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J'ai coupé les ponts avec mon père biologique

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies 41 ans
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Quand j'ai quitté son fils quand mon petit bout avait 3 ans, je n'osais plus mettre le pied chez mes beaux parents vu que c'était moi qui avait décidé de faire sortir leur fils de ma vie. Mon beau-père m'a convoqué chez eux un jour et m'a dit : "vous êtes la mère de mon petit fils, pour moi, vous ferez toujours partie de la famille". Cette phrase, ça fait 7 ans que je l'ai dans la tête. Moi qui est eu une famille sans l'avoir, 3ème enfant dans une famille qui s'est détruite, un père violent, avare, dur, qui n'a su donner que des coups et jamais d'amour. J'ai coupé les ponts avec mon père biologique, j'en ai fais mon deuil, il n'existe plus dans ma vie. Mais mon beau-papa, celui qui m'a accueilli dans SA famille, qui s'amusait à me taquiner sans cesse, qui m'encourageait dans mes moments difficiles, qui avait ce petit sourire, ce geste appuyé sur mon bras pour me soutenir quand je craquais. Il ne me faisait jamais un roman, mais ces quelques mots me touchaient beaucoup, ils laissaient une empreinte dans mon coeur. Il était comme un père pour moi. Il ne se plaignait jamais, je savais qu'il souffrait, mais il refusait de nous dire que ça n'allait pas… Il s'en est allé le 21 janvier 2009, il était diabétique mais surtout, cela faisait deux mois qu'on lui avait diagnostiqué un cancer du poumon. On a voulu lui faire faire de la chimiothérapie. J'ai voulu croire que cela l'aiderait, mais il souffrait tant depuis plusieurs mois. Son diabète lui avait mangé les orteils, il lui en manquait 2 à droite et il n'en avait plus à gauche. Il se mouvait avec difficulté, était souvent en détresse respiratoire. En novembre, il a fait une pleurésie, en décembre, diagnostic cancéreux… En fait, ce n'était pas un cancer du poumon, mais un cancer généralisé, nous l'avons appris par le médecin après sa mort (merci monsieur le médecin de n'avoir pas tout dit ! ). Comme il ne supportait pas la morfine, il n'en prenait pas… Et chaque fois que je le voyais, je le voyais souffrir, je le sentais souffrir… Il me disait avec un petit sourire : "tout va bien, ne vous inquiétez pas, je vais vous embêter encore longtemps". Comme j'aurais voulu qu'il continue à m'embêter… Je ne dois pas être égoïste, il souffrait tellement, trop. Il a voulu tenir le plus longtemps pour mon fils et moi qui l'aimions énormément. Depuis son départ je n'arrive plus à faire une nuit complète. Ce n'était pas mon père mais je le pleure encore. Il est mort 10 jours après sa première séance de chimiothérapie. Je voulais lui tel la veille pour savoir comment il allait et puis je me suis dis que je pouvais attendre le lendemain. Le lendemain, il était mort… Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même, pour ne jamais avoir à regretter. Je suis un peu fatiguée moralement. Mon travail me lasse. J'y suis profondément malheureuse depuis plus d'un an. J'ai essayé de changer mais les gens maintenant ne répondent qu'aux candidatures qui les intéressent, c'est fou comme le monde a changé. Dans mon travail, des promesses non tenues (augmentation pas arrivée, nouvelle fonction jamais eu, la carotte qu'on tend pour que l'autre donne tout professionnellement et en retour, rien…). L'été dernier, j'ai rompu avec un homme avec qui j'aurais dû refaire ma vie. En 15 mois, il m'a détruite moi (il savait que je voulais reconstuire et m'a fait croire que lui aussi car simplement, il n'aimait pas la solitude et ça l'occupait de m'avoir dans sa vie… et je m'en suis rendue compte après…) et a failli détruire mon fils qu'il détestait, je n'ai jamais compris pourquoi. J'ai mis 6 mois à m'en remettre (je vivais seule depuis 7 ans, c'était un rêve qui aurait du se réaliser, refaire ma vie, refonder une famille, rêve brisé…). Et à peine remise de cette rupture, mon beau-père meurt… Mon meilleur ami qui était seul et avec qui je faisais plein de choses le week-end avant s'est trouvé une chérie en début d'année avec qui ça se passe bien… du coup, on ne se voit plus, je lui ai reproché, pour moi l'amitié c'est aussi important que l'amour… Il garde contact mais on ne fait plus rien ensemble, c'est dur. J'ai des moments de solitude difficile depuis quelques temps. J'ai du mal à accepter de perdre les gens que j'aime. Parfois, on se demande pourquoi la vie nous fait vivre certaines épreuves. Je n'arrive pas à retrouver le goût de la vie. Certes, je vis, mais à quoi bon, à quoi ça sert puisque de toute façon, je vais encore souffrir… Sans doute d'un autre homme quoi, d'un autre homme qui arrivera dans ma vie, qui me fera croire des choses, qui ne sera pas sincère, ou un autre boulot ou encore, on ne sera pas honnête avec moi, ou une amitié qui n'en sera pas vraiment une, manque de sincérité, de loyauté… Il parait que je suis trop gentille, et en même temps, mon caractère fait peur car je suis quelqu'un d'entier, de sincère, d'honnête, je suis franche et directe, je ne triche pas, il parait que ça, ça fait peur… Bizarre les gens, bizarre cette vie ou les valeurs, les principes n'existent plus ou si peu, ou les sentiments n'apparaissent que dans la définition qu'on en fait dans le dictionnaire… J'ai l'impression parfois de ne pas vivre dans le bon monde. La mort de mon beau-père a créé un grand vide dans ma vie, c'était mon seul lien avec cette nouvelle famille dans laquelle je pensais avoir encore une place, mon seul lien d'amour aussi avec ce père qui a fait plus pour moi que l'autre qui n'a jamais su que penser qu'à lui… Ma belle mère est gentille, mais c'est différent, il n'y a pas cette complicité, ce lien magique que j'avais avec lui… Celui qui a remplacé ce père biologique que je ne veux plus jamais revoir. Pas de chance avec les hommes en fait, et pourtant, je n'ai jamais été une garce, une tricheuse. Toujours généreuse, entière, sincère, trop sans doute… trop fragile aussi, trop sensible, trop moi… Je ne sais pas vivre les choses à moitié, de nature, je suis joyeuse, passionnée. Depuis le 21 janvier, la vie en moi s'est arrêtée, j'ai du mal à refaire surface. Je ne sais pas ce qui est normal, pas normal, je n'ose plus avancer de peur de souffrir à nouveau, ou de prendre des coups dans le coeur… Chaque tâche de la vie quotidienne me demande un gros effort, je n'en vois pas l'utilité… Peut être est ce normal, je ne sais pas, je ne sais même plus ce que je veux dans la vie, tout me fait un peu peur.
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126864
b
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