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Je n'ai qu'un seul enfant et je me pose beaucoup de questions...

Témoignage d'internaute trouvé sur magicmaman
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Je suis maman d'une petit garçon d'un peu plus de 4 ans. Comblée par ce merveilleux petit bout d'homme. Il est tout pour moi, à ce sujet, c'est surprenant et formidable d'éprouver tant d'amour. Mais également, au final, très fragilisant, comme si, au final, avec sa naissance, c'était un peu de moi et de ma liberté qui s'en était allée, pour être remplacée par l'angoisse de sa possible perte, et l'ambition quotidienne de s'assurer de son bonheur.

Le problème est la culpabilité que j'éprouve à son égard, la culpabilité de ne pas lui donner un frère /soeur, et d'avoir laissé passer sa chance : même si je m'y mettais maintenant, ils auraient 5 ans d'écart, et plus grand chose à partager, ces 5 ans, pour des enfants, font plus que le gouffre d'une génération.

Nous vivons, par choix à Paris. Avec son papa, nous sommes tous 2 cadres fonctionnaires, et aurions donc eu la possibilité (financière j'entends) de donner le jour à une autre vie. Mais à force de s'interroger sur le bienfait de cette seconde venue d'un enfant, j'ai l'impression d'avoir perdu notre chance.

J'ai déjà 33 ans, et, même si pour notre génération c'est dans la norme, je me dis que le temps contribue également à nous éloigner de ce second projet.

Est-ce que je peux m'imaginer avec un seul enfant ? Personnellement, oui. Un petit manque sera peut-être là, mais compensé par la peur du changement radical que cela aurait apporté : comme si en avoir 2, c'était passer au statut officiel de 'famille', avec toutes les obligations (en matière de choix de vie et de prévoyance) que cela apporterait.

C'est un peu l'impression de garder une relative liberté avec un seul enfant : ne pas se considérer comme une famille, mais un couple avec enfant ? Ces hésitations, et ce non-choix en définitive, sont partagées par mon mari, ce qui ne m'aide pas.

J'ai peur en féfinitive de mal choisir, et de le regretter ensuite. Plus tard, lorsqu'il ne sera plus temps pour moi de faire aboutir ce projet. Hier aussi, car maintenant mon petit garçon aura au minimum 5 ans d'écart avec son frère/soeur. N'est-il d'ailleurs pas trop tard ? Et aujourd'hui, à force d'hésitations et de craintes.

Et cette peur de perdre l'autre partie de ma liberté, de mon temps, de mon moi, celle que j'avais conservée en faisant le choix de n'avoir qu'un enfant. J'ai peur de me perdre.

Alors pourquoi, maintenant, je n'arrive pas à assumer ce choix ? Je ressents mon fils seul. Mon mari m'assure que ce n'est pas le cas, qu'il est très heureux. Et c'est vrai qu'objectivement il est très épanoui et heureux, et que c'est moi qui suppose le manque en essayant de me mettre à sa place. D'ailleurs j'ai moi-même vécu en fratrie (nous étions 3) , et à part les chamailleries incessantes et le besoin de solitude, je n'ai pas l'impression d'en avoir retiré beaucoup de bénéfices. Mais, malgré tout, mes frères sont là, même éloignés, j'ai des frères, je ne sais pas si je suis claire ?

J'ai parfois envie de redécouvrir les joies de la maternité, mais j'ai aussi peur de me perdre en elle : nous sommes heureux, j'ai tellement l'angoisse de rompre l'équilibre. Je crois que je suis une angoissée de la vie, et que du coup je ne préfère pas plonger.

J'ai toujours besoin de protection, ce n'est pas pour rien que je suis fonctionnaire, mon mari aussi, c'est peut-être symptomatique ? Et peut-être à trop se protéger, je ne peux vivre pleinement ? Je n'ai pas conçu le 2ème que je pense déjà à ses études, c'est normal ? Peut-être est-ce la seule façon pour moi de vivre sans être une boule d'angoisse ?

Ou est-ce seulement que ces interrogations précèdent le deuil définitif du 2ème ? Pour les mamans d'enfant unique, les avez-vous déjà connues ? Quand cessent-elles, quand fait-on la paix avec ses propres contradictions ?

Pourquoi s'interroger et connaître ce manque quand tout va bien ? C'est comme accepter d'être heureux sans être vraiment dans la norme ? Et se dire que, physiquement et moralement, je n'étais pas faite pour supporter le poids d'une vraie famille ? Peut-être que ce choix de n'en avoir qu'un n'est pas anodin, et que je ne pourrais en supporter qu'un ? C'est vrai que les mamans aux multiples ne me donnent la plupart du temps pas envie, je les perçois souvent comme 'perdues' dans leurs enfants.

Comment m'analysez-vous les magic-mamans ? Est-ce que mon cas est irrémédiablement perdu ?

(je remarque que j'ai souvent utilisé les termes de 'perte' et de 'liberté', mais aussi de 'deuil', c'est un peu négatif tout ça).
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86733
b
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