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Déscolarisation de ma fille : avis?

Témoignage d'internaute trouvé sur magicmaman
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Je commence à envisager de plus en plus sérieusement de déscolariser ma fille aînée.

1) déscolariser un ou tous les enfants ?

Ma fille aînée est en GS et la cadette en PS. Je ne pensais déscolariser que l'aînée parce que :

- la petite est assez remuante et la grande très attentive : je crois que ce serait plus facile, pour un début, de tenter avec la grande.

- la petite et moi avons été très fusionnelle (pour cause de deux premières années assez dures) , elle vient juste de décider de "vivre sa vie" , et elle a l'air très heureuse de prendre l'air …et moi aussi j'avoue.

- je ne suis pas du tout branchée par la pâte à modeler et les travaux manuels… beaucoup plus par les apprentissages scolaires (chacun son truc ! ).

- la petite a commencé l'école en janvier et je trouvais ça bizarre de l'interrompre tout de suite.

- si tout va bien elle devrait avoir une super instit l'année prochaine (attentive, souriante, généreuse).

- en revanche, la grande devrait avoir une instit très c… l'année prochaine et je ne vois pas l'intérêt pour elle de passer un an avec cette femme.

- je suis opposée à la méthode semi-globale qu'ils utilisent à l'école.

- ma fille n'arrête pas de me dire que c'est "trop fastoche" ce qu'elle fait à l'école et c'est vrai que je n'ai pas l'impression qu'elle apprenne à son rythme, assez rapide car je vous le disais, elle est très attentive.

Bref, voilà toute mes "pour" , le "contre" principal étant que la cadette le vive mal.

Paradoxalement, c'est en effet la grande qui aime aller à l'école et la petite qui n'aime pas… ce qui pencherait plutôt pour l'inverse !

Vous en pensez quoi ? Est- ce que ça vous semble absurde, bizarre, risqué ? Comment faire pour que ça se passe bien ?

2) déscolarisation et sentiment d'exclusion.

J'ai lu les discus précédentes sur la déscolarisation et je vous suis tout à fait sur le fait que l'argument principal de ses détracteurs (le risque de manque de sociabilité des enfants déscolarisés) ne tient pas.

En revanche, et ce n'est pas la même chose, n'ont-ils pas eux un sentiment d'exclusion ?

Le risque réel n'est-il pas, non pas qu'eux n'aillent pas vers les autres, mais bien que les autres les écartent ou qu'en tout cas, que ces enfants désco le ressentent ainsi ?

3) organisation.

Il m'a semblé comprendre en lisant les forums sur la question que les familles déscolarisantes abandonnaient assez vite emploi du temps et horaires.

Mais alors ça, moi, ça me fait flipper ! Non pas que je sois super maniaque, mais au contraire, ne l&lsquo ; étant pas suffisamment, je vois bien comment ça va finir cette aventure : la petite part à l'école avec son père, petite grasse mat' , et comme la grande est vraiment cool, à 11h elle viendra tout doucement me demander s'il ne faut pas aller chercher sa s&oelig ; ur à l'école…

Idem l'après midi avec la sieste …

Et bref, à la fin de journée, je serai d'une humeur de chien parce que je n'aurais (encore) eu le temps de rien faire !

Je caricature à peine…

Bref, est-ce qu'on abandonne forcément les emplois du temps ? Comment ça se fait ? Est-ce qu'il y a des familles qui continuent à avoir des horaires scolaires ou du moins une structure quelconque ?

4) contraintes.

Il ressort de la plupart des discussions que la motivation première des familles est l'absence de contrainte pour leurs enfants, ils apprennent ce qu'ils veulent quand ils le sentent, pas d'enseignant qui impose quoi que ce soit, on ne fait que proposer.

J'avoue que cela me chiffonne (c'est mignon, non ? ). Tenir une maison, gagner des sous, chaque geste quotidien comporte une part de contrainte et une part de plaisir ; ce sont les proportions qui sont éminemment variables… sans parler du "métier" de maman : rassurer (même la nuit) , écouter (mais qu'est-ce qu'ils tchatchent ! ) , nourrir, changer, etc, ses enfants, procurent beaucoup de bonheur mais comportent quand même aussi une sacrée part de contrainte !

Je ne vais pas vous raconter ma vie (mon temps de parole étant déjà largement écoulé ! ) , mais étant petite, je ne faisais bien que ce que je voulais avec des parents très (trop ? ) cool et comme j'avais en plus beaucoup de facilités à l'école, je n'ai effectivement jamais connu la contrainte… je pense que cela n'est pas pour rien dans mon extrême paresse (cf mon 3è point ! ).

Ne pensez-vous pas qu'il faut quand même forcer ou imposer certaines choses à certains moments ? Et si ça les saoule de faire des lignes d'écriture, on fait comment pour apprendre à écrire ? Et si elle est comme sa mère et préfère dormir toute la journée.

5) vie professionnelle.

Je sais, je sais, tapez pas, elle n'a que 4 ans et demi ! Mais quand même… je m'explique, je suis totalement convaincue que les bases de tout se posent pendant l'enfance (et ce ne sont pas mes études de psycho qui vont dire le contraire) et que les premières années conditionnent (certes, et heureusement, pas totalement) notre façon d'appréhender les choses.

Quelle tolérance auront ces enfants vis-à-vis des collègues tire au flanc, mesquins voire agressifs, des demandes irrationnelles des petits chefs, des absurdités administratives, des pertes de temps, etc, etc. ? Même dans l'humanitaire ou l'artistique, il y a de tels dysfonctionnements… Est-ce qu'ils ne vont pas partir en courant sitôt un pied posé dans le monde du travail ?

Et faut bien bouffer quand même… les miens ne sont pas partis pour être rentiers, les pôvres !

Ça peut paraître triste ou cynique, mais est-ce qu'il ne faut pas les confronter (un peu) aux c… et aux aberrations du système ?

La vie n'est pas un long fleuve tranquille… Trop les préserver, (je ne parle pas des petits bien sûr qu'il est essentiel de préserver) ne me semble pas forcément un service à leur rendre. Mais je projette peut-être trop mes propres difficultés…
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125922
b
Moi aussi !
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