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Le père doit être ferme.

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Bin, j'ai parlé surtout de ce que je penses que Samyia peut faire, mais je suis d'accord avec toi sur le fond : le père doit être ferme. En fait, exactement pareil : ferme et le cadre doit être rigide. L'ado va secouer le cadre, mais si celui-ci est solide, ça va le rassurer, et l'aider, et il arrêtera. Si le cadre est souple, changeant, l'ado cherchera jusqu'ou il peut aller. Ça génère de la souffrance pour lui comme pour l'entourage. Donc oui, absolument, le père doit être ferme. Mais ferme ça signifie quoi au juste ? Dans la scène telle qu'elle est décrite, la fille a (et c'est visiblement une habitude) manqué totalement de respect à Samiya. Le père lui fait le reproche, mais sans plus. Si c'était la première fois, on peu penser que sa réaction est juste un avertissement, mais vu la suite, on comprend que c'est régulier et donc oui, la réprimande semble très insuffisante. Samiya a raison de s'en émouvoir : il aurait sans doute dut être plus ferme. Tout c'est noué lors des précédentes scènes : le père aurait dut déjà depuis longtemps dire à la fille que ce comportement est innacceptable et annoncer quelles mesures il prendra si ça se reproduit. Et le faire ! La BM n'aurait alors pas eu de souci, se sachant protégée ainsi par l'autorité du père, et la fille n'aurait pas eu de colère, sachant qu'elle recevait une sanction dument annoncée, encourrure en connaissance de cause, qu'elle assumera sans peine. Mais là ou je ne suis pas d'accord c'est sur ce qui se passe ensuite. La gifle est contre productive en toute circonstance a mon avis, même si il m'a arrivé de plus ou moins me battre avec ma fille (la mener de force dans sa chambre, ce qui n'est pas une gifle mais vu la résistance opposée représente quand même pas mal de violence). En fait, la violence survient dans la colère, donc de façon non controlée. On ne peut la considérée comme quelques chose de méritée, mais elle survient néanmoins malgré nous quand nous laissons la colère nous submerger. Je ne saurais lui conférer aucune valeur éducative. La gifle infligée par la BM est intolérable pour le père, car il ne peut rester coi devant cette scène, et la pression est énorme. S'il n'a pas pour habitude de gifler ses enfants, si il est, comme moi, hostile a ce mode éducatif, ses enfants le savent. Ils vont, à juste titre, s'offusquer que la BM s'octroie ce droit. La BM, quelle que soit ses motifs légitimes de mécontentement, ne peut s'octroyer ce droit de changer le mode éducatif. Il est respectable de refuser de gifler ses enfants, et ce choix doit être respecté par la BM. Passer outre ce principe du père est lui faire acte de violence, et il est totalement impossible qu'il ne défende pas sa fille dans ces circonstances. J'insiste, frapper mes enfants est pire que de me frapper moi même. C'est une véritable agression. Je peux le comprendre, mais ça n'enlève rien à l'acte qui est une très grande agression. J'aurais fait comme lui, alors que pourtant, je partage l'indignation de SAMIYA sur le comportement de l'enfant comme du père. Fermeté ne passe pas par violence, et j'ai bien plus fait progressé ma fille que sa mère, qui a des principes éducatifs à géométrie variable, pouvant s'enerver et gifler les enfants, mais de guerre lasse tolérer le lendemain absolument n'importe quoi. Désolé, je me tient à cette position : jamais je ne cède aux caprices, mais jamais je ne recours à la violence. La réprobation ferme, les sanctions dosées et les contrats passés sont largement plus efficaces, et si les sanctions promises sont effectivement appliquées, l'enfant trouve son compte et progresse. Les rares (3 fois en tout dans ma vie) cas ou j'ai dérogé, c'est en fait ma fille qui s'est montré violente, dans sa résistance. Depuis, j'ai trouvé un accord avec elle : quand je lui demande d'aller dans sa chambre, elle y va sans résister. Nous savons tout deux que par ce moyen, nous érradiquons totalement le recours à la violence entre nous. Que ma chérie déroge a mes principes, et frappe ma fille, je le ressentirais comme une véritable agression. Qu'elle l'ai fait une fois sous le coup de la colère, je le conçoit et ne lui en tient pas rigueur. Mais si j'avais été présent, je l'aurais bien saumatre qu'en plus elle vienne me demander des excuses, alors que la violence initiale est de son fait. Si un homme gifle sa femme, tu va bien dire qu'il y a violence non ? Et bien, pour moi, gifler ma fille est pire que me gifler. Si lors d'un conflit, ma femme me giflait (oulhaaa pas son genre !! ) je me sentirais moins agréssé que si elle gifle ma fille. C'est absolument viscéral, je refuse cette forme éducative, et herueusement ma chérie partage ce principe avec moi. Quand à dire que parfois ils le méritent, j'ignore ce que cela signifie ? Mériter un acte violent ? Je ne suis pas d'accord avec cette conception. Sanctions (annoncées, ennoncées, et surtout fermement appliquées) , réprimandes, et désaprobation me suffisent largement pour faire tourner la boutique. Je ne suis pas permissif. Mais je refuse toute violence physique dans mon foyer, et je refuse également l'usage de violence verbale envers les enfants. Et je me bat d'ailleurs aussi avec l'éducation nationale sur ce dernier points, car on ne peut demander le respect à un enfants qu'on traite par ailleurs de petit con ou de branleur. Désolé, on est adulte, on doit montrer l'exemple. On passe beaucoup de temps à enseigner a nos enfants que la violence, physique ou verbale, n'est PAS la bonne réponse, et leur demander le respect. Alors commençons par nous même appliquer ces bonnes paroles, en ne nous montrant violent ni verbalement ni physiquement. Mais ceci n'interdit en aucun cas d'être ferme. Si ma fille me manque de respect, je la sanctionne. Les sanctions sont diverses, soit financière sur son argent de poche, soit suppressions de sortires, ou de son téléphone ou etc… elles sont annoncées à l'avance : si tu recommence telle chose, j'appliquerais telle sanction sur telle durée. Ensuite le truc est de se tenir fermement et sans dévier à ce qui a été annoncé. La gifle est donc une violence pour moi contre productive, contraire a ce que je veux leur enseigner, et gifler ma fille conscienment eserait une agression à mon égard, que je peux excuser si elle est sous le coup de la colère, mais qui en tout cas ne serait pas redevable de mes excuses même si suite a cette agression j'ai mal réagit en m'emportant à mon tour (ce qui serait surement arrivé si j'avais été dans cette situation). Après, la vengence par la suppression des rapports, là… on est de nouveau finalement sur le même débat. Dans le cas de l'ado, on cherche a élaborer des tsratégie avec une valeur éducative. Dans le cas d'un rapport entre adulte, on en est plus là. A priori, on applique pas des sanctions à son conjoint ! Je ne comprend donc pas ce geste davantage. Nous avons visiblement quelques divergence sur notre façon de percevoir les rapports entre les individus. Enfin bref, tout ceci pour dire que oui, le père manque de fermeté et c'est irritant pour la BM. Mais non, ça ne justifie pas la gifle, donc certainement pas les excuses réclamées. Il vaudrait mieux un bon dialogue constructif, en commençant par s'excuser soi même de s'être emportée et d'avoir giflée la fille, que de réclamer des excuses et pire d'infantiliser le père en lui infligeant une punition. De surcroit, la dite punition donne finalement raison à l'ado qui a gagné, et est destructrice pour le couple, je ne vois rien de positif dans cette attitude, rien de nature a améliorer les rapports entre les parents ou avec l'ado, au contraire, tout ceci ne peut que pousser encore davantage l'adolescente dans ces transgression. Quand au père, si avec tout ceci il parvient a réaliser que au départ, c'est lui qui provoque ces situation par son attitude permissive, c'est qu'il est clairvoyant. Car il va lui falloir faire le rapport entre sa sexualité et l'agressivité de sa fille vis-a-vis de sa chérie, et ça semble assez éloigné à la base. Et il y a un truc encore plus vicieux dans tout cela : la punition infligée au père, ne touche-t-elle pas autant sa chérie ? La suppression des rapports, c'est une punition seulement pour lui ? Alors elle, elle n'en souffre donc pas ? C'est donc que la sexualité du couple, c'est un truc pour lui… Je ne suis pas sur d'être bien clair, mais voila, il y a dans ce geste quelques chose que je trouve très malsain, en ce que justement, il renvoi une drôle d'image de la conception de la sexualité, qui est un échange et un mode de dialogue puissant dans le couple. Le supprimer pour punir l'un semble en exclure l'autre, ceci a mon sens dénature le sens même des rapports sexuels dans le couple, et utiliser cela comme une arme dans le conflit me semble pervers, dangeureux, et fortement déstabilisant pour le couple.
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277998
b
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