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Question de responsabilite... - viol et abus sexuels

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 27/06/13 | Mis en ligne le 02/06/14
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J'étais venue postée sur ce forum il y a quelques années (en 2007). A l'époque, je venais de "m'enfuir" de mon entourage familial plus que malsain, après des attouchements et un viol de l'un de mes oncles maternels qui me logeait à l'époque… Bien des années sont passées depuis. J'ai connu de grands moments de dépression, tentatives de suicides… J'ai eu la chance dans mon malheur d'avoir eu (et d'avoir encore) des amies extraordinaires qui, par leur présence et leur compréhension, m'ont aidées et m'aident encore à me tenir debout. Un voyage de fille au pair de plus d'un an en Egypte, qui m'a coupé du monde, m'a sauvé la vie, si je peux dire. C'est en revenant de ce séjour en 2010 que j'ai compris que j'étais une fille forte, et que je pouvais m'imposer. Ma mère a essayé de reprendre contact avec moi. Elle m'a demandé pourquoi je ne donnais plus de nouvelle à mon oncle, qu'il ne comprenait pas, qu'il m'avait logé pendant 3 ans quand même et que je passais pour une ingrate. Alors je le lui ai dit. Grand moment de silence au téléphone… Elle m'a rappelé le lendemain, pour me dire qu'elle le savait déjà ce que cette ordure m'a fait subir… En effet, le jour du mariage de l'oncle en question (soit 3 ans avant mon retour d'Egypte) , je m'étais bien bourrée la gueule, ce qui fait que je ne me souviens plus de grand chose… Je me suis réveillée le lendemain, dans une des tentes. Ma petite cousine m'a expliquée ensuite que je me suis mise à hurler et qu'on m'avait couchée de force dans l'une des tentes. Ma soeur est venue me parler ensuite. Mais de ça, j'en ai aucun souvenir, enfin, c'est très très vague. Et j'aurais tout déballer à ma soeur, et ma grand-mère, à côté, aurait tout entendu. C'est le lendemain du mariage, que, profitant de l'absence de toute la famille, je suis rentrée récupérer mes affaires… Donc que ma mère puisse, ensuite, avoir le culot de me demander pourquoi je ne donne plus de nouvelles… Autant dire que cette réflexion là est toujours au travers de ma gorge !!! Elle m'a quand même dit que je pouvais revenir quand je voulais au sein de la famille, tout le monde ferait comme si de rien n'était… Je lui ai raccroché au nez après lui avoir hurlé dessus… Cette année, à Noël, soit à nouveau 3 ans de silence, elle m'a écrit une pseudo lettre d'excuse, m'expliquant qu'elle regrettait, qu'elle était malheureuse… Elle vit dans un grenier aménagé où il fait froid et elle ne vit que grâce aux allocs handicapées… En gros, elle m'a demandé que je l'aide… Je lui ai répondu en 12 pages d'aller se faire voir (en gros). Ce n'est pas pour moi qu'elle tente de revenir, mais pour que moi je l'aide… Je lui ai expliqué, noir sur blanc, ce qu'il m'avait fait, ce que j'ai ressenti, et ce que je ressens encore… J'ignore qui je hais le plus… LUI, pour ce qu'il m'a fait, ou les autres, qui savent mais se taisent… On est deux à avoir parler. Ma cousine, j'avais 11 ans à l'époque. Elle a été traitée de mytho et exclue de la famille. Puis moi… Une de mes petites cousines (celle qui m'a parlé le lendemain du mariage) , était très proche de mon oncle. C'est son parrain. Je sais qu'à ses 18 ans, elle a fait comme moi. Elle s'est barrée du jour au lendemain sans donner signe de vie… Et toutes les trois, nous sommes dans des situations similaires. Des parents borderlines, et notre oncle qui joue le bon samaritain… Et comme on a toutes les trois l'étiquette de fille perturbée, quand on parle, on ne nous croit pas… J'ai appris à vivre avec. J'ai fait le deuil de ma famille au grand complet. Je ne suis gardée en contact qu'avec mon petit frère de 16 ans. Et même si ce n'est pas facile tous les jours, j'arrive à être debout. Je fréquente quelqu'un depuis peu, tout ce passe bien. Mais voilà, une question me taraude… Je sais que cette ordure a eu une fille, qui doit avoir dans les 3-4 ans. Ses voisins ont eu une fille également quand j'habitais encore chez lui, donc elle doit avoir dans les 6 ans. Les amis de la famille ont de la famille… Bref, il est toujours en contact de cibles potentielles. Ma cousine qui est partie comme moi, je ne peux m'empêcher de me demander si ce n'est pas pour les mêmes raisons… Je ne me sens pas de l'affronter juridiquement. J'ai encore des palpitations ne serait ce que quand je traverse la ville où il habite (que j'évite au possible). Alors porter plainte… Je ne me sens pas le courage. J'ai peur de perturber le fragile équilibre que j'ai réussi à me forger… Mais en même temps, je hais ma famille pour leur silence. Mais après tout, je garde le silence moi aussi… N'ai-je pas une responsabilité, vis-à-vis des autres, d'alerter ? Si j'apprends qu'il a recommencé après moi, qu'il s'est trouvé une nouvelle proie… Ne suis-je pas coupable aussi ?
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529911
b
Moi aussi !
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