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Mes angoisses existentielles de jeune maman

Témoignage d'internaute trouvé sur magicmaman
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Je veux partager quelques-unes (j'en aibien d'autres) de mes angoisses existentielles de jeune maman (mon aîné a 22 mois, autant dire que je n'en suis qu'au début de mon apprentissage…). J'ai parfois le plus grand mal à faire le tri de l'attitude que je dois adopter parmi les différents messages que je veux adresser à mon fils (surtout l'aîné) et les différentes valeurs que je voudrais lui faire partager. Je finis par être perdue aussi parmi ces choses qu'il ne faut absolument pas faire d'après les "théories" auxquelles je crois. Résultat je blesse sans doute souvent mes bouts de choux et je culpabilise énormément. Par ailleurs l'épuisement des nuits sans sommeil (fiston deuxième du nom se réveille toutes les heures et demi au moins et a besoin de téter ou de crier) rendent certaines de mes théories diffciliment praticables et je m'énerve beaucoup trop souvent à mon goût, parmi mes abîmes de perplexité : jusqu'où et comment faire confiance à l'enfant pour connaître ses besoins et "gérer" ses rythmes ? À quel point l'accompagner voire le guider ? Jusqu'à quand écouter et réécouter, à quel moment choisir de décider, imposer parfois pour la simple possibilité de vivre tous ensemble ? Comment faire entendre certains de mes besoins fondamentaux (repos, capacité à faire autre chose que m'occuper à 100% de mes loulous) quand mon besoin essentiel est celui d'une entente harmonieuse avec eux : du coup je suis incapable de provoquer une crise au nom de mes besoins et je finis par obéir à mon fils… je prends 2 exemples que je vis actuellement pour illustrer tout ça. 1er exemple : le coucher du soir de fiston 1er : il a du mal à aller se coucher, il veut rester avec nous et veut aussi qu'on joue avec lui. J'essaie de le coucher quand il commence à être fatigué ou quand ça commence à être son heure habituelle, s'il refuse je ne vais pas jusqu'à la crise, je ne le laisse pas pleurer (sauf si ça ressemble à des pleurs de "déchargement" mais c'est rare, c'est plutôt des pleurs de rage "non je ne veux pas"…) , je le ressors de sa chambre et il revient avec nous. Mais au bout d'un moment, l'horloge tournant, le petit frère ayant besoin de moi car il ne veut dormir seul je finis par dire à mon fils que là stop je le mets au lit. Il est tard et il est crevé, moi aussi… je préfèrerais que ça se passe autrement. Mais je refuse de finir la journée sur une dispute ou un mot dur. Je crois aussi qu'il faut qu'il sente sa fatigue. Et puis après tout comment savoir s'il a sommeil ? Mais je finis par redouter les soirées et n'avoir plus de plaisir à jouer avec lui le soir. Je finis par ne le faire que pour pouvoir le coucher au lieu de juste partager un moment avec lui. Et je trouve ça triste… 2ème "cas" : dès que j'endors fiston 2ème dans mes bras, le grand arrive et allume la lumière en grand… ça le réveille, il pleure… j'essaie d'expliquer au grand, je réeteins la lumière… mais au but de plusieurs fois, avec le petit qui s'énerve je finis par dire au grand que s'il ne suit pas les règles collectives du vivre en commun il va jouer tout seul et je le sors de la pièce. C'est pas une exclusion terrible puisqu'il sait ouvrir la porte et je sais qu'il va revenir, mais je vis comme une violence parce que mon ton monte, je m'énerve et je ne suis plus à l'écoute, je me trouve dure dans la manière dont je lui parle et ça me fait mal pour lui et pour notre relation. Mon idéal serait de pouvoir et savoir accompagner mes loustics dans leur développement, mais je finis souvent par intervenir beaucoup trop à mon goût ou par m'énerver à force de trop vouloir rester à l'écoute. J'ai essayé de prendre mon fils par le jeu mais j'ai l'impression de le manipuler par là : je ne joue pas pour jouer mais pour obtenir quelque chose de lui. Je veux que le jeu avec lui reste gratuit et spontané : ai-je tort ? Alors voilà je voudrais juste avoir vos avis et vos vécus sur votre rôle de parent entre écoute empathique et limites à poser. Jusqu'à quel point peut-on se mettre de côté pour avoir à tout prix la réponse juste sans finir par s'énerver et donner l'exemple pour finir de quelqu'un qui ne s'écoute pas quand je veux leur apprendre à s'écouter et se comprendre ? J'ai l'impression de faire souvent l'inverse de ce que je prône… je dis pas mes colères en es encourageant à dire les leurs, je me mets de côté en leur disant de prendre leur place.
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129222
b
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