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L'histoire de pernelle (lesbien) - recits erotiques

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 02/02/13 | Mis en ligne le 26/05/14
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Bon, voilà. A force de lire des récits sur ce forum, l'envie m'est venue d'écrire, moi aussi, une petite histoire . J'ai pensé situer ce récit dans un passé à la fois proche et lointain, le XVIIIème siècle. Cette période de l'histoire me fascine, je lui trouve beaucoup de points communs avec la notre. J'attends avec impatience (et une pointe de stress) vos commentaires, positifs ou non. ------------------------------ ---------------- L'histoire vraie et édifiante de Pernelle, qui, née paysanne devint marquise. --o-- L'an de grâce 1721, dans un village, quelque part entre Vivonne et Lusignan. Chapitre I …où nous faisons la connaissance de notre héroïne. La chambre du père est sombre, tout juste éclairée par les bougies que nous avons disposées, ma soeur et moi, autour du lit où notre père est en train de mourir. Nous sommes à genoux toutes deux et tentons, malgré notre chagrin, de prier pour lui. Mon père râle dans son lit depuis une bonne heure. Le curé est venu lui administrer les derniers sacrements. En face de nous, debout, se tiennent les hommes. Notre oncle, son chapeau à la main, semble sincèrement désolé pour son frère qui se meurt. Mon frère regarde le lit et son occupant d'un oeil froid. Tel que je le connais, il réfléchit déjà à tous les changements qu'il va apporter, maintenant que ‘'le vieux'' n'est plus là pour mettre son grain de sel. Mon beau-frère, l'époux de ma soeur. Celui-là, je sais bien ce qu'il regarde… Il a déjà, par deux fois, essayé de me coincer dans une pièce. Seule la frousse qu'il avait de mon père l'a retenu de me trousser comme une de ces catins qu'il fréquente. Soudain, un silence particulier se fait dans la pièce. Le vieil oncle s'approche du lit, puis se retourne vers nous en secouant la tête. ‘'ça y est… Il est passé.'' Puis il ferme les yeux de son frère. La nuit s'est passée rapidement, entre les pleurnicheries de ma soeur, les visites des voisins et amis, venus rendre un dernier hommage au défunt et les chicaneries des hommes au sujet de l'héritage. Ma soeur et moi sommes probablement les seules à avoir du chagrin. J'en ai profité pour m'éclipser, sous prétexte de m'occuper des petits, pour réfléchir à ce que ce changement implique pour moi. J'ai comme une énorme pierre dans l'estomac qui m'empêche de bouger et de penser correctement. J'essaie quand même de faire le résumé de la situation. Voilà, je m'appelle Pernelle, j'ai 18 ans. Je suis la cinquième et dernier enfant de la famille Richard. Je n'ai aucune chance d'avoir quoi que ce soit un jour. Le peu que le père possédait ira à mon frère, son seul garçon. Mes trois soeurs sont mariées et ont été dotées. Il ne reste rien pour moi. Je ne peux donc compter que sur moi-même dans cette vie qui s'ouvre. J'ai deux atouts, je sais lire et écrire et je suis d'une beauté peu commune. Enfin, c'est de qu'on dit par ici. Le second atout, j'ai vite compris que c'était comme du feu. A manier avec précaution. Le lendemain, alors que tout le monde dort encore, je vais à l'église voir le curé. Le père Anton est un vieil homme, il a au moins cinquante ans. C'est un homme bon et instruit. Il ne refusera pas de me donner des conseils. Je lui explique tout, et aussi le beau-frère qui veut me culbuter derrière le dos de ma soeur. Il soupire. ‘'Ah… tu sais, le Seigneur t'a accordé le bienfait d'un joli visage et d'une jolie tournure, mais même un bienfait à son revers…'' ‘'Certes. Mais même sans ce problème, je n'ai rien à attendre de personne ici. Je pensais partir à la ville pour me placer.'' ‘'La ville, ma fille, est le pire endroit pour une jeune fille… Non, je vais plutôt te donner une lettre que tu remettras à ma soeur. C'est la prieure du couvent des bénédictines ‘' Mon mouvement de recul ne lui échappe pas. Peu de choses échappent d'ailleurs à cet homme. ‘'N'aies pas peur, je ne veux pas faire de toi une religieuse contre ta volonté. Ma soeur, après une vie passée dans le siècle, est devenue religieuse à quarante ans révolus. Grâce à son intelligence, elle est désormais la prieure du couvent. Elle connait toutes les familles nobles des environs et elle saura te conseiller''. Je n'ai pas eu de mal à convaincre mon frère et le reste de la famille. Une bouche de moins à nourrir, c'est toujours ça de pris. Ça fait d'ailleurs longtemps qu'ils pensent que je devrais être mariée et partie. Mais le père a toujours respecté mon refus de me marier. Peut-être aussi parce qu'il m'aimait bien et qu'il ne voulait pas me voir partir. Dans la charrette qui m'emporte vers le couvent de Sainte-Claire, je laisse mon imagination vagabonder. Peut-être, après tout… Le couvent pourquoi pas, puisque je n'aime pas les hommes ? C'est une chose étrange que j'ai découverte il y a un an. Alors que toutes les filles essaient de capter le regard d'un amoureux, alors que les plus délurées se font prendre par leurs amants dans les granges et les buissons, moi je n'en ai aucune envie de tout ça. Ce dont j'ai envie c'est du velouté de la peau d'Héloïse, mon amie d'enfance. L'été dernier, nous sommes allées nous baigner dans le lac, près du moulin. On y va tous les étés. Mais là, c'était spécial. Après la baignade, nous nous sommes étendues dans l'herbe, bien à l'abri des regards. On se regardait, épanouies, heureuses et épuisées. Je ne sais pas comment, ni pourquoi, mais nos lèvres se sont trouvées. Et tout s'est enchainé très vite, nos corps se sont frottés l'un à l'autre. Puis Héloïse a sucé le bout de mon sein, puis l'autre. Ses mains ont embrasé mon corps et mon âme. Pendant que nos langues dansaient une folle sarabande, Héloïse a posé sa main sur ma chatte. J'aurais du refuser, me lever, fuir. Je suis restée et j'ai joui de ses caresses impudiques. Pire. Que dieu me pardonne, mais j'ai moi aussi touché son minou. Quand je dis touché, je devrais dire plutôt que mes doigts ont pénétré sa chatte, tout comme ses doigts ont envahis la mienne. Une intense chaleur, suivie d'un plaisir encore plus intense. J'ai planté mes dents dans son épaule pour étouffer les cris impudiques qui montaient jusqu'à ma gorge. J'aurais du avoir honte, mais j'étais seulement bien, délicieusement bien dans les bras de mon amie. Lorsqu'on s'est rhabillée, elle m'a juste dit : ‘'Toi alors… si j'avais su… tu es une vraie gouine ! '' Je lui ai demandé ce que ça voulait dire. Elle a ri, puis m'a dit que c'était comme ça qu'on appelait certaines sorcières, car elles faisaient entre elles ce qu'on fait, en principe, entre mari et femme. Ça m'a donné à penser. Car il faut dire que je suis rousse, comme l'était ma grand-mère. Et j'ai les yeux verts, la couleur de la sorcellerie. Dans mon pays, on raconte encore la légende de la fée Mélusine, beauté rousse à queue de serpent, qui ensorcela le comte d'Anjou et engendra plusieurs générations de magnifiques et féroces paladins. On l'a refait plusieurs fois. J'y ai pris plus de plaisir à chaque fois. Héloïse aussi. Mais elle éprouvait du remord ensuite, le remord d'avoir pêché contre les préceptes de l'Evangile et de la Bible. ‘'C'est un pêché mortel ! Pire, c'est contre nature'' disait-elle après avoir baisé ma bouche et caressé mon corps pendant deux bonnes heures. ‘'Tu n'as pas l'air à l'article de la mort'' répondais-je, narquoise. ‘'Et tu réclamais, à l'instant, que je te baise plus fort…''. Elle se mit à pleurer. Devant son désarroi, je la pris dans mes bras et tentait de la consoler. Mais je n'y parvins pas entièrement. Le jour de son mariage avec un meunier du village voisin fut le pire jour de ma vie. La pire des choses n'était pas qu'elle marie ce garçon, au demeurant honnête et travailleur. Le pire, c'est qu'elle semblait heureuse, heureuse de me quitter à jamais pour rentrer dans une vie normale. J'en suis là de mes pensées lorsque j'arrive au couvent. La soeur portière m'ouvre et me fait attendre sous le cloître. Puis elle me conduit aux appartements de la mère prieure. Mère Madeleine est une femme dans la quarantaine, plus jeune que son frère. Elle est de taille moyenne, un peu replète. Elle dégage une énergie et une autorité peu commune. ‘'Ainsi, mon frère compte sur moi pour vous trouver une maison, ma fille…'' Je ne sais que répondre. Je ne sais rien de la vie, que pourrais-je dire à cette femme qui semble dominer les êtres et les choses ? ‘' Il dit que vous savez lire et écrire… et que vous connaissez le latin… Voilà qui est plutôt rare chez une jeune fille'' Elle tourne autour de moi qui me tiens au milieu de la pièce. ‘'Voilà ce que je vous propose. Vous resterez quelques temps parmi nous, le temps qu'il me faut pour trouver à vous placer. Cela vous permettra aussi de faire le point sur ce que vous voulez faire de votre vie.''
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528944
b
Moi aussi !
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