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10 ans de mariage ! - affaires de couples

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 26/03/13 | Mis en ligne le 05/06/14
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Bonjour, Je vous livre mon expérience et serais heureuse d'avoir vos avis et vos propres retours sur expérience. Nous avons tous deux 45 ans. Nous sommes mariés depuis 10 ans, en couple depuis 11. Nous avons tous deux été amoureux avant. Lui a vécu en couple avant (j'y reviendrai) , moi non. Ce n'était pas un coup de foudre, enfin en ce qui me concerne, mais je ne pense pas non plus en ce qui le concerne. Mais nous nous plaisions et avions envie de nous revoir, souvent, et de plus en souvent etc. Il me "rassurait", en particulier par comparaison avec la personne qui l'a précédée. Il était "attentionné"… j'étais "en confiance". Alors je n'ai pas réfléchi longtemps quand il m'a demandé en mariage. Je ne me suis pas méfiée quand il m'a dit qu'il avait montré ma photo à sa mère et qu'elle avait dit qu'elle me trouvait très jolie mais est-ce qu'il était bien sûr que je voulais des enfants alors que je n'en avais pas encore à mon âge (alors 34 ans). Je ne me suis pas méfiée non plus lorsqu'il m'a raconté que la personne avec laquelle il avait vécu avant était chinoise, rencontrée lors d'un voyage, venue en France pour vivre avec lui et que ses parents avaient toujours refusé de rencontrer, de sorte qu'il avait continué à voir ses parents sans elle et qu'à la fin, elle était rentrée chez elle. Je ne me suis pas méfiée non plus lorsque j'ai rencontré ses parents et que, son père en particulier, s'est montré très froid à mon égard. J'ai pensé, il ne me connaît pas encore, il apprendra à me connaître et il verra que je suis quelqu'un de bien qui ne veut que du bien à son fils. Je ne me suis pas non plus méfiée quand à l'annonce de nos fiançailles, ses parents ont refusé de sabrer le champagne avec nous ni de nous féliciter et que son père lui a dit "pars en vacances avec elle et ensuite nous verrons". Les vacances se sont bien passées et c'était tout vu pour nous. Je ne me suis pas davantage méfiée quand son père a commencé à critiquer nos faire parts de mariage et quand sa mère s'est étonnée de ce que nous souhaitions organiser un dîner assis avec danse et tout et tout après la cérémonie… mais cela m'a quand même pas mal étonnée… Reste que la journée de notre mariage reste pour moi un des meilleurs souvenirs de notre vie commune. Même si ses parents ont fait la gueule tout du long, que son père qui était assis à côté de ma mère n'a pas décoché un mot à cette dernière, sauf sur des sujets sur lesquels elle n'arrivait pas à suivre (bon, ils n'ont pas du tout le même niveau d'études, mais tout de même). A peine le gâteau découpé, ils sont partis, ma belle-mère expliquant à ma mère que eux, ils ne dansent pas. Et environ 15 jours après le mariage, lors d'un dîner chez mes beaux-parents, je me suis pris soudain une engueulade magistrale de la part de mon beau-père qui m'a reproché, à moi, une cérémonie religieuse nulle et que le prêtre était un "connard" (sic). Mon mari n'a pas bronché. Et comme je suis bien élevée, je suis restée calme alors que mon naturel m'aurait plutôt poussée à le remettre à sa place. Après ça, j'ai toujours affiché une très grande réserve vis-à-vis de mes beaux-parents avec lesquels j'étais en plus "contrainte" de passer fréquemment les WE à partir des beaux jours car (et c'est là un de nos problèmes actuels) ils étaient propriétaires d'une maison de famille héritée du père de mon beau-père et que nous étions priés de venir, ce pour le plus grand plaisir de mon mari. Dès le début, cela a été pour moi un véritable "calvaire". J'en avais des maux d'estomac. Mon mari me reprochait de ne pas parler à table et de n'être pas moi-même, mais je pense que si je l'avais été, les WE auraient été pires. Il faut dire que mon mari a un plus jeune frère qui s'est marié en premier et que ma belle soeur n'avait pas meilleure presse que moi. Mon mari également en disait pis que pendre. Quand je l'ai rencontrée, je n'ai pas compris. Nous n'étions que très rarement invités ensemble car, je l'ai appris de la bouche de mon mari plus tard, ma belle-mère trouvait que ma belle-soeur avait "une mauvaise influence" sur moi, nous parlions toutes les 2 ensemble et la laissions toute seule et en plus nous ne l'aidions pas aux tâches ménagères, sauf que, à chaque fois que nous nous proposions, on nous répondait non merci. Au moins, ma belle-soeur avait alors réussi à les rendre grands-parents 3 fois et moi je n'y arrivais pas. Finalement, au bout de 5 ans de mariage, 3 ans de PMA et une procédure d'adoption en cours, je tombe enceinte d'un petit garçon. Sur ce, mon beau-père tombe malade. Nous ne comprenions pas très bien ce qu'il avait mais il était clair qu'il déclinait très vite et puis, environ un mois avant son décès et juste après la naissance de notre petit garçon, nous apprenons enfin qu'il a un cancer, depuis 8 ans et que c'est la fin. Pendant toutes ces années, il a caché sa maladie, inventé des mensonges pour justifier le fait qu'il perdait ses cheveux et seule sa femme était dans la confidence. Cela a été très brutal pour ses fils et mon mari a subi un véritable choc. Il a regretté de ne pas avoir pu parler suffisamment avec son père avant son départ etc. Il a culpabilisé, alors que ce n'était pas de sa faute, c'était le choix de son père. Là ressurgit la maison ! Mon mari dit qu'il ne veut pas rester en indivision avec son frère car sinon il va devoir prendre toutes les décisions avec lui et ça lui paraît source de problèmes. Mais mon beau-frère n'a pas les moyens de la garder seul. Mon mari si. Je sens alors que ma belle-mère a l'air de m'en faire le reproche et me dit un jour "vous vous rendez compte du gouffre que représente cette maison ? ". Mon mari me dit que je suis paranoïaque (on y est, ça ne fait que commencer) , que sa mère dit ça juste pour info et par expérience mais qu'en fait, elle ne m'en veut pas de priver son second fils de quoi que ce soit. Admettons. Mon mari me dit alors "si tu me dis que tu ne veux pas que je garde la maison, je ne la garde pas, mais si on la garde, il faut que tu coopères". Je sens l'ultimatum mais je me sens coincée. Si je dis non, il m'en voudra toute sa vie. Si je dis oui, je m'engage, mais Dieu sait à quoi ? Mon mari sait que cette maison me déprime. Mais je me dis qu'il faut que je lui fasse confiance et je mets comme condition que même si c'est sa propriété, il m'associe à tout véritablement (contrairement à son père avec sa mère) et que dans le même temps, il ne se désintéresse pas de notre maison actuelle qui est notre résidence principale et (selon moi) notre vrai foyer. Mon mari m'assure que ce sera le cas et nous voilà partis. Partis à quoi ? Mon mari investit tout son salaire dans cette maison qu'il a décidé de restaurer de fond en comble. Il a commencé par la cuisine, pour me faire plaisir car j'aime cuisiner, mais dans le même temps, ma belle-mère a toujours demandé à mon beau-père quand il referait enfin cette cuisine qui datait des années 30! Ensuite, mon mari prévient que cette maison reste en tout état de cause également celle de sa mère également. Interdiction de changer les rideaux de notre chambre qu'elle a posés. Dès que viennent les beaux-jours, hop, il faut y aller, et avec belle-maman, car sinon elle va déprimer. Et puis c'est tellement pratique parce-que pendant que je me tape le ménage, les courses et la cuisine, elle garde notre fils. Alors, évidemment, la maison finit par me sortir par les yeux et est source de dispute, quand il s'agit d'y aller ou pas, avec belle-maman ou pas, quand il s'agit de faire des choix pour les travaux… et mon mari m'en veut terriblement de ne pas aimer cette maison comme il l'aime, mais je n'y arrive pas et plus le temps passe, moins j'y arrive. Cette maison est l'obsession de mon mari et contrairement à ce qu'il avait promis, notre "vraie" maison passe après. Il ne veut pas dépenser d'argent sur elle, même quand c'est vraiment nécessaire (actuellement, nous n'avons plus d'interphone sur rue car l'ancien est tombé en panne, menaçait de le faire depuis longtemps, mais il n'a pas voulu s'en occuper et ne voulait pas que je m'en occupe seule car j'aurais fait intervenir un professionnel et c'était hors de question). Mon mari est également quelqu'un de taciturne. Avant, il aimait - ou en tous cas le disait - quand nous recevions. Depuis le décès de son père, il ne veut presque plus recevoir. Interdiction d'inviter aux beaux-jours car il faut garder les WE libres pour aller dans la fameuse maison avec comme argument que, un jour, nous recevons dans cette maison, qui est quand même à 350 km de chez nous ! Autre raison pour ne pas recevoir, il pense que nos précédentes réceptions étaient ratées. Ce n'est pas l'écho que j'ai. Cela se passe, à mon avis, dans sa tête. Le fait est qu'il a l'air de faire la tête et qu'à force je n'aime pas non plus recevoir avec lui, il me fait honte. Il ne décroche presque pas un mot. Idem quand nous sommes invités. Là, en plus, histoire d'oublier qu'il s'ennuie, il boit, à tel point que cet hiver, suite à une prise de sang, son médecin a tiré la sonnette d'alarme et qu'il a levé le pied, mais seulement en semaine et le soir. Jusqu'à décembre il buvait une bouteille de vin à lui tout seul et après il allait se coucher, et voilà ma soirée. Les WE, il boit à table, le midi et après, il va faire la sieste, pendant plusieurs heures pendant que je fais les courses etc. Et voilà mes WE. Evidemment, son ventre a "poussé" et il me fait moins envie. J'en ai fait la remarque et il paraît indifférent. Je ne dis pas que je suis super apprêtée tout le temps, mais je ne me néglige absolument pas. Lorsque notre fils a eu un an environ, il m'a encouragée à quitter mon emploi bien rémunéré et stable pour me mettre à mon compte pour pouvoir plus facilement gérer les horaires de fin de crèche, car lui ne pouvait pas se libérer. Du coup, j'ai travaillé à la maison pendant deux ans et c'est vrai qu'il m'a aidée, avec l'informatique et ce genre de choses. Mais j'ai fini par étouffer et bien qu'étant toujours à mon compte, j'ai cherché et trouvé une solution pour travailler en dehors de la maison. Cela ne lui a pas vraiment plu "et comment tu vas faire pour notre fils"? Je ne lui ai pas laissé le choix, mais c'est toujours moi qui gère les soirs. Evidemment, mes revenus ont fondu au soleil mais il le savait et moi aussi, mais de temps en temps, il me fait une remarque sibylline là-dessus alors que son salaire est largement supérieur et suffit… sauf qu'évidemment, il en utilise beaucoup pour l'autre maison. Mon humeur tend bien sûr à varier, mais en plus je vis aussi une situation difficile car mon père est atteint d'un cancer du poumon et est condamné. Mon père vient souvent passer du temps chez nous (il vit en province) , trop au goût de mon mari. Pourtant, c'est toujours avec son accord qu'il vient, mais en fait, il ne supporte pas la présence de mon père qui essaie de se faire tout petit et juste profiter du temps qui lui reste avec moi et son petit-fils. Mais mon mari trouve que mon père est inintéressant et "manque d'esprit critique" (toujours le problème de la différence de niveau d'études). Mon mari et moi nous disputons souvent, mais jusqu'à présent, cela a toujours été "entre nous". Mais l'autre jour, alors que nous discutions à table avec mon père, mon mari n'était pas du même avis que mon père, celui-ci discutait juste sans plus et mon mari montait le ton progressivement et tout d'un coup il a explosé, frappant du poing sur la table, engueulant mon père pour ses opinions. Et là, c'est moi qui ait explosé encore plus fort. Je lui ai hurlé dessus que je lui interdisais de parler sur ce ton à mon père, que je n'avais jamais parlé comme ça à ses parents et puis j'ai continué, j'ai déversé ce que j'avais sur le coeur, c'est sorti comme un flot. Je ne pleurais pas, j'étais juste en colère, très fort. Depuis, nous ne nous parlons plus. J'ai essayé en privé de m'excuser d'avoir ainsi explosé, mais en expliquant le comment du pourquoi. Il refuse mes excuses, se dit insulté. Je n'ai pas insisté car je ne vais pas non plus me rabaisser davantage. J'ai eu tort sur la forme, mais sur le fond, je maintiens mes propres idées. Et l'idée qui m'obsède moi maintenant c'est que JE N'ARRIVE PAS A M'IMAGINER VIEILLIR A SES COTES ! Mais j'ai peur, peur de tout fiche en l'air, peur pour mon pauvre petit garçon au milieu de tout ça qui va souffrir (je le sais, mes parents ont divorcé et cela a été dur) , peur de ne pas tenir le coup, psychologiquement, financièrement etc. Mais j'ai peur aussi de rester comme ça, avec quelqu'un qui est buté. Il y a quelques mois j'avais consulté une psy pour en parler et elle avait conseillé que nous consultions ensemble et il a refusé au motif que lui n'est pas fou et que seule moi suis paranoïaque ; je devrais être heureuse avec ce que j'ai. J'arrête là. C'est déjà trop long, je m'en excuse et remercie ceux qui m'auront lue.
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530363
b
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