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Comment éduquer, sans punir

Témoignage d'internaute trouvé sur magicmaman 6 ans
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1. Pour nous motiver à ne pas craquer sur la fessée, nous nous disons :

- Qu'on peut très bien "donner des limites" à nos enfants sans avoir à les taper pour les convaincre : ce n'est pas parce qu'on ne donne pas de fessée qu'on doit tout permettre ! Il y a d'autres moyens pour dire non, c'est tout.

- nos enfants qui reçoivent des fessées doivent penser que "quand on est adulte on a le droit de taper", ou encore "quand on est vraiment plus fort et qu'on a raison, on a le droit de taper" ? Alors que ce n'est pas ce que nous avons envie de leur apprendre…

- au contraire, on a envie que nos enfants apprennent que ce n'est pas bien de taper, surtout un plus petit que soi, parce que c'est lâche… et pour ça, on devrait commencer par montrer l'exemple.

- "obéir aux règles pour éviter la fessée", c'est le degré 0 dans la hiérarchie du développement moral (établie par L Kohlberg, le degré le plus haut consistant à "obéir aux règles parce qu'elles sont justes et bonnes").

- On se rend compte aussi que nos aînés tapent parfois leurs petits frères quand ils font des bêtises et là on les gronde alors qu'ils ne font que reproduire ce qu'ils nous ont vu faire.

- il y a des MM qui se passent très bien de la fessée depuis des années (et dont les enfants ne sont, au départ, pas plus sages que les nôtres, mais à l'arrivée si).

- il y a des pays où donner des fessées est aussi archaïque que de sortir un martinet chez nous.

- après quelques semaines sans fessées on est vraiment fières, on se rend compte que ce n'était pas si compliqué, et nos enfants ne sont pas plus difficiles qu'avant, voire beaucoup moins !

"dans les cas où l'enfant nous provoque de manière inacceptable, nous "cherche", la fessée est la plus mauvaise des réponses, à mon avis.

La seule bonne réponse à la provocation, à la conduite inacceptable, est une conduite qui montre l'exemple.

La réponse "adulte" de la part de l'adulte est une conduite qui tient compte du fait que l'enfant est un enfant, qu'il est immature et doit encore apprendre à se contrôler, à se bien comporter, et que la meilleure manière de lui apprendre à bien se comporter, c'est de lui MONTRER comment on fait, et pas seulement le lui dire.

Or se laisser emporter par la colère, utiliser la violence comme arme de conviction, c'est justement ce que j'essaie de leur apprendre à ne pas faire. Même quand sa petite soeur est odieuse avec lui, je ne veux pas que mon fils lui envoie une baffe : donc quand il est odieux avec moi, je ne veux pas le taper. JAMAIS. Je veux qu'il sache que c'est inacceptable d'être odieux, je veux qu'il comprenne pourquoi c'est inacceptable, ce que je ressens quand il est odieux. Je veux qu'il répare ses bêtises et qu'il les assume… mais sans utiliser de violence, ni physique, ni verbale"

2. Voici aussi quelques "trucs pratiques"

Pour se "retenir" de crier :

"avant que les mots malheureux nous échappent, prendre le temps de se demander comment on réagirait si c'était un adulte qui avait fait ce que vient de faire notre enfant (claquer une porte, renverser de l'eau, etc) : ça remet bien des choses en place ! "

(tiré de Gordon, Eduquer sans punir).

Gordon dit que la colère c'est une "conséquence" d'autre chose. On se met en colère, presque "volontairement" , et cela masque le premier sentiment. Tout bien réfléchi, cette colère est un peu factice : on se met en colère pour en rajouter, pour donner plus de poids à notre message.

Par exemple : je lui dis de ne pas se mettre debout dans le bain (parce qu'il risque de glisser). Il se lève quand même, je me mets en colère… parce qu'en fait je suis inquiète (parce qu'il n'a pas compris que c'était dangereux, il risque de se lever dès que j'aurai le dos tourné etc).

Bref, il dit qu'il faut prendre l'habitude d'exprimer le sentiment premier (ici, l'inquiétude) , plutôt que la colère, qui marchera a court terme (l'enfant va se rassoir dans le bain) mais pas à moyen terme : la colère aura masqué l'inquiétude.

Pour gérer les crises au supermarché.

La meilleure solution c'est de ne pas les emmener. Mais évidemment, ce n'est pas toujours possible : spamafote :

Pour répondre à leurs envies, je crois que le secret c'est de ne pas les ignorer, parce que c'est très frustrant pour eux. Il faut mieux dire "ouaouh, qu'est-ce qu'il est beau ce camion. Tu aimerais en avoir un comme ça pour Noël ? " , que "tu sais bien qu'on a dit qu'on n'achète rien"

Nous on a des réponses "toutes faites", qui jusque là, fonctionnent bien. Pour les friandises, c'est "mais tu sais bien qu'on n'en achète que pour les anniversaires ou les fêtes, qu'est-ce que tu voudras qu'on achète pour… (telle fête) ?"

Idem pour les jouets : ils me montrent ce qu'ils aimeraient pour leur anniversaire, ou pour Noël, et je m'y intéresse (vraiment) : hier encore, le grand rêvait devant les engins de chantier et on regardait s'il préfèrerait une pelleteuse jaune ou un Fenwick rouge. On les a bien détaillés, on a raconté comment on écrirait l'idée sur une liste en rentrant à la maison (liste qu'on tient réellement : très pratique) , il a découpé un jouet équivalent dans un vieux catalogue de Noel etc Ce marche bien. Il ne réclame pas qu'on l'achète "tout de suite"

Quand on en a marre de répéter 30 fois la même chose :

Perso, pour éviter de me répéter X fois, je prends l'habitude de me déplacer jusqu'a ma puce et de lui toucher le bras pour attire l'attention.

Sinon, si c'est pour ranger, aller au bain… je préviens, tu as 5min. Pour finir ton livre/jeu/dessin le prochain on le fera plus tard et généralement ça marche, après un petit moment (je chronomètre pas, mais c'est après un délai raisonnable) , ma puce est dispo.

Bien sur ça depend aussi des jours et humeurs…

- Ce qui marche le mieux, c'est de s'approcher d'eux et surtout de le regarder dans les yeux, ce qui peut vouloir dire s'accroupir ou lui soulever gentiment le menton.

Pour qu'ils rangent leur chambre.

- Je range en même temps, la cuisine (ou autre endroit il y a assez à faire) et je leur dit "le premier de nous qui a finit a gagné ! Et ça marche, faire la course avec maman c'est rigolo pour eux. Pour moi, c'est super gagné car j'ai 2 rangements de faits.

- Pour le rangement des jouets, compte-tenu de leur âge, je m'y colle chaque soir, mais je leur demande de m'aider… S'ils refusent, je ne peste pas, je leur demande de s'asseoir et de me regarder "pour voir comment je fais". S'ils ont envie de partir, je leur dis qu'on partira quand les jouets seront rangés, et que s'ils veulent que ça aille plus vite, ils peuvent aider, en (là je donne des consignes précises "ramasser les peluches et les mettre dans le panier" ou "ranger les livres sur l'étagère" ou "ranger les lego dans le bac"). Ca marche 9 fois sur 10… Ils ont des bacs de couleur, des paniers, des petites étagères à leur hauteur, j'essaie de garder une certaine logique (les casseroles et la dînette se rangent dans la cuisinière) …

- Pour le rangement, j'ai piqué certaines idées dans les crèches, haltes garderies et chez les copines :

- faire tourner les jouets : en placer certains à la cave ou au grenier un certain temps et les ressortir : la nouveauté a toujours un certain attrait et c'est avec plaisir qu'ils redécouvrent leurs jouets mis en quarantaine.

- placer hors d'atteinte les jeux avec des petites pièces : jeux de société, puzzles, légos et les sortir quand on veut jouer avec puis les ranger bien vite ensuite pour éviter de perdre les pièces.

- jeter ce qui est cassé ou qui ne sert à rien (genre cadeaux gratuits des kinder ou Mac Do) : bon, ça je le fais dans le dos des enfants car ils garderaient tout et n'importe quoi (surtout mes 2 filles) : c'est un total manque de respect, mais j'assume ! Pour info, mes filles sont du genre à collectionner les paiers de bonbon (ça peut toujours servir) les marrons, les cailloux… les bouts de papiers divers et variés. Je pourrais faire un inventaire à la Prévert !

- les petits ne savent pas, ne peuvent pas ranger spontanément ; ils faut leur monter, le faire avec eux, pour que ce geste devienne une activité interessante mais cela n'a pas de sens pour eux que de "ranger" ; donc oui, quelqu'un doit ranger avec eux, un adulte ou un grand…

Quand il "fait une colère" :

"Il ne faut pas faire semblant d'ignorer la colère de l'enfant. C'est très violent ça : l'enfant n'arrive pas à nous dire autrement son émotion, il y met toute son énergie, et on fait comme si il n'existait pas ? Quelle tristesse pour lui ! Quelle frustration ! Bien sûr il faut lui faire comprendre qu'il y a d'autres moyens de dire sa colère, mais il faut aussi lui laisser le temps d'apprendre ça, de grandir…"

---

"En fait, je me suis aperçue et je l'ai aussi vécu enfant, que les enfants détestent tous nos longs discours.

Par contre, ils apprécient qu'on leur parle de nos émotions plutôt que de leur comportement.

Par exemple : "Ouh la, tous ces cris me cassent les oreilles" "ou je sens la colère monter en moi quand j'entends tous ces cris : je sors" : on n'accuse pas l'enfant ainsi, mais on lui montre qu'on est VRAIMENT dérangé par son comportement et lui agit après en conséquence.

Nous n'avons pas à rester zen et calmes devant nos enfants, on a aussi droit d'avoir des états d'âme ; à nous de les exprimer de la façon la plus concise possible sans proposer de solution à notre enfant ; c'est à eux de proposer des solutions"

---

"A. Solther explique dans "Comprendre les besoins de son enfant" que.

- C'est normal qu'un enfant crie et pleure.

- Non seulement c'est normal, mais il en a besoin, pour décharger son stress.

- Donc il faut qu'il sache qu'il a le droit de pleurer, de crier… et oui : spamafote :

Parfois on a l'impression que l'enfant sur-réagit, explose pour une broutille, mais en fait pour lui c'est "la goutte d'eau" et sa colère vient "expulser" toutes les frustrations emmagasinées depuis la colère précédente. Et c'est très important que ces colères soient expulsées…

Bref, la conduite à tenir c'est : montrer à l'enfant qu'on comprend, être bienveillant, lui laisser savoir qu'on pense que "c'est bien" de manifester son chagrin ou sa colère. Oublier les "là, là, ne pleure pas" (ben si, pleure mon chou) et les "on ne pleure pas quand on est un grand garçon comme toi"

Elle rejoint souvent Gordon en disant qu'il faut "verbaliser" ce qu'on comprend des émotions de l'enfant, en disant "je vois que tu es très très fâché", ou "vraiment triste" par exemple… quitte à le répéter plusieurs fois, mais sans proposer de solutions (à l'enfant de les trouver).

---

"Solution quand il fait une colère : Pourquoi pas écouter sa colère ou sa déception ou son désespoir… enfin ce qu'il exprime à ce moment là et le dire avec des mots ?

Surtout ne pas proposer de solution, ne pas minimiser sa colère ou sa peine, ne pas se moquer, mais seulement reformuler ce que tu entends dans le style "tu es vraiment très fâché… vraiment fâché" et attendre. Le redire 2 ou 3 fois s'il le faut afin que ton enfant comprenne que tu le soutiens, que tu le comprends, que tu es a ses cotés.

C'est usant au départ et on se sent un peu désemparée, mais j'ai expérimenté et ça marche pas mal ! "

Quand frères et s&oelig ; urs se chamaillent.

Quand j'étais petite et que je me disputais avec ma s&oelig ; ur (ce qui arrivait souvent) , ma mère nous séparait et nous envoyait dans notre chambre, et ensuite, on ne pouvait jamais reparler du conflit, sinon, elle raillait en disant qu'on allait pas recommencer, sinon, elle nous renvoyait dans notre chambre. Conclusion, on ne réglait jamais nos conflit, et il en restait à chaque fois de la rancune entre nous.

Alors quand ils commencent à se disputer, et si ce n'est pas juste à côté de mes oreilles, je commence souvent par essayer de ne pas intervenir.

Finalement, assez souvent, ils règlent leurs histoires tous seuls…

Quand ça tourne au vinaigre, j'interviens. Si ils sont vraiment très en colère et incapables de discuter, effectivement je les sépare, mais dans ce cas, on revient toujours sur le conflit quand ils se sont calmés.

S'ils sont capables de s'exprimer, je leur demande de me raconter l'objet du litige. Je ne fais aucun commentaire sur ce qu'ils me disent, mais je leur demande d'essayer de ne pas crier (quand ils crient, je ne comprend pas ce qu'ils disent, en général c'est assez efficace pour faire baisser d'un ton, sinon, ils sont obligés de répéter) , et de ne pas parler en même temps. Mais j'écoute les deux versions sans commentaire. Quand je pense avoir compris de quoi il retourne, je le reformule selon ce que j'ai compris (la position de chacun) , et je leur demande si c'est bien ça. S'ils sont OK, je leur demande de proposer des solutions à leur problème.

Souvent, c'est mon fils aîné qui en propose le plus, étant plus grand, c'est plus facile pour lui… Les solutions étant souvent en sa faveur, si ma fille n'arrive pas à proposer quelque chose, éventuellement je le fais pour elle, et elle dit si elle est d'accord… Et ensuite, je les laisse se mettre d'accord sur un truc qui leur convient à tous les deux…

En général ça marche, et le problème se règle. Parfois, je n'ai même pas besoin de rester jusqu'à la fin, ils finissent ensemble.

L'inconvénient de ce système, c'est que ça prend du temps qu'on n'a pas toujours. Mais l'avantage, c'est que ça leur apprend à négocier, et que ça leur arrive assez souvent maintenant de le faire d'eux-mêmes sans moi…

Bon, j'ai aussi la chance qu'ils s'entendent plutôt bien d'une manière générale, mais je pense que cette manière de faire y contribue. "

- Tiens j'ai expérimenté les méthodes de résolution de problème hier, pour la première fois. Pour le dessert, La petite avait repéré un Liégois café dans le frigo.

Mais il n'en restait qu'un pour deux, et les deux le voulaient. J'avais aussi un Flamby.

Je leur ai demandé quelles solutions ils envisageaient : et les solutions ont fusé ! "on pourrait tirer au sort ? " "Ou bien tu en mets la moitié dans petit bol ? " "Finalement la petite a décidé qu'elle voulait le Flamby… "

Pas de cris, pas de larmes, ils ont pris ça pour un jeu et ça leur a bien plu !

Pour qu'ils obéissent :

"expliquer pourquoi c'est important pour moi"

"compter jusqu'à 3 est le plus souvent très efficace" : nous avons remis en cause cette "méthode" dans le tome 2, parce que nous nous rendons compte que ce n'est pas idéal. La encore, on utilise la force, la menace … mais parfois, on ne trouve pas de meilleure solution …

Quand on veut sanctionner sans taper : (extrait de de http://www.niclaquesnifessees.org).

Une erreur de comportement doit être sanctionnée d'une obligation de réparation chaque fois que cette erreur engendre un préjudice pour une quelconque personne physique ou morale.

Punir, c'est ne pas avoir confiance dans la capacité de l'enfant à réparer ses erreurs. C'est pourquoi nous préférons la réparation.

La réparation, qui tient compte du dommage subi par la victime.

Ce qui permet au responsable d'un acte répréhensible de se réinsérer dans le cercle des règles en s'étant fait pardonner par la victime.

Ex : l'enfant renverse un verre en chahutant à table. Plutôt que de le punir en l'envoyant dans sa chambre, il faut mieux, tout simplement, l'inviter à se lever pour aller chercher l'éponge et nettoyer.

Intérêt de cette méthode :

La punition (va dans ta chambre, tu seras privé de télé, tu n'iras pas chez ton copain demain, je te diminuerai ton argent de poche ce mois-ci…) établit un rapport de force entre le parent et l'enfant, qui, humilié, n'a aucune possibilité d'agir pour sa réhabilitation.

En outre, il n'y a aucun rapport entre le délit commis (tu as tapé ton petit frère) et la punition (tu seras privé de télé).

Le système de la réparation remplace la vieille culture de la faute par la culture du préjudice.

Le système des "punitions" perd d'ailleurs vite de son impact et ne fonctionne plus du tout à l'adolescence. Alors qu'un système qui a développé l'autonomie et la responsabilisation de l'enfant lui a appris à se gérer lui-même à un moment où les parents commencent à avoir du mal à intervenir.

Ce système évite aussi la "triple peine" infligée à l'enfant qui revient avec une mauvaise note, puisqu'il a déjà été humilié devant son maître, puis devant ses copains et qu'il ne porte aucun préjudice direct à qui que ce soit.

Quand il nous semble qu'ils prennent la réparation (vue ci-dessus) pour un jeu, quand ils ne paraissent pas "penauds" d'avoir fait une bêtise…

(ci-dessous le cas d'une MM qui a fait éponger un verre d'eau renversé par sa fille, et sa fille a trouvé ça tellement amusant de nettoyer qu'elle a re-renversé un autre verre d'eau : sarcastic).

… tu t'attendais peut-être à ce que ta fille prenne ça comme une punition alors que l'intérêt de la réparation, c'est que justement, ce n'est pas une punition mais un acte réellement positif pour tout le monde.

Le fait que ta fille recommence à renverser un autre verre d'eau pour nettoyer montre à quel point elle s'investit dans ce qu'elle fait : elle recommence pour bien enregistrer comment on fait, tout comme un enfant recommence des dizaines de fois le même puzzle pour bien comprendre comment ça marche.

Elle ne se moque pas de toi et ne te nargue pas en faisant ça, je ne crois pas.

Quand elle te dit en souriant "c'est pas bien de faire ça", je crois que c'est pareil : elle a confiance en toi et ne voit pas pourquoi elle devrait prendre l'air contrit.

C'est peut-être notre éducation qui ressort dans ces moments là : quand on était enfant il fallait avoir l'air tellement craintif devant un adulte pour ne pas se prendre une volée trop forte qu'on reste parfois estomaqué devant la confiance et l'ingénuité de nos propres enfants qui n'ont pas l'air de nous craindre.

C'est plutôt bon signe, non ?

Quand ils "font des expériences" : découpent la casquette de leur frère ou leur cheveux, démontent une radio ou repeignent le papier peint…!

Pour l'histoire de la casquette, il me semble qu'il n'y a pas à accorder plus d'importance que ça à cette histoire : tous les enfants font des expériences, c'est dans leur nature.

Effectivement, il a du essayer de voir si les ciseaux coupaient aussi le tissu.

Mes enfants ont coupé les cheveux de leur poupée, se sont coupés les cheveux, on écrit avec des feutres sur la tapisserie et j'en passe !

Tous les enfants découvrent leur univers d'une manière ou d'une autre… à moins de tout leur interdire et de les placer devant la TV pour qu'ils restent sages, mais franchement, ce n'est pas le mode d'éducation que je souhaite pour mes enfants !

J'avais dit dans un autre post que je n'étais pas trop OK pour la réparation. Il me semble que c'est une notion à manier avec précaution : si il y a préjudice direct pour une personne, pourquoi pas, si il y a entente entre les 2 protagonistes : la personne qui subit le préjudice et la personne qui l'a commis. Par exemple, si ma voisine abîme un arbre ou mes fleurs et me propose des plants de son jardin en réparation cela me convient.

Mais là, pour la casquette, visiblement le petit frère n'en a cure et toi, est ce que cela te dérange plus que cela ?

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- Astuces pour les enfants qui écrivent sur les murs (c'est arrivé chez moi ! ) : Planquer les crayons, plus un seul crayon visible.

C'est chez une copine qui avait travaillé en maternelle que j'ai appris à plus ranger certaines choses (car je suis un peu bordélique) : j'ai pris une boite à lingettes vide et j'y ai entassé tous les feutres et crayons de couleur que je rencontrai, puis j'ai mis la boite hors d'atteinte et je ne la sortais que pour une activité dessin : feuille posée sur le sol ou sur une table et moi pas loin. Dès que l'activité était fini : boite hors de portée des petites mains.

Idem avec la pate à modeler : pour éviter qu'elle ne sèche et pour garderle plaisir d'avoir des ustensiles complets et en bon état, j'ai rangé tous les trucs "play doh" dans une grande caisse en plastique dans un placard et de temps à autre, je proposais l'activité pate à modeler.

-

Quand il dit des "gros mots"

"pour les gros mots, j'ai lu dans un livre quelque chose qui m'a bien plus : on demande a l'enfant de répéter le gros mot pendant 1 minute par année d'age donc 4 minutes pour un enfant de 4 ans, le temps étant fixe par un minuteur donc neutre. Normalement, au bout de ce temps, il se lasse de ce mot qui perd son intérêt" .

Quand il veut toujours regarder la télé.

"Si un enfant regarde la TV, c'est que cela lui plait.

Si nous ne voulons pas qu'il la regarde, c'est donc bien nous qui avons le problème : il faut donc l'examiner de près pour dire ensuite pourquoi cela nous déplait : on est inquiet ? Déçu ? …

Ensuite, on examine tout cela avec l'enfant pour résoudre le problème sans perdant : on laisse donc l'enfant proposer ses solutions et on propose aussi les nôtres et ensuite on élimine ce qui ne convient à personne pour ne garder que la solution qui convient au 2.

Il faut garder à l'esprit que cela n'est pas définitif non plus : ce qui a été décidé une fois peut être réexaminé quelques semaines plus tard.

On est souvent vraiment étonné par les solutions proposées par les enfants : elles sont pleines d'inventivité "

Pour qu'ils ne traînent pas trop pour s'habiller ou se déshabiller.

"rendre l'exercice ludique : faire la course entre frères et s&oelig ; urs"

"Très efficace à 4 ans : on peut faire la course contre un sablier, ou un minuteur"

"Pour que les enfants ne traînent pas trop au coucher, là aussi : minuteur, on fixe un temps pour la préparation et si l'enfant fini avant que le minuteur sonne, il a droit a un certain temps de jeu en plus encore une fois arbitre par le minuteur."

"Ils ont le droit de regarder la télé le matin s'ils sont habillés et ont petit-déjeuné. Ca les motive à le faire vite pour avoir le temps de voir leur dessin animé préféré"

"Pour les retards le matin, je sens bien qu'il y a 2 choses qui s'opposent : j'ai envie d'être à l'heure au boulot et aussi de flemmarder un peu au lit et ma fille a son rythme de petite fille et elle n'a pas la même conscience du temps que moi… si elle traîne, je n'en ai à m'en prendre qu'à moi même : j'aurais du me lever plus tôt, me préparer plus tôt, prendre plus de temps pour elle etc.

Ça tombe sur elle quand je crie parce que je suis en retard car c'est une façon d'évacuer mon stress, mais c'est pas TOP !

Dans ce cas, je m'excuse ensuite en expliquant que j'ai vraiment peur d'arriver en retard au travail et je vois bien qu'ensuite, ma fille fait des efforts pour m'aider (même si je ne lui ai rien demander expressément) "

Pour qu'ils ne mettent pas de l'eau partout quand ils prennent leur bain.

"…donc à une époque c'était tous les soirs l'inondation, jusqu'au jour ou j'ai eu l'idée de génie de le faire sortir du bain pour éponger ! (c'est de la réparation ça !! ) et maintenant ça arrive bien moins souvent ! Alors soit il grandit soit CA MARCHE"

"Le truc qui finit par marcher (disons qu'il arrête d'éclabousser quelque minutes…) c'est de le sortir du bain et de le laisser là tout bête… je lui demande "si tu veux retourner dans le bain tu arrêtes de faire ça, compris ? " ce à quoi il répond "hmm" (=oui) et je le remet dans le bain… "

Pour qu'ils se couchent tranquillement le soir.

"solution : elle s'endort dans notre lit. Attention, je précise : on la couche à 20h donc on n'y est pas mais je pense que le fait de s'endormir "dans le lit de papa et maman" a un petit goût de transgression et d'interdit qui lui plait beaucoup et elle nous laisse tranquille."

"J'avais pompé dans "se faire obéir sans crier" , le fait de promettre quelque chose contre une nuit sans histoire. Le premier soir j'ai promis un nouveau livre, le deuxième 2 lectures de livre, le troisième 3 mais il n'en a eu que 2 car il m'a appelé et le quatrième un jeu que j'avais mis de cote car il était alors trop petit. 5eme et 6eme soirs, plus besoin de rien promettre, ça y est : je lis 1 ou 2 histoires, il boit un peu et puis silence radio jusqu'au matin ou il descend sagement faire pipi et s'il ne voit personne remonte tout aussi sagement"

"on a pris le parti de les laisser faire ce qu'ils veulent tant qu'ils ne crient pas, n'allument pas la lumière et ne sortent pas de la chambre (c'est déjà beaucoup). Donc on les entend souvent papoter, aller chercher un jouet (il ne fait pas noir because porte ouverte et lumière dans le couloir) … et on ne dit rien tant qu'il n'y a pas de cris.

La petite sort encore assez souvent de son lit pour venir nous voir, réclamer telle peluche, à boire, faire pipi, nous faire un bisou etc. On la ramène à chaque fois dans son lit, sans cris mais sans effusion d'affection non plus, et quand on craque, je menace de confisquer une de ses peluches. En ce moment, ça marche.

"prendre son mal en patience : généralement, vers 4 ans, ça s'améliore et ils commencent à s'endormir seuls et sans se relever 30 fois"

Pour que les repas ne soient pas une bataille.

"Pour les cas où elle se sert mais ne mange pas, je suis devenue beaucoup + cool. Simplement je ne propose rien d'autre, à elle de gérer sa faim. Les mets sont apportés sur la table au fur et à mesure, il arrive qu'elle se ravise et veuille d'un plat refusé au départ. Il arrive aussi qu'elle ne veuille pas finir ou toucher le dit mets réclamé à hauts cris"

Pour anticiper et éviter les crises.

"si je lui dit vient changer la couche, bien sûr elle ne veut pas… mais si je lui dit "tu veux emporter quoi sur la table à langer ? " et bien ça fonctionne généralement très bien (pas besoin de leurs pampers culottes moooooiii !! !!).

Donc je ne pense pas que c'est toujours le problème de trop demander à un enfant, souvent c'est la formulation la façon de lui poser les choses.

Pour ne pas avoir à "négocier" il faut prendre les devants : "tu fais encore 3 tours de toboggans et on part" et on compte à rebours par ex"

Pour qu'ils arrêtent de renverser tout par terre.

"La semaine dernière (ou celle d'avant ? ) Marie avait pris tous ses livres de sa petit bibliothèque et les avait bazardés par terre. Elle avait fait ça plusieurs fois dans la semaine, et à chaque fois je l'avais puni mais elle recommençait.

Là, forte des magiques conseils de nos coachs, je lui ai demandé de ramasser. Elle m'a dit "c'est maman qui m'aide" (sous entendu, c'est maman qui ramasse).

Et là je n'ai pas cédé, j'ai dit "non, c'est Marie qui a fait la bêtise alors c'est Marie qui range", comme elle restait sans bouger, je lui ai pris la main pour lui faire ranger les deux premiers livres et elle a continué (avec mes encouragements).

Elle a tout rangé, et surtout, surtout, elle n'a jamais recommencé ! "

Quand il lâche notre main pour traverser la rue en courant.

(réponse à une MM qui expliquait qu'elle avait donné une fessée à sa fille qui avait traversé sans regardé) :

"tu peux expliquer à ta fille que c'est dangereux de traverser sans la taper. Tu la tapes pourquoi ? Pour qu'elle se souvienne de la leçon ? Et les maîtresses, elle tape les enfants pour qu'ils retiennent leur récitation ?

Ne le prend pas mal hein… Mais je pense qu'il y a d'autres solutions et pour l'avoir vécu à plusieurs reprises, je t'assure qu'un enfant à qui tu expliques calmement les choses enregistre très bien… Et puis il y a les livres aussi… "

"Je ne considère pas que l'enfant qui va sur la route sans regarder fait une bêtise, il ne le fait pas pour tester mais par inattention (ce qui nous arrive aussi) donc je ne punis pas pour une faute d'inattention. Déjà, je lui donne la main quand il y a la route, je pense qu'à 3 ou 4 ans, ils n'ont pas la notion de danger donc c'est à nous de faire attention pour eux et de montrer l'exemple.

Moi je lui donne la main et je lui demande de regarder s'il y a des voitures, je lui dis "tu me diras quand on pourra traverser". S'il le dit alors qu'il y a une voiture, je lui explique et on attend.

Si c'est trop tard, qu'il a traversé sans regarder, je le ferai revenir de l'autre côté et recommencer son action en prenant toutes les précautions qu'il faut."
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96236
b
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