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La maternelle et la pénurie de postes

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"Une bonne rentrée ! " d'après l'Inspection académique qui tente de masquer la pénurie de postes et de classes : sa première variable d'ajustement est incontestablement la maternelle.

 

En refusant d'inscrire les enfants de 2 ans en ZEP et des 3 ans hors ZEP, alors que l'Education nationale a ce devoir d'accueil, ce ne sont pas moins de 3000 élèves qui pourraient être scolarisés et qui ne le sont pas. Chez les tout petits, le taux de scolarisation tombe à 15%, alors qu'il était de 35% il y a quelques années : les enfants sont ainsi pour la plupart scolarisés vers 4 ans.

 

Cette gestion de la pénurie se fait de concert avec les mairies, par lesquelles passe la première inscription en maternelle, et qui répartissent les enfants dans leurs écoles de façon à éviter les ouvertures de classes. Cela permet de maintenir des maternelles juste au dessous du seuil qui déclencherait l'ouverture d'une classe supplémentaire. Conséquence : des classes de 30 élèves en maternelle et l'impossibilité pour les familles de scolariser leur enfant dans l'école la plus proche de leur domicile.

 

De même dans l'élémentaire, lorsqu'une école est proche du seuil d'ouverture de classe, les mairies évitent de nouvelles inscriptions et renvoient les parents vers une autre école de la commune. Par exemple à St-Jean, les trois écoles sont aujourd'hui chacune à 26,5 élèves par classe en moyenne (ce qui masque la réalité, plusieurs classes sont aux alentours de 30 élèves).

 

Le projet des EPEP prévoyait cette globalisation des effectifs, pour une gestion des moyens, non sur des unités variant de une à une dizaine de classes, mais sur un ensemble aux alentours de 30 classes. Les EPEP n'ont pas encore vraiment vu le jour, mais cela n'empêche pas les avancées des logiques libérales au niveau du service public d'éducation.

 

Le taux d'encadrement est partout insuffisant, alors que tout le monde sait que la réussite scolaire est inversement proportionnelle au nombre d'élèves par classe. Les réseaux d'aide ne sont pas assez nombreux et l'accueil des enfants à handicap, dont le gouvernement et les médias nous rebattent les oreilles, se fait dans des conditions précaires : AVS en nombre insuffisant, contrats de courte durée…

 

Cette grève a pu voir le jour grâce à une mobilisation des enseignants du Mirail dès juin 2007 et a été bien suivie dans le département (30% de grévistes, alors que seul le SNUipp a réellement appelé avec Sud éducation).

 

Sud éducation Haute-Garonne.
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