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Alors voilà Je naurais jamais cru en arriver là mais mon histoire devient beaucoup trop lourde à supporter. Il y a près de 17 ans (jen ai 46) , j'ai perdu ma maman, brutalement dun arrêt cardiaque à 61 ans : en même temps que ma mère, je perdais ma meilleure amie (la seule) , mon unique confidente dont je me rapprochais un peu plus chaque jour un peu comme si ma naissance et sa mort devaient se confondre en une seule date : le mardi 5 février 1985, jour de la Ste Agathe qui se rappelle à mon souvenir malgré moi chaque année. Conséquence attribuée à ce jour auquel on nest jamais préparé, un an plus tard, lagence de publicité où je travaillais depuis 6 ans ma licenciée : je perdais le deuxième et dernier pilier de ce qui était alors ma vie.

Javais près de 30 ans et ce projet tant de fois reporté, je ne voulais pas en faire un éternel regret, comme javais pu le lire dans le cur et les larmes de mes deux amies de lépoque et perdues depuis A près de 30 ans, au milieu des années 80, je navais ni réussi ma carrière de business woman, ni cherché à me faire épouser par un golden boy alors lévidence simposait comme une urgence : je nallais pas en plus finir sans enfant !

Mon cur, mes tripes, mon ventre ne cessaient de me rappeler combien cette envie était devenu un besoin vital damour à donner à quelquun qui serait certainement le seul à ne pouvoir jamais sen passer. Moi, Maman, plus que tout je désirais donner cet amour maternel qui débordait en moi peut-être parce quil se mêlait à celui que continuait à me prodiguer ma mère dans le souvenir que jentretenais delle. Et cet enfant est né le 12 avril 1987.

Né dun père qui sest lui même qualifié de piégé au point que le soir de mes premières contractions, il sest déclaré fatigué parce que minuit, ce nétait pas une heure pour accoucher Le mèdecin appelé en urgence par moi pliée en deux chez les voisins du dessus parce que le téléphone était coupé, lambulance jusquà lHôpital St Antoine, ma peur, ma joie, ma douleur et ma solitude devant les regards interrogateurs Où est le Papa ? Rien à répondre que de cacher la vérité comme j'ai eu à le faire les quinze années suivantes Mes premiers mots à mon petit Alexandre né à 4h 40 ce dimanche du 12 avril ont été de lui dire combien il était beau et combien je laimais ! Les sept années qui ont suivi (javais commis ce qui savéra par la suite ma pire folie, celle dépouser son père) ont été un véritable calvaire : lalcoolisme, la violence, son chômage à lui alors que javais réussi à retrouver mon job dans une nouvelle agence de pub (malgré mon état) : je ne souhaite à aucune femme déprouver ce sentiment que j'ai vécu tant de fois : après sa journée de travail (jétais Chef de pub, donc cadre) , avoir peur de rentrer à la maison (après avoir récupéré son enfant chez sa nourrice) , parce que les coups allaient pleuvoir sans raison, au moment où lon sy attend le moins et bien sûr en en étant toujours responsable. A lépoque, il passait ses journées dans un café dont il avait épousé la culture qui disait si tu ne sais pas pourquoi tu bats ta femme, elle elle le sait - Proverbe arabe : cette amicale injonction lui tenait lieu de justification à me frapper de plus en plus Et puis, ma demande de divorce lors de lun de ses internements psychiatriques : la faute est entendue Je ne demande rien, je ne veux rien, je veux LA PAIX avec mon petit bonhomme alors âgé de 5 ans. Nous vivons tous les deux dans mon appartement débarrassé de sa violence, repeint en blanc pour une nouvelle virginité de vie : le bonheur mais mon petit garçon nest pas un petit garçon comme les autres (j'ai passé lépisode que je croyais être le plus infernal) : verdict de linstitutrice qui éjecte mon boutchou après 3 mois de maternelle, confirmation devant une commission déducation, véritable tribunal populaire, puis avis dexperts psy mon fils doit être placé en institution spécialisée.

Neuf années au Pavillon des enfants fous ont suivi J'ai obtenu de mon employeur quil consente à revoir mon contrat de travail : pour aller chercher mon fils à linternat le vendredi et être plus tôt avec lui, j'ai demandé à travailler aux 4/5ème Pas de problème : bien avant les 35 heures, je perdais 20% de mon salaire pour tout de même faire le même travail et avoir lautorisation de me précipiter comme une folle pour récupérer mon petit amour jusquau lundi matin : chaque week-end consacré exclusivement à lui, à nous à plein temps !

Neuf années de souffrance, dabsence, de séparation, de pourquoi ? , de dialogues de sourds avec des psy en tous genres qui mont fait entendre les pires propos que lon noserait même pas imaginer.

Et puis, au terme des 9 années, Alexandre a 14 ans : la limite dâge pour cet internat est arrivée : nouveaux tourments dune orientation dun enfant handicapé (ex traumatisé crânien) : quasi-impossible de nos jours en France ! Au terme dun nouveau parcours de douleur, Alexandre se retrouve en externat près de la maison : je décide alors de réorienter ma vie professionnelle : je travaille à mon compte, à la maison et je peux donc accompagner Alexandre au quotidien dans cette vie nouvelle autant pour lui que pour moi. Le bonheur était là !

Oh, bien sûr, quelques appréhensions peuplaient bien quelques unes de mes nuits, mais javais mis un point dhonneur à installer un maximum de respect et de confiance entre mon fils et moi et puis tant damour nous unissait Combien de fois ai-je pensé : cest trop damour Cet amour qui fait presque mal parce quaucun cur na jamais été prévu assez grand pour le contenir, et surtout pour le faire supporter par une seule personne J'ai vécu ma vie les larmes au bord des yeux en permanence : lors des spectacles auxquels prenait part ce petit ressuscité de la vie alors que je létais moi même, ses petits poèmes que je pouvais quécouter en écrasant une larme, ses Noëls, ses vacances, ses anniversaires autant de moments où rendre mon fils heureux était à la fois pour moi un immense plaisir mais aussi un effroyable bonheur, fait de sanglots avalés, de larmes essuyées en douce mais létincelle de joie qui luisait dans ses yeux me disaient combien ça valait le coût !

Et puis, Alexandre a expérimenté la nouvelle liberté que lui procurait sa nouvelle vie en externat : petits et gros mensonges de ladolescence sont devenus plus inquiétants Je ne voulais pas que notre merveilleuse entente en souffre alors avant quil ne soit trop tard, j'ai demandé de laide : après tout, il était dans un externat spécialisé. Alors je me suis épuisée à solliciter tous les services, commissions, associations, défenseur des enfants… me rendant bien compte que ce nouvel établissement nétait pas adapté au cas de mon fils et quil souffrait dun manque dencadrement que je ne pouvais lui apporter alors que dans son ex-internat, il était entouré dun aéropage de spécialistes de lenfance et de ladolescence inadaptée. Je nai jamais été entendue : nos relations entre mon fils et moi se sont dégradées et au rythme dun dimanche sur deux passé chez son père (ce dernier navait pas le droit de lhéberger) , cela a empiré jusquau soir où lundi 4 novembre 2002, Alexandre nest pas rentré à la maison après lécole : il est allé chez son père (dont je navais jamais eu le numéro de téléphone) et, comme cela nétait pas la première fois, ce soir-là, jen ai eu assez, je ne suis pas allée au commissariat pour déclarer la disparition de mon fils J'ai tout de même essayé de joindre par téléphone des parents que je connaissais vaguement, létablissement sans succès ! Mais le lendemain, le père dAlexandre emmenait celui-ci au commissariat pour maccuser davoir mis mon fils à la porte ! ! !

Malgré mes innombrables courriers simples et recommandés, au juge pour enfant, au procureur, à lavocat que j'ai pris, malgré mes accusations pour propos diffamatoires et calomnies malgré TOUT.

Si mon fils navait pas pris sur lui pour venir quelques fois me voir aujourdhui cela ferait exactement 5 mois jour pour jour que je naurais jamais revu mon petit garçon (oui, je sais il aura 16 ans le 12 avril, mais cest toujours mon petit garçon).

Des erreurs, il y en a à tous les étages : linspecteur de police qui ne ma jamais convoquée et sest contenté découter les propos calomnieux dun père qui de toutes façons na jamais caché son but : me faire enfermer, me faire perdre mes clients, mon appartement, mon fils.

Ce jour-là, j'ai connu lhorreur de limbécillité misogyne des flics qui ne comprennent même pas eux mêmes ce quils font : je suis accusée, je dois donner les vêtements de mon fils (ce que j'ai refusé) et par conséquent, il a été noté dans mon dossier que jétais hystérique ! Et quelle personne équilibrée résisterait à de telles situations hystérogènes ? ? ? Le juge qui a confié mon fils à un père qui ne sest jamais occupé de lui (ni versé le moindre centime ! ) , ce même juge qui (en dépit de la Convention Européenne des Droits de lHomme) est en infraction pour navoir même pas envisagé de rencontre entre mon fils et moi (son père lui interdit tout contact).

Je suis en relation téléphonique régulière secrètement avec un voisin qui confirme la situation : Son père vit avec une pocharde, la police vient régulièrement pour cause de différends entre mon fils et son père ,

Ce dernier sest mis à boire, est sans cesse en arrêt de travail (depuis quil perçoit les allocs ! ! !).

Mon fils mappelle au secours régulièrement par téléphone : jinterpelle régulièrement les flics, le juge, léducateur saisi par le juge, mon avocat TOUT LE MONDE FAIT LE MORT MALGRE QUUN MINEUR EST A LEVIDENCE EN DANGER ! ! !

Et moi dans tout ça ? ? ? J'ai ordre de ne pas craquer ! ! ! Je suis soignée pour dépression nerveuse ! ! ! Je pleure à longueur de journée, je ne sors plus Je donne à peine le change à mes clients Quand je nai pas de rendez-vous, je traîne en robe de chambre, je erre, je ne suis quune boule de colère pétrie dimpuissance et de chagrin. Je nai même plus la force de répondre à mon fils quand il mappelle !

J'ai jeté les 4 000 photos qui témoignaient de notre vie, de notre bonheur, et même de sa naissance car puisque mon avocat se déclare dans limpossibilité de prouver la diffamation et labus de la justice dont je fais lobjet en me laissant comme une… depuis 5 mois, en reniant les 15 années où je me suis battue seule pour offrir une vie agréable à mon fils, il a bien fallu que pendant tout ce temps, je donne un sens à cette ignominie Oh oui, je men veux mais comment faire ? ? ? Pas un jour ne se passe sans que je pense au suicide et bien, je salue toutes les personnes qui ont pu le faire car moi, je nai pas le courage et Dieu sait si jen ai pourtant le désespoir.

Voilà, je pourrais continuer très longtemps encore Je remercie toutes celles et tous ceux qui auront lu ce bref extrait de mon histoire dont lessentiel reste caché.

Je vous embrasse tous, jattends vos réponses, vos encouragements, un peu de réconfort pour apaiser mon invivable souffrance.

Merci.
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26260
b
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