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Déscolarisation et contrôle de l'inspection académique

Témoignage d'internaute trouvé sur net-iris - 25/03/10 | Mis en ligne le 23/05/12
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Tout à fait d'accord, Marie-c, ça demande un très grand investissement d'au moins un parent (bon, moi, je suis à la retraite et solo, donc…) , mais, dans beaucoup de couples qui sautent le pas, ça se solde, c'est vrai, par un parent qui cesse de travailler pour élever ses enfants, donc, par une baisse de revenus. Beaucoup s'y retrouvent, parce qu'ils constatent que leur enfant, qui était en souffrance à l'école, s'épanouit, progresse… Loin de moi l'envie de dire que ce serait TOUJOURS un succès, certains parents tentent aussi l'aventure et remettent leur enfant à l'école, voyant qu'ils ne parviennent pas à trouver un rythme de croisière satisfaisant, voire, parfois, à la demandes des enfants eux-mêmes. Il semble que ce soit, malgré tout, assez rare. Les parents "désco" ou "non sco" sont dûment suivis et contrôlés par l'Inspection et par les services sociaux de la mairie : sur plusieurs milliers de familles, selon ce que j'ai lu, seules quelques petites dizaines (entre 20 et 30 cas, de mémoire) ont fait l'objet d'une injonction de remettre l'enfant à l'école… Pour les autres, ça se passe bien. Et ce n'est pas forcément un choix définitif, cela dépend des parents ET des enfants. La déscolarisation peut être un choix fait par "nécessité" (comme c'est mon cas) , pour procéder à une opération "sauvetage in extremis" face à une école très défaillante, ou les parents peuvent être adeptes d'une autre vision de l'éducation, préférer instruire leur enfant eux-mêmes par opposition à ce que représente l'idée même de l'école (personnellement, je suis moins convaincue par cette option-là, mais chacun fait ses choix). Concernant la défaillance de l'école primaire actuelle, de très nombreux livres ont été écrits ces dernières années, de nombreuses associations se sont créées, certaines réformes ont tenté d'endiguer la catastrophe en cours (suppression de la lecture globale, par exemple, retour aux apprentissages fondamentaux, etc.) , mais ces réformes, plus ou moins appliquées au sein de l'EN (beaucoup d'instit' continuent comme avant…) , sont loin de suffire. La casse est monstrueuse, pour de pures raisons idéologiques, la tendance dite "pédagogiste" qui s'est imposée, via certains pédagogues "stars" et les IUFM, ayant pris le pouvoir au sein de l'EN. Ses méfaits sont pointés par nombre d'enseignants auteurs de livres "alarmes", mais… pour le moment, la casse continue. Nous sommes nombreux à penser qu'on devrait porter plainte contre l'EN, mais… qui s'y risquera ? La seule solution viable est donc… de tourner les talons, si on en a les moyens, de rechercher une "bonne" école privée, si le niveau de l'enfant le permet néanmoins, ou… de l'instruire à la maison, si les dégâts sont déjà trop immenses pour l'empêcher de pouvoir prétendre à une "bonne" école privée, qui, elle, ne va pas s'embarrasser d'un gosse mal enseigné pendant des années ! Voir, par exemple, le site du cours HATTEMER, où on voit bien ce qui différence SON programme de celui de l'EN… Alors, quand on sait que, dans la réalité du terrain, le programme de l'EN n'est même PAS respecté, et de très loin, dans certaines écoles, celles des quartiers où, justement, il serait indispensable que les enfants bénéficient d'un BON enseignement qui les tire un peu vers le haut et leur procure des apports culturels qu'ils ne reçoivent pas à la maison !!! Le premier constat que j'ai fait, pour ma part, dès la maternelle, c'est que l'EN, par ses pratiques, en "s'adaptant au niveau des élèves", plutôt qu'en tendant le plus possible à "adapter le niveau des élèves au niveau REQUIS officiellement", instaure elle-même une terrible "fracture sociale", qui exclut d'emblée nombre d'enfants de toute possibilité de faire, ensuite, un parcours scolaire solide, les préparant au mieux à pouvoir prétendre aux mêmes études que d'autres, issus des "beaux quartiers" ou de familles au niveau socio-culturel plus porteur. Je sais de quoi je parle : je suis moi-même issue de l'école des années 50, des "beaux quartiers", et je découvre ce qu'est devenue ce qu'il est convenu de nommer "école", dans l'est parisien : une quasi "garderie", ou la complaisance envers les enfants (on leur "fait plaisir", on fait du "ludique", et tant pis si ces enfants restent avec un cerveau vide, non structuré par des apprentissages qui les aideraient à bien grandir, à prendre leur place dans la société…) le dispute à de pseudo "théories pédagogistes", style : "L'enfant doit construire lui-même son savoir", ce qui est redoutable pour l'enfant qui nécessite d'être guidé, soit : nombre d'enfants qui ne disposent pas d'emblée de la faculté d'aller chercher eux-mêmes, d'organiser eux-mêmes le fatras de notions éparses dans lesquelles on les balade, soit : les enfants, souvent, de milieux culturels moins "riches", les enfants fragilisés par certaine histoire qui peut les rendre un peu moins "matures" au moment T d'une classe d'âge, etc. L'école d'aujourd'hui, comme me disait récemment une prof de collège, "ne sert à rien avec les très bons, qui pourraient apprendre aussi bien sans elle, et laisse de côté les plus faibles, dont elle n'a cure"… En clair : c'est l'école de la médiocrité absolue, qui, en outre, casse et expulse les plus fragiles vers d'autres horizons "accueillants", puisqu'il ne s'agit plus, en fait, que de répondre à l'obligation d'accueil : CLIS, SEGPA, UPI, etc. Sachant que "les plus fragiles", c'est presque la moitié des effectifs qui lui sont confiés… !
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258298
b
Moi aussi !
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