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C'est moi qui delire ou pas?.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 24/09/10 | Mis en ligne le 25/04/12
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Coucou. Avant de parler de mon expérience, je rebondis là dessus : l'idée de se plaindre ne venait pas parce que les enfants n'étaient pas écoutés. Exemple perso : j'ai pris une gifle par l'instit' dès mon entrée au CP. Rentrée chez moi, je me suis "plainte" à mes parents qui m'ont envoyé dans les roses d'un "si tu as pris une claque c'est que tu l'as méritée" (je me souviens bien pourquoi j'ai pris cette claque : j'ai fait tomber ma gomme par terre durant un cours, je me suis penchée pour la ramasser et quand je me suis relevée, j'ai pris cette gifle tellement violente que je suis tombée de l'autre côté de ma chaise ! ). Suite à ça, n'étant pas soutenue par mes parents dans ce que je considérais comme une injustice, je n'ai plus jamais rien dit… Pire, ma mère, en début d'année, disait aux instit' "elle est un peu feignante, il faut la secouer un peu"… beaucoup, passionnément pour mes instit' car celle de CP n'a pas été la seule et c'est près de 30 ans plus tard que ma mère a appris, horrifiée, que j'avais subi des maltraitances sérieuses à l'école de la part de mes profs parce que je n'avais rien dit et parce que ses propos avaient été mal interprétés par les instit'. Et comme je l'ai fait remarquer à ma mère, il y a un peu plus de 4 ans, le pire, c'est que mes parents ne sont pas inquiétés du stress énorme que j'avais et qui n'était pas propice à travailler et donc les mauvaises notes qui en ont découlé. Plutôt que d'essayer de comprendre pourquoi ce stress qui s'exprimait à travers des crises de nerfs terribles dont ils se moquaient (pas dans le sens : "on s'en fout", mais bien dans le sens premier de "se moquer", "rire de", j'en prenais une deuxième couche à la maison où la moindre mauvaise note était sanctionnée de privations diverses et de coups physiques (de la simple gifle à la raclée du siècle avec la ceinture). Tu m'étonnes que je ne parlais pas… parler pour quoi ? Pour quel résultat ? Evidemment, ce n'est que récemment que j'ai pu avouer à ma mère ce qu'elle savait déjà par ailleurs et elle m'a expliqué pourquoi elle le savait. Ce n'est qu'aujourd'hui (enfin… depuis quelques années) qu'elle est frappée de lucidité, que des attitudes, des liens se créent de sa mémoire et notamment, elle a retrouvé une photo de moi, âgée de 8 ans environ et une de ma soeur. Où l'on voit que ma soeur d'un an de moins que moi semble heureuse et fait le pitre, moi, je suis d'une tristesse à pleurer et l'objectif a fixé sur papier glacé le regard vide et mort d'une petite fille… qui avait été violée 18 à 24 mois plus tôt (j'avais 6 ans au moment des faits). Elle se rappelle très bien qu'à partir de 6 ans, j'avais changé, je ne riais plus, ne souriais plus, je m'isolais, avais peu d'amis, jouais seule et plus souvent m'enfermais avec des livres et je ne parlais plus beaucoup. Elle a senti une fracture, la même qu'elle avait ressentie, enfant, pour les mêmes raisons. Mais sur le moment, elle n'a rien vu, probablement occupée elle-même à se dépatouiller avec sa propre vie et ses traumatismes. On en parle aujourd'hui librement et on se rend compte comment tout peut basculer du jour au lendemain pour un enfant, par manque d'écoute et d'attention. Bref… Pour en revenir au sujet initial… La question de laisser ses enfants aller à l'école seuls ou pas, ça dépend beaucoup des circonstances, de l'environnement, de la maturité de l'enfant aussi et j'ajoute de sa demande d'autonomie. Petite (jusqu'à un peu plus de 6 ans -j'ai fait 3 écoles en CP) , je vivais dans un petit village de campagne, il y avait très peu de voiture, j'allais à l'école seule avec ma soeur cadette, je connaissais bien le trajet (j'allais aussi chercher le pain à la boulangerie et pourtant, je n'étais qu'en maternelle, ça parait fou aujourd'hui). Par contre, ma mère a continué d'avoir cette habitude alors qu'on passait de ce village de campagne à… Versailles ! Pas le même gabarit pour le coup et elle estimait que de voir une seule fois le trajet suffisait à ce que je le mémorise (bonjour l'angoisse ! ) et très rapidement après ça, je devais aussi emmener ma jeune soeur à sa maternelle Je devais, par dessus le marché, rapporter à ma mère les éventuelles bêtises de ladite soeur durant le trajet… Au déménagement suivant, j'étais en CE1 et elle au CP. Rebelote ! Elle m'a montré le chemin une fois et le lendemain, je devais emmener la petite avec moi et bien sûr… me suis perdue mais j'ai pu refaire le chemin inverse pour retrouver ma maison en pleurant d'angoisse à l'idée de l'engueulade que j'allais prendre. Pour mes enfants et bien que l'école soit juste à côté (je la vois de chez moi, une seule rue au pied de mon immeuble à traverser) , je n'ai jamais laissé mes enfants y aller seuls avant qu'il n'en fasse la demande, soit 8 ans pour l'aîné et 7 pour le cadet. Il ne m'a pas empêché de baliser le parcours et de surveiller, les premiers temps, comment ils traversaient la rue au demeurant peu passagère de voitures. J'ai eu deux fois la trouille et je suis retournée les chercher/les accompagner quelques temps pour m'assurer qu'ils connaissaient bien les dangers : une année, 2 enfants se sont fait renversés devant l'école (et ce jour là, j'étais venue les chercher, justement ! ) , ils ont suite à ça, sécuriser le passage entre la maternelle et la primaire, et la dernière année qu'a faite mon fils aîné en primaire, une petite fille avait failli se faire enlever devant l'école, à la sortie (les instit' sont intervenues et les flics sont passés l'AM pour interroger les enfants pour avoir une description de l'homme). Mes garçons m'ont trouvée un peu chiante à leur faire répéter régulièrement les consignes de sécurité, mais les laisser aller seuls était à ce prix là et à la moindre alerte, j'étais prête à les accompagner de nouveau. Il n'y a jamais eu d'incident et j'ai pu constater même qu'ils étaient très raisonnables. Le grand est dans un collège à 15 min à pied, il fait aussi le trajet seul et si les dangers de la route ne m'inquiètent pas plus que ça, c'est surtout les agressions et les mauvaises rencontres que je crains. Encore que je ne suis pas sûre que ce soit l'extérieur qui soit le plus dangereux : il y a deux ans, les flics sont intervenus sur 2 élèves du collège parce qu'ils avaient des armes de poings dans leur sac Enfin… il y a une règle d'or entre mon fils et moi : il rentre directement du collège, il ne s'arrête pas pour discuter avec un copain, il ne va pas chez un copain avant d'être rentré à la maison. Je connais ses horaires de sortie et s'il n'est pas à la maison 20 minutes après, c'est qu'il aurait eu un problème et dans ce cas, je vais à sa rencontre. Et ça ne s'est jamais produit (enfin si, une fois, mais il n'y était pour rien : il avait été retenu en colle sur la fin de journée et le collège ne m'avait pas prévenue et j'étais sortie. C'est le collège qui a eu droit à un savon ). Voilà pour moi… Tout est affaire de circonstances et d'environnement. Ça ne me choque pas que des enfants aillent seuls à l'école dans la limite où le trajet est court, ils étaient en demande et les mises en garde ont été faites et sont respectées (c'est ce que j'appelle "baliser".
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246631
b
Moi aussi !
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