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Pas de tranquillité dans la famille

Témoignage d'internaute trouvé sur magicmaman
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Voilà, j'ai une soeur de 13 ans de plus que moi, qui est en réalité une demie-soeur, secret de famille qu'elle m'a avoué lorsque j'étais adolescente. Nous avons donc été élevées ensemble par les mêmes parents mais nos histoires sont bien différentes. Mon père n'est pas le sien, et il a été très violent et rejetant avec elle pendant son enfance et son adolescence. Je ne subissais pas le même traitement mais toute petite j'étais confrontée à des scènes de grandes violences, qui lui ont laissé des traces physiques (doigt tordu, cicatrices sur le visage…) et bien évidemment morales.

Devenue adulte, elle a quitté la maison pour vivre une vie complêtement dissolue en passant par les pires situations. Elle avait quelques passages dépressifs mais à cette époque ça allait encore, et je mettais toutes ses "frasques" sur le compte de son exhubérance (passages en garde à vue, exhibitions, et scènes en tous genres).

Elle sortaient exclusivement avec des hommes de 20 ans de plus qu'elle, dont un avec qui elle a entretenu des rapports très pertubés pendant 10 ans. Pour vous donner un aperçu très condensé de leur relation, elle était jeune et très belle ; lui vieux et très riche : elle le trompait et l'humiliait en permanence, lui la rabaissait et la tenait par l'argent. Une petite fille est née. Lorsqu'elle a eu 3 ans, ma soeur et le père de la petite ont eu une énième dispute, plus violente, suite à laquelle elle a voulu "le faire payer". Elle l'a accusé d'attouchements sur la petite.

Les investigations menées ne permettaient pas de vérifier l'exactitude des faits dénoncés par ma soeur, mais en revanche les bilans psychiatriques auxquels elle a été soumis ont fait état d'une personnalité "perverse et extrêmement manipulatrice".

Parallèlement, mon père, bien qu'il ne soit absolument pas pardonnable, fait tout ce qui est en ses moyens depuis des années pour se racheter auprès de ma soeur. Il accourt au commissariat en pleine nuit pour aller la récupérer quand elle a fait une nouvelle conner*ie, se plie en 4 pour la soutenir et lui rendre service. Il essaie de renouer le dialogue, mais avec beaucoup de maladresse. Elle le rejette à son tour et le tyranise complêtement.

Quand elle et sa fille sont revenues vivre chez mes parents, la vie est devenu un véritable cauchemard. Sa violence verbale et son agressivité font que personne n'ose la contredire. Cette période a été abominable pour moi.

Après une longue et pénible enquette sociale, ma nièce a finalement été placée dans un foyer. Ma soeur qui avait jusqu'alors un penchant pour la boisson a augmenté et régularisé sa consommation. Elle a suivi des cures de désyntoxication mais replonge fréquemment depuis.

Elle a trouvé un appart et a eu un autre enfant ; un petit garçon né d'une union illégitime et que le père a refusé de reconnaître. Pour lui, un suivi en milieu ouvert a été mis en place. (Les assistantes sociales la soutiennent au niveau social et éducatif). Elle lui montre infiniment plus d'amour qu'elle n'a su le faire avec sa fille, mais il est confronté à l'alcoolisme de sa mère et à tout ce qui en résulte. Elle n'est pas physiquement maltraitante, mais il lui arrive de dormir une journée entière pendant que son fils joue seul dans la maison. C'est un enfant de 4 ans, très docile, très calme, qui joue seul et sans bruit… mais pas vraiment épanoui.

Ma nièce est sortie de foyer au bout de 5 ans. L'enquête a abouti à un "non-lieu", ce que ma soeur s'est contentée de commenter par un : "c'est fou ce qu'ils peuvent inventer, les enfants, à cet-âge là ! " Depuis quelques mois, ma nièce vit avec son papa, ma soeur n'exerçant un droit de garde que d'un week-end par mois.

Elle vit extrêmement mal cette situation et ne supporte pas l'idée de ne pas être une bonne mère pour sa fille. Pourtant elle multiplie des scènes d'hystérie qui ne jouent pas en sa faveur. A ce jour, elle me demande de la soutenir, de lui montrer qu'elle peut compter sur moi pour s'en sortir.

Mais elle me rend malade, elle me bouffe, elle me parasite. Ces idées noires et suicidaires me mettent au plus mal, et ses agissements envers son fils me rendent folle ! Mais elle ne tolère aucune remarque, elle est tyranique envers son entourage, hurle tout le temps, monopolise la conversation et ne permet stictement aucun échange.

Pourtant, dès qu'elle va mal c'est moi qu'elle appelle, me disant que je suis sa petite soeur, son seul repère, qu'il n'y a que moi qu'elle aime et qu'elle a besoin de moi. Plusieurs soirs, elle me téléphone en pleurs en me disant qu'elle a loupé sa vie, que tout est de la faute de mon père, qu'elle veut mourrir… Et parle, parle des heures sans que je ne puisse l'intérompre et lui dire un seul mot car elle n'entend pas ce que je lui dis et a un débit de paroles inépuisable.

Je me barricade depuis quelques années déjà et relativise tant que possible. J'essaye de me détacher de son discours dépressif et souvent décousu, pour me protéger. Quand je la vois, je dois mettre une semaine pour m'en remettre ! Les horreurs qu'elle déblatère sur mes parents, et puis son esprit malsain, ça me bouscule au plus profond de moi.

Un jour j'ai vu un psy qui m'a dit exactement ce que j'attendais que l'on me dise : "Elle vous nuit, elle est toxique, vous n'avez pas à l'assumer et à porter la responsabilité qu'elle vous met sur les épaules. Détachez-vous de elle, de la voyez plus ! " J'ai tenu quelques mois, assez longtemps en fait. Mais un soir m'a soeur m'a recontactée, elle m'a dit "Je t'en supplie ! J'ai besoin de toi, ne me tourne pas le dos toi aussi, je n'ai plus personne ! " Et j'ai craqué.

Parfois elle me demande de garder son fils, qu'elle élève seule, pour pouvoir sortir un peu. J'accepte pour ce petit garçon qui n'a pas de famille, je veux lui donner l'affection d'une tatie. Mais pour cela, je dois aller le chercher chez ma soeur, supporter son hystérie et le lendemain re-belotte, il faut que je lui ramène son fils et il me faut encore une semaine pour me remettre de cette entrevue !

Aujourd'hui encore je devais lui téléphoner, j'ai repoussé tant que possible ce moment. Il me faut toujours trouver des stratagèmes pour pouvoir raccrocher dans un délais décent, sinon elle parle pendant 1 heure ou deux sans s'épuiser.

Voilà pourquoi je dis avoir le Q entre deux chaises : d'un côté j'ai conscience qu'elle veut s'en sortir et ne peut le faire sans l'aide de sa famille ; mais d'un autre côté je dois me préserver et elle me fait beaucoup, beaucoup de mal comme à toutes les personnes qui l'aiment et qu'elle aime. La conversation est impossible, elle reconnait ses agissements mais se réfugie derrière sa "pathologie". Quand aux psys, elle les a tous usés sans qu'aucune amélioration ne soit visible. Récemment, elle m'a demandé de lui garder son fils pendant un mois pour se faire hospitaliser. C'est très lourd à assumer et je ne peux pourtant pas refuser. Mais ça veut dire baigner dans son monde pendant tout un mois, l'avoir tous les soirs au téléphone, et me rapprocher d'elle un peu plus…

Ce que je ne peux pas supporter, pour mon bien être intérieur et la tranquilité de ma petite famille à moi.
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b
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