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Une mère infantile

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 01/09/10 | Mis en ligne le 15/05/12
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Y a-t-il des gens parmis vous qui ont vécus avec une mère-enfant ou mère-infantile et qui en souffrent encore une fois adultes ? Ma mère ne m'a jamais battue, et elle peut se montrer gentille. Je suis ambivalente par rapport à elle, car je ne sais pas de qu'elle façon la considérer. Elle peut être d'agréable compagnie pour faire des promenades, aller prendre un café, etc… , mais elle a aussi un côté très néfaste et destructeur, qui m'a fait souffrir durant mon enfance, et encore aujourd'hui. Le problème, c'est qu'elle n'est pas consciemment méchante, et elle est incapable de se reconnaître comme tel. Elle est incapable d'introspection. Cela fait des années que j'essaie de comprendre pourquoi elle peut se montrer si destructrice. Et j'ai finallement compris, que ma mère est une enfant dans un corps d'adulte. Elle n'est pas une mère, pas une adulte, pas même une femme. Ses comportements sont infantiles. J'aurais eu besoin d'une mère, mais je n'en ai pas, parce que ma mère est une enfant. Quand j'étais petite, je voyais une petite fille paniquée et dépassée par la situation qui s'occupait de nous, mes frères et soeurs et moi. C'était insécurisant pour nous. On aurait dit une fillette à qui ont a confié des enfants, mais qui ne sait pas quoi faire avec ça. Nous étions livrés à nous-même, pas de discipline, par d'encadrement, pas de limites, pas d'éducation digne de ce nom. Nous nous battions tout le temps, et plutôt que de mettre de l'ordre dans la maison, et agir en adulte, elle s'énervait et se mettait dans tout ses états, pleurait comme une enfant. Elle se mettait au même niveau que nous. Mon petit frère était violent et impulsif. Il n'a jamais appris l'auto-contrôle. Nous sommes tous un peu comme ça, mais lui il semble en avoir plus souffert que nous, car elle l'a toujours traitée comme un être extrêmement fragile, tandis que moi j'avais le rôle de la méchante fille. C'est un rôle dur à porter. En fait, il n'y avait rien de rationnel dans le modèle d'éducation de ma mère. Elle ne réfléchissait même pas en terme d'éducation. C'est une notion absente pour elle. Puis je sais qu'elle n'aime pas les bébés et n'est pas du tout maternelle, elle le dit elle-même. Les bébés la dérangent. Elle ne comprend pas que les bébés ont des besoins affectifs, et qu'il faut leur faire des calins et d'être rassurés. Elle croit que les bébés ont seulement besoin de manger et de dormir. Les petits enfants sont fondamentalement égoïstes en venant au monde. Ça Freud et la psychanalyse en ont beaucoup parlés. Ce sont les parents qui doivent leurs apprendre à penser aux autres, à vivre la frustration de ne pas être les rois du monde. Ils sont aussi impulsifs. Il faut leur apprendre l'auto-contrôle, la discipline, le partage, le respect d'autrui, etc… Cela ne vient pas de naissance. Ils n'ont pas le sens des responsabilités non plus. S'ils cassent un pot ils vont dire : "c'est pas moi, c'est ma soeur ! " Ils reportent toujours la faute sur les autres. C'est normal à 3-4 ans, sauf que ma mère semble restée bloquée à ce stade. Elle n'assument jamais rien. Elle subit sa vie. Elle n'est jamais responsable de ses choix, ni de ses torts, ni de rien. Elle se croyait "victime" de ses enfants, jamais l'inverse. Elle n'assumait pas le fait de nous avoir mis au monde. Elle se plaignait tout le temps que nous avoir eus. Elle croyait qu'il faut avoir des enfants, parce que c'est la société qui veut ça et qu'elle ne pouvait pas faire autrement. Puis elle a choisit mon père "parce qu'il lui apporte la sécurité". Complètement incapable de s'assumer seule. Elle n'était pas en dépression, mais toujours presque. Je me sentais coupable d'être née, parce que j'étais un fardeau pour elle, et je nuisait à son épanouissement. Elle a été présente physiquement, mais pas d'esprit. Je ne me souviens pas qu'elle m'aient déjà consolée ou réconfortée. J'ai été une adolescente solitaire, renfermée et négligée. Ça c'est pas la première fois que je le raconte. Elle ne s'informait pas de mes notes scolaires, de ma vie, de comment je vais. C'est encore le cas étant adulte. Quand je la confronte, elle me balance n'importe qu'elle parole blessante, mais n'assume pas après. Elle prétend qu'elle n'a jamais dit ça, que c'est des idées que je me fais, etc… Elle m'a aussi souvent traitée de folle, qu'il faut m'enfermer, etc… Mais elle, elle n'a aucuns problèmes de santé mentale. C'est seulement les autres. C'est seulement moi la folle. Elle n'a absoluement jamais rien à se repprocher. Si je lui dit comment son comportement me fait souffrir elle panique et s'énerve comme une enfant. Elle se met dans un état tellement lamentable, pour me culpabiliser d'avoir osé lui parler, moi la méchante petite fille. Maintenant, que nous sommes adultes, mes frères et soeurs vivent chacuns pour soi, sans aucune solidarité ni amour fraternel. Ils ne savent pas ce que c'est que l'amour fraternel. Ils ne l'ont jamais appris. Ma mère est tellement égoïste que tout le monde est centrés sur elle, mais ils se détestent entre eux. Ils ne se téléphonent jamais, se visitent rarement, ne s'appuient pas, etc… J'ai une soeur à qui je ne parle presque plus, car elle a toujours été froide, jalouse, méprisante, rejetante, etc… envers moi. Ils ne connaissent aucun autre mode de fonctionnement dans leur vie. Leur coeur semble complètement vide. Ils sont tous très égoïstes. Quand je leur parle de nos parents, de l'enfance difficile que nous avons eus, ils nient tout. Ils croient que ma mère est bien trop fragile, sensible, pour oser la critiquer. Elle est parfaite et indétrônable. Elle se fait infantiliser par eux, et ils embarquent à fond dans son jeu. Je devrais couper les ponts, je devrais m'en foutre, mais j'y arrive pas. Ça continue de me faire mal. Je me sens seule dans l'existence. J'ai l'impression qu'il me manque quelque chose dans ma vie. Je n'ai pas vraiment de famille, et pas vraiment de mère digne de ce nom. Quand je vois des famille unies et des parents normaux, ça me tue. En plus la plupart des gens de mon âges ont toutes été tellement gâtées en argent, en temps et en attention. Je sais qu'il ne faut pas se comparer, mais c'est dur. Dans certaines situations qui me rappellent ma famille, je fais des crises d'anxiété. Je sais que le monde n'est pas le pays des bisounours, mais j'ai du mal à me faire une carapace car je suis trop sensible et ça me pose beaucoup de problèmes dans ma vie. Je ne me sens pas assez forte et combative.
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255175
b
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