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Derriere la porte (one shot gay, participatif)

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 09/06/13 | Mis en ligne le 05/06/14
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Bon allez je me donne sur une seconde version qui me trottait dans la tête. Et comme cette fois j'ai lu tout le monde, je sais que cette idée n'a pas déjà été exprimé … sauf si j'ai oublié quelqu'un poisson rouge me voilà. Alors le but dans cet OS c de mélanger bisounours et drama . Bonne lecture. Derrière la porte. Introduction. Seul dans sa chambre, le petit Robin est assis sur le sol. Autour de lui, il a répandu la moitié de son coffre à jouets, les mille trésors qu'il renferme. Figurines, petites voitures, Legos par dizaine… Il s'empare tout à coup d'un personnage noir, style Dark Vador, un gros méchant comme on en voit parfois dans les dessins animés qui passent à la télé. Armé de sa figurine, Robin s'agenouille et commence à faire voler dans les airs le bonhomme qu'il tient à la main : — Pfffffffffffiouh et le monstre passe à l'attaque ! Bam ! Baaaaaam ! Le méchant fait alors tomber un à un les pauvres innocents que l'enfant a pris soin de disposer sur la moquette de sa chambre. Le tout, bien sûr, à grand renfort de bruitages multiples et variés traduisant la violence des combats. Heureusement, les héros préférés du petit garçon ne sont pas loin et surgissent dans sa main gauche : — Nous ne te laisserons pas faire ça ! Rends-toi ou c'est la guerre ! Le méchant n'a même pas le temps de répondre que, déjà, les coups pleuvent de toutes parts. Mais Robin s'interrompt soudain, laissant ses personnages comme figés dans les airs, tandis que son regard se braque instantanément vers la porte… Version 28. Je viens d'entendre la porte de la maison claquer et des pas courir. BAM. Une autre porte qui claque. Papa et maman travaillent alors à cette heure-ci ça ne peut-être que mon frère qui rentre du lycée. Je regarde l'heure 12h20. Ça veut dire qu'il n'est pas resté manger. C'est étonnant parce qu'il ne devait pas rentrer avant 1h. Il a peut-être voulu rentrer plus tôt pour que nous mangions ensemble. Ouais, mon frère, il est trop génial. Tout le monde voudrait l'avoir comme ami, mais moi j'ai la chance d'être son petit frère. Il vient de rentrer au lycée avec deux ans d'avance parce qu'il est super intelligent. Et puis, il est sportif, à chaque fois les gens veulent l'avoir dans leur équipe. Il en a de la chance, moi, je suis moins doué. Même si je suis plus jeune, je sais qu'à mon âge, il était déjà meilleur. Tout le monde le dit. Enfin, sauf papa et maman. Mais, dans la famille et aussi les maîtres, à chaque fois, ils disent qu'Ethan c'était et c'est toujours un garçon doué et gentil. Qu'il comprend tout et c'est tout faire. Que moi, je ne suis pas comme lui ! Et maman quand elle les entend, elle s'énerve et elle me dit que je suis très bien et que je suis moi et lui c'est lui. Elle doit croire que je suis triste mais ce n'est pas le cas. Je sais que mon frère est fort. Il est parfait, c'est un héros, c'est pour ça que c'est normal que je ne sois aussi fort que lui. Ce n'est pas grave car je suis content parce que c'est mon frère. Il joue avec moi, il m'explique mes devoirs, il me choisit toujours dans son équipe lorsqu'on joue avec les autres. C'est mon héros. Je me lève et vais le retrouver dans sa chambre. En tout cas, il rentre pile à temps parce que j'avais presque finis de jouer et j'allais me réchauffer le plat que maman m'avait préparé. Je frappe à la porte mais pas de réponse. Surprenant, il répond toujours. J'hésite à frapper… mhum nan je rentre. Il est là, allongé sur son lit, la tête dans l'oreiller. Bah qu'est ce qu'il fait au lit à cette heure-ci. — Grand frère, ça va ? M'inquiété-je en m'approchant de lui. Il se redresse en me tournant le dos et je vois bien qu'il se frotte les yeux avant de se retourner. Il a les yeux rouges. — Tu as pleuré ? Demandé-je. — Ce n'est rien, me sourit-il tristement. Ça va toi ? — Oui. Tu es déjà rentré parce que tu ne devais venir que dans 1 heure avec Timothée. Il n'est pas là ? Il arrive tout à l'heure ? — Non, il ne viendra pas. Il a une copine. Maintenant, il n'en aura plus rien à faire de moi, dit-il en baissant la tête et respirant fort. — Bah et alors ? Moi aussi, j'ai une copine ça ne m'empêche pas d'aller chez mes copains. Ça le fait sourire. — Tu as raison mais il voudra passer du temps avec elle. C'est normal de vouloir passer du temps avec la personne qu'on aime. — Bah, il suffit qu'elle vienne aussi. Tu vois, comme dit papa "il y a toujours une solution à un problème" , conclu-je fièrement de trouver une solution. — Oui mais… je… j'ai pas envie… c'est compliqué. Tu ne peux pas encore comprendre. Allez va manger. — Ok, fis-je résigné. On mange ensemble ? — Oui, j'arrive. Je vais me rincer le visage, répond-il en se levant. Bah qu'est ce qu'il fait ! J'ai déjà mis la table et réchauffé le plat. Ça va être refroid. — EETTTHHANN, l'appelé-je. Rien. Bon j'y vais parce que j'ai faim et c'est vraiment idiot de manger seul quand on peut manger avec quelqu'un ! Je pousse la porte de la salle de bain qui n'est pas complétement fermée et je le vois debout les yeux dans le vide à regarder l'eau couler. L'armoire à pharmacie est ouverte et il tient une des boîtes que maman et papa m'ont interdit de toucher. J'ai soudainement peur. Il y a un an mon cousin, Simon, avait été dans la même armoire de ma tante, on croyait que c'était des bonbons. Moi, je n'ai pas osé en prendre. Maman ne voulait déjà pas mais il avait faim. Alors il en a pris quelques uns et comme il m'a dit que c'était pas bon, je n'en ai pas pris. Sauf qu'après, il s'est pas senti bien. J'ai tout de suite appelé mon frère qui sait toujours quoi faire. Il l'a fait vomir et appeler le camion de pompiers. Il est super leur camion, tout rouge. Je suis même monté dedans. Ils ont fait ça car mine de rien, Simon m'a fait peur. Il était tout malade mais le monsieur pompier a dit que mon frère l'avait sauvé et qu'il irait bien. Il est passé pour un héros. J'étais très fier de lui mais j'ai bien vu que ça avait été grave. Alors pour me rassurer, le monsieur m'a fait monter dans leur véhicule. Après, maman, elle m'a fait promettre de ne plus toucher à cette armoire. Elle a même mis un cadenas à codes. Et mon frère, il connait le code. C'est normal, c'est un grand. Mais, là, maintenant, il me fait peur. Si, lui aussi, il tombe malade. Ou alors, il est malade, c'est pour ça qu'il était dans son lit, et il est venu ici se soigner ! Mais alors pourquoi il semble si mal ? Je vois bien que là, il n'est pas normal. Lui, qui sourit et rie tout le temps. En plus, il ne me remarque même pas. Je sais… Je cours jusque dans sa chambre… YES, je trouve son portable. Je n'ai pas le droit de prendre le téléphone des autres sans autorisations mais Ethan m'a dit que parfois ça vaut le coup de se faire punir ! Je cherche et trouve facilement le numéro… — Salut, mais t'es où ? S'inquiète celui qui décroche. On se voit toujours chez-toi ? — Timothée, c'est Robin. — Robin ! Mais qu'est ce que tu fais avec le portable de ton frère ? — Bah Ethan est bizarre. Il est tout triste. Je crois qu'il a pleuré et là il ne va pas… — … j'arrive, me coupe-t-il subitement avant de raccrocher. Bon, bah, je fais quoi pendant ce temps ! En plus, c'est mal poli de couper la parole. Pa' me le reproche tout le temps. En plus, j'avais besoin de parler !!!! Tant pis, je vais voir Ethan… Il a coupé l'eau mais il se regarde dans le miroir. La boîte est ouverte… — Ethan, tu me fais peur, dis-je en m'approchant tout contre lui. Il sursaute en sentant ma main sur son bras. Il me regarde. Son regard est profond et intense… — Tu me fais peur. Ethan. Dis tu restes avec moi. Hein ? — Oui. Pardon. Je. J'étais perdu. Mais tu es là. T'inquiètes pas ça va aller, me rassure-t-il en vidant sa main dans la poubelle. Allons manger. Ding Dong. On a à peine le temps de se lever pour aller à la porte qu'elle s'ouvre sur un… Timothée à bout de souffle le regard affolé. — Tim ? S'étonne mon frère. — Ethan ! Ça, ça va ? S'enquit-il immédiatement. — Euh oui, rougit-il. Mais qu'est ce que tu fais là ? — Ton frère m'a appelé. Il était inquiet. Ethan se retourne vers moi d'abord surpris mais finalement il me sourit. — Ce n'est rien. Juste une migraine, explique-t-il. Ce n'était pas une migraine. Je sais ce que ça fait. Enfin, non j'en ai jamais eu. Mais, maman et Ethan oui, et ils ne sont pas comme ça. Je les vois tous les deux debout à éviter de se regarder. Mais ils ont quoi !! — Dis Timothée. Pourquoi tu ne veux plus venir à la maison ? — Hein ? Mais ce n'est pas vrai ! Répond-il. Pourquoi tu dis ça ? — Non laisse, tente d'intervenir Ethan. — Parce qu'Ethan a dis que tu avais une copine. — Je n'ai pas de copine, me réfute-t-il. — Ah, Ah bon ! Tu n'es pas avec Claudine ? S'étonne Ethan. Elle m'a dit que vous étiez ensemble depuis ce matin. — Non. Non, je ne suis pas avec elle. Et, je ne sortirai pas avec elle, conclu-t-il catégorique. — Ah, répond bêtement Ethan. Mais qu'est ce qu'ils ont à se regarder bêtement sans rien dire. Ils sont bizarre. — Heu tu veux rester manger ? Demande timidement Ethan. — Mhummhum, murmure Timothée. Ils évitent de se regarder. D'habitude, c'est l'inverse. D'ailleurs, ils me font penser à papa et maman. — Vous avez quoi tous les deux ? — Rien. Pourquoi tu dis ça ? Me questionne mon frère. — Vous êtes amoureux ? Timothée se met à cracher l'eau qu'il avait dans la bouche. Beurk c'est dégueulasse. Mais non faut pas dire ça. Tu embêtes Timy… euh Timothée, tente-t-il de se raccrocher. Il aime les filles. — Pas nécessairement, rétorque-t-il timidement. Heu c'est très bizarre car ils se regardent et ne disent rien. Ils vont rester comme ça combien de temps ! — Mais vous avez quoi tous les deux ? Insisté-je. — Hein euh rien, bégaie mon frère un très large sourire aux lèvres. Mouais ! Mais bien sûre. Bon, je me lève pour chercher la sauce parce que si je compte sur eux ce n'est pas de suite que je pourrai manger… Hé mais, ils se touchent les pieds. — Vous êtes amoureux ! Annoncé-je sûr de moi. Mon frère et Tim se retournent en même temps vers moi les yeux écarquillé. Oh c'est rigolo, ils ont exactement la même tête. — Mais, mais non. Ne… Il ne faut pas dire… tente en vain de m'expliquer mon frère. — Mais si, vous vous touchez les pieds. Et Tonton, il a dit que quand on aime, on touche le pied de l'autre sous la table. Et puis, en plus vous avez le même air idiot que papa et maman. Comme quand il lui a fait un cadeau à la fête des amoureux. Donc tu vois, fis-je catégorique. Timothée éclate de rire. — Hé bah, ton frère n'a pas besoin de porter de lunette. — Ecoutes Robin, m'interpelle Ethan en se mettant à genoux à côté de moi. Heu oui, je suis… il se retourne vers Tim avant de reprendre… amoureux de lui. Mais ça ne doit pas se savoir. — Pourquoi ? Parce qu'on est des garçons ! — Et alors ? — Et bien, on est pas un garçon et une fille comme papa et maman. Nous, on est deux garçons. — Et alors ça change quoi ? Vous vous aimez. C'est quoi le problème ? Je vois que mon frère ne sais pas trop quoi répondre et se tourne vers Timothée qui reprend la parole. — Parce qu'il y a des gens qui pensent que deux garçons ne peuvent pas s'aimer. — Bah si, ils peuvent. La preuve vous vous aimez ! — Heu oui. Mais, il y a des adultes qui sont contre. — Mais pourquoi ? Tu comprendras en grandissant et t'entendras des gens dire des choses méchantes parce que pour eux ce n'est pas normal. Ah la la mais qu'est ce que c'est compliqué un adulte. Je ne comprends toujours rien. — Je ne crains pas les parents mais vaut mieux ne pas leur en parler. Juste pour que je m'assure qu'il n'y ait pas de problème, s'inquiète un peu mon frère. — Oh ils le savent… — Quoi ? Panique Ethan. — Oui, j'ai entendu un soir Maman dire à Papa que vous étiez mignon tous les deux et que si t'étais comme papa vous ne serez jamais ensemble alors papa a répondu qu'il fallait espérer que Tim soit entreprenant comme elle ! Sur le coup, je n'avais pas compris mais maintenant, c'est plus clair. Je vois Ethan et Tim complétement sidérés mais aussi très heureux. On dirait que c'est le jour de noël pour eux. M'enfin, faut pas exagérer non plus. Ils n'ont pas eu de cadeau !!! — En tout cas, moi, je ne veux pas être amoureux comme les adultes. Vous devenez très bête ! — Je ne te le fais pas dire, mon petit héros, rigole mon grand frère qui m'attrape dans ses bras et me serre fort. Je suis son héros ! Ouahou !
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530317
b
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