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Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 29/01/11 | Mis en ligne le 24/07/12
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Je fais quand même un peu de commentaires là dessus, ou plutôt j'ai envie de poser des questions kesskispass. Citation : Bonjour. Je lis ce post depuis quelques temps… on est pas tous du même avis c'est certain… Pour en revenir au depart, c'est à dire à ce gamin dyslexique et au fait qu'il ait été puni parce que son travail n'etait pas fini… ou parce qu'il est agité, et non concentré… Là tu démarres déjà avec un grand classique des troubles "dys", cette grande plasticité des symptômes : ici lenteur, concentration, agitation qui donne souvent une impression de foire à la brocante… Qu'est ce que ça veut dire, qu'un enfant est "agité" ? Des enfants "agités" dans certaines classes tu en trouves 22 sur 27, les autres étant parfois trop aussi, mais trop peu agités… Est-ce que l'agitation du petit kévin estampillé "dys" ceci va devoir être tolérée (mais souvent on a même pas le choix, je te dirai) … alors que l'agitation de ceux qui n'ont pas la chance d'être estampillés "dys" ne sera pas acceptée ? Quant à la "concentration", qu'est ce que c'est de même ? Tu vas voir des gamins absolument incapables de ce concentrer sur du scolaire, incapables d'organiser quoi que ce soit mais à l'inverse faisant preuve avec leur collection d'images de footballeur ou de mangas japonais d'une capacité étonnante à mémoriser des tas de choses, d 'organiser des classeurs entiers d'une façon parfaite… etc… Bref, au -delà de la "concentration, ne peut-on pas parler de motivation et de désir, comme si la "concentration " était une capacité mécanique opérante dans toutes les situations. Il y a des jours où je ne peux pas me concentrer sur mon boulot, mais bizarrement ça disparaît si je vais faire des recherches sur internet pour mes prochaines vacances ! Citation : Le fait est que la dyslexie, n'est pas d'origine psychologique, ni sociale, comme on me le demandait au début lorsque je faisais examiner ma fille… (mon boulo, ma vie, y a t'il des livres dans ma maison, est ce que j'ai dejà lu des histoires à ma fille la dyslexie est un trouble des apprentissages… D' où tu affirmes ça ? Il y a plusieurs sons de cloche à ce sujet… Il me semble prudent de ne fermer aucune porte. L'enfant peut aussi choisir la lecture comme symptôme, comme terrain d'affrontement avec ses parents justement parce que la lecture, le savoir, l'école sont importants pour les parents. De même qu'avec des parents gavants le conflit se portera sur la nourriture . Citation : Alors oui, en classe il faut expliquer aux eleves qu'un enfant dyslexique n'a pas le même acces aux mots qu'un autre… On peut donner comme exemple, une page sur laquelle on aura écrit des phrases, un probleme, sans couper les mots, ou en les coupant au milieu d'une syllabe, en y ajoutant des mots etrangers et quelques signes chinois… On demande ensuite aux enfants de dechiffrer le texte et de comprendre le probleme qui y est demandé… c'est long et compliqué… et bien c'est ce rapport là qu'on les enfants dys à la lecture et à l'ecriture… Là encore je trouve que tu mets les enfants dyslexiques dans le même paquet… Le trouble a l'air bien cerné, identifié, mais sur le terrain ce n'est pas comme cela que ça se présente. Il n'y a pas deux dyslexiques semblables. C'est ce qui d'ailleurs je pense a fait un peu baisser les bras à beaucoup d'enseignants. Il voyaient des enfants fort différents étiquetés de la même manière, chez certains c'était le comportement, chez d'autres la concentration, d'autres la lecture etc… Comment s'y retrouver ? Citation : On peut donc comprendre qu'un enfant dys soit plus lent, que sa concentration soit plus dense et donc moins longue, qu'il fatigue plus vite, et que son besoin d'aide ne soit pas du favoritisme… . Il faudrait que je te cherche ça dans nos instruction officielles, Kesskispass, mais normalement, un enseignant doit tenir compte du rythme de l'enfant, qu'il soit étiqueté ou pas "dys"… C'est un des dangers du "dys" je trouve, c'est qu'on peut laisser pour compte les enfants dont les parents s'en fichent de prendre X rendez-vous avec des spécialistes… Un enseignant digne de ce nom prend les élèves au point où ils en sont et non au point idéal ou ils devraient être. C'est écrit noir sur blanc dans les textes concernant notre métier. Ça fait vingt ans qu'on me le répète dans toutes mes formations. Vu l'hétérogénéité de beaucoup de classes d'ailleurs, je ne vois pas trop comment on pourrait faire autrement ? Citation : Du coup, on lui donne moins d'exercices à faire que les autres, comme ça il y passe le même temps et finit le travail demandé… On peut aussi lui lire les questions à voix basse pour qu'il n'ait pas besoin de dechiffrer la dite question avant de commencer à y repondre… ainsi chacun gagne du temps… Si dejà l'instit faisait ça, ça gagnerait du temps et ça eviterait bien des punitions… Et si on évitait les punitions pour TOUS les élèves qui n'y arrivent pas du premier coup, et pas seulement pour les dyslexiques ? Moi ça m'inquiète, cette espèce de fixation d'un symptôme. N'est-ce pas une sorte de stigmatisation, même positive ? Citation : Et envisager une approche de la lecture et de l'ecriture d'une maniere differente, c'est aussi du ressort de l'ecole… Quant aux enfants, ils n'ont pas vraiment le choix… ils sont differents, ça se voit en classe, et ils sont bien obligés de l'assumer… D'une manière différente ? C'est à dire ? Est-ce possible par ex que dans un CP de 27 élèves il y ait 2 méthodes, une pour les "dys" une autre pour les non dys ? Est-ce possible. Des aménagements sans doute… Une chose me semble quand même occultées là dedans . D'abord il y a actuellement ce qu'on appelle le soutien scolaire (2 h par semaine). Or on est pas sensés prendre en soutien des enfants étant déjà en soutien extra-scolaire ou en consultation psy… Donc certains enfant pour faire 1/2 h d'orthophonie saute 2 heures de soutien pourtant efficace . Ensuite, un grand classique : dès que le problème est identifié "dys" et donc médicalisé, le réflexe de beaucoup d'enseignants c'est de passer la patate chaude au "spécialiste" et de se croire dispensé d'y réfléchir. Ce qui est d'ailleurs assez logique plus que l'enseignant n'est pas spécialiste et que si on a inventé le spécialiste c'est un peu la preuve que le trouble n'est pas du ressort du scolaire. La culpabilité n'est pas, loin de là, la spécialité des parents. Toute enseignant "normal" culpabilise peu ou prou quand il n'y arrive pas, et la médicalisation du problème est naturellement une vraie aubaine pour sa culpabilité… La voilà qui se dissout comme les nuages bretons dans un anticyclone. Parents et enseignants finalement même combat la médicalisation à outrance des troubles de lecture sert tout le monde, donc. Parents, enseignants, spécialistes en tout genre bien sur . Les enfants là dedans ? Je ne suis pas certain qu'ils soient tant que ça bénéfiaires… J'ai un petit élève, comme ça, très immature, très couvé, véritable bébé de ses deux grandes et excellents scolairement soeurs jumelles,… qui va comme ça tel après midi 1/ 2 h voir l'orthophoniste… Il y aurait sûrement autre chose à faire que ça, de l'orthophonie… C'est l'orthophoniste elle même qui me l' a le dit d'ailleurs… Mais elle ne fait pas que ça non plus justement… Alors tout le monde est content…
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280264
b
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