail, deja elle me tasonnais tout les week end...Lire la suite

Nouveau prologue ! besoin d'avis ! - ecrire un roman

image

Salut Willhelmina. Pour être honnête, j'ai eu beaucoup de mal à finir ton histoire. Pas à cause des fautes d'orthographes ou de conjugaisons. Disons que c'est plutôt sur le fond que le bas blesse. Gros souci : Ton récit manque de crédibilité....Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages