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La mise au coin est une forme de violence

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Ma fille vit bien plus mal la mise au coin (que j'ai d'abord essayée) , ou l'interdiction de bouger par contention - entre mes bras, hein ! (ben essaie de mettre un marsupilami de deux ans au coin, toi ! ) , que la fessée (elle pleure dix secondes, puis ont fait un câlin pour dire que c'est fini, que je l'aime mais qu'il fallait qu'elle s'arrête tout de suite de faire… parce que… et on explique).

Mettre au coin, c'est exclure. Et si ce n'est pas une violence physique, il s'agit tout de même d'une forme de violence. Et si ton enfant t'écoute parce qu'il a peur d'aller au coin, est-ce que ça vaut vraiment mieux ? Dans tous les cas, il s'agit de dissuasion, et on dissuade en laissant entrevoir une punition quelconque. Et une punition, c'est quelque chose qui va à l'encontre de ton confort, en règle générale. Les maîtresses n'utilisent donc pas la violence physique, mais une violence symbolique en mettant au coin. Et même symbolique, une violence reste une violence. Pour ma part, je préfère assumer ma façon de faire que me voiler la face.

Maintenant, une petite anecdote perso : ma môman adorée, et qui m'adorait, travaillait en milieu pédo-psy. Avec tout plein de spécialistes de l'enfant qui lui avaient expliqué comment s'y prendre avec un tibou. Quand je suis arrivée, donc, pas de fessée. Jamais. On m'ex-pli-quait ! S'il le fallait, on me mettait au coin dans ma chambre. Et je multipliais les bêtises. Jusqu'au jour où ma mère a craqué, et m'a mis une fessée déculottée. Eh bien, j'ai pleuré, mais ensuite j'ai fondu en larmes dans ses bras et je lui ai dit que j'étais contente, qu'elle s'occupait enfin de moi, qu'elle m'aimait ! Ben oui… Je charchais des limites, et la façon dont ma mère les posait ne me convenait pas.

C'est compliqué les enfants, non ?

Quelques années plus tard, j'ai fait du baby-sitting chez une de ses collègues, une psy pour enfants. Ben son gosse était hyper perturbé, en classe il était insupportable, ne connaissait pas de limites, et le mercredi je l'accompagnais chez son pédo-psy. Il m'est arrivé d'avoir à l'arrêter alors qu'il s'apprêtait à me frapper, et je l'ai vu courir vers sa mère les poings en avant, de manière très agressive. Elle a à peine réagi ! Ce n'était certainement pas la violence physique, dont on n'avait jamais usé contre lui, qui l'avait ainsi perturbé, ce pôv'gosse de 6 ans.

Simplement, on ne lui avait jamais fixé de limites qu'il puisse comprendre.
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b
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