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Questionnement sur les hqi, sur leur perception de leurs facultes - intelligence

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 30/05/13 | Mis en ligne le 29/05/14
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Bonjour à tous, Je me présente, je suis Leto Mandrake, Anartiste chronique, poseur de questions aïgu, éternel affamé de réponses et d'enrichissement culturel, intellectuel et social. Je me permets d'ouvrir cette page pour débattre avec qui le souhaitera sur un sujet qui m'interpelle depuis quelques temps. Je lis des articles sur des personnes au QI supérieur à 130, leurs problèmes notamment, car le ressenti le plus exprimé, à mon sens, ce n'est qu'une analyse fondée par l'analyse de plusieurs témoignages sur internet, donc dénué d'une totale véracité, le mensonge étant plus aisé derrière son écran (mais c'est un autre débat^^). Pour revenir à mes interrogations, beaucoup de ces personnes revendiquent leurs facultés comme étant "une malédiction", "un boulet au pied", "la cause de tous leurs malheurs", certains envient les "idiots" (je déteste ce terme de plus il est insultant envers ceux qui souffrent de débilité ou d'attardement mental sévère) d'autres cultivent un égocentrisme aberrant, fondé sur une pseudo-philosophie dont l'énoncé est le suivant : " Je n'ai pas d'amis, pas de femme, un boulot que je déteste, j'ai échoué dans mes études, parce que je suis surdoué et que ça rend la vie très dure d'être supérieur à d'autres… " Ce postulat est navrant et ubuesque. En effet comment certains osent-ils se plaindre d'avoir des prédispositions qui leur permettent, pour certains, d'avoir toutes les clés en mains pour accomplir leurs plus hautes ambitions, et mener une vie paisible et heureuse ! Pour appuyer la réflexion je vais faire le parallèle avec mon expérience personnelle : Je possède un QI de 142, dépisté par mes professeurs en Troisième, à cause de l'incohérence entre mes capacités intellectuelles (capacité d'analyse, de réflexion et de mémorisation élevées) et mes résultats scolaires (5 de moyenne, j'étais en clair en échec scolaire évident ! ). Mes parents m'ont toujours soupçonné comme étant précoce, voire surdoué depuis mon entrée à l'école, en effet (et je le dis en toute sincérité) , à trois ans, je savais parfaitement lire, écrire, compter (écrire fut plus compliqué, car j'ai une écriture tellement horrible qu'elle ferait passer l'écriture hiératique pour l'abécédaire de Dora l'Exploratrice, ça porte un nom mais je ne m'en souviens pas, mais en gros mon cerveau va plus vite que ma main, résultat j'écris comme un cochon^^) à huit ans je dévorais des kilos de livres, du Voltaire, De Musset, Victor Hugo, De Balzac, je m'intéressais à tout que ce soit l'astronomie, la philosophie, les sciences, la musique, l'écriture. Bref, j'étais curieux de tout, toujours à apprendre quelque chose mais aussi de comprendre ce que je lisais et de sortir des expressions, de lire un livre de trois cents pages et d'en ressortir plusieurs passages au mot près six mois plus tard sans l'avoir relu entre deux et d'afficher une certaine "maturité intellectuelle" déconcertante pour un enfant de huit ans. Mes parents ont catégoriquement refusé de me faire sauter des classes à plusieurs reprises et à me faire passer des tests de QI jusqu'à mes quatorze ans où je dus le passer pour éviter l'exclusion pour Glandage Intensif motion Bordélique notoire. Mes parents voulaient que j'ai une scolarité normale, avec des copains de mon âge, à un rythme normal et surtout que je ne sois pas perturbé par toutes ces notions de QI, de niveau supérieur que malgré 142, je ne pouvais clairement comprendre vu que j'étais encore très jeune. Cette prise de position de mes parents fut d'un bon sens indéniable et avec du recul fondé sur la sincère volonté de me voir m'épanouir comme les autres enfants, cependant elle ne me fut pas profitable, je m'ennuyais d'une puissance ! Je ne trouve pas d'adjectif assez fort pour l'exprimer. Je m'ennuyais car mes petites cellules grises fonctionnaient en sous-régime ce qui me permettait d'avoir 15 de moyenne sans quasiment (soyons honnêtes) rien foutre ! Je ne veux pas dire que je savais tout d'avance, non ! J'apprenais de nouvelles choses comme tout le monde, cependant là ou certains avaient besoin d'une heure pour assimiler, comprendre et mémoriser un cours, il ne me fallait que dix minutes (c'est une hyperbole bien sur, c'est pour dire que je comprenais vite.) Et je suis quelqu'un qui adore la complexité, les défis intellectuels, je ressens le besoin permanent de mettre tout mon cerveau au travail pour comprendre le monde, et quand je parviens à assimiler un concept que je trouve compliqué, quand pour apprendre je dois travailler dur et me surpasser, j'en tire une fierté immense, qui me donne envie d'apprendre plus et encore ! Il m'a fallu plusieurs années pour bien assimiler cette petite particularité qui fait de moi, non quelqu'un d'unique ou de supérieur, mais quelqu'un de différent, je pense, analyse, comprend les choses peut-être différemment des autres, aujourd'hui, grâce à un travail sur moi-même, une introspection longue et minutieuse, j'ai fini par comprendre ! 142, n'est rien de moins qu'un banal nombre ! Je pourrais être l'idiot du village que ma vie n'en aurait pas été meilleure ou pire ! J'ai cessé de voir mes capacités intellectuelles comme un fardeau ou comme la cause de mes anciens problèmes. La vérité, et cette vérité s'applique à tous les surdoués qui passent par cette étape, c'est que l'échec scolaire c'est nous qui la provoquons, pas ce chiffre aussi haut soit-il. Le secret de la réussite quelle soit professionnelle ou personnelle c'est le travail ! L'intelligence ne définit en rien une personne, l'intelligence sans le travail c'est comme une voiture sans moteur, même si c'est une Ferrari, elle n'avancera jamais ! J'ai fini par intégrer le fait qu'être intelligent était un réel bonus pour m'accomplir en tant qu'homme, j'ai appris à maîtriser ce bonus, en étalant ma science à bon escient et en me taisant également à bon escient ! Alors que diantre ! Que les HQI arrêtent de se plaindre de leurs facultés ! Ce sont ces mêmes facultés qui peuvent nous permettre d'accéder à une vie meilleure, car moi depuis que j'ai arrêter de définir ma vie par rapport à ce fichu 142, j'ai enfin une vie paisible et heureuse, avec une femme, des amis, des études qui me passionnent, oui je suis surdoué, mais ce n'est pas un fardeau, ni une malédiction, ce n'est ni bien, ni mal, c'est comme ça, je suis né avec. Accepter ce fait est la vraie solution, il faut d'abord se comprendre, car un QI aussi élevé puisse-t'il être comment pourrait-il comprendre le monde et s'y intégrer si d'emblée il ne se comprend pas lui-même ? Voila, après ce long monologue, j'aimerais connaitre vos impressions, selon vous, les surdoués sont-ils "bénis" ou "maudits"? Ont-ils raison de se plaindre ? Pourquoi selon vous ne peuvent-ils s'empêcher de se mettre en situation d'échec alors qu'ils ont tout pour ne pas l'être ? Pourquoi s'enferment-ils dans cette "bulle d'intelligence" qui les persuade d'être toujours incompris ? Tout les avis seront les bienvenus, du moment qu'ils sont étayés un minimum. J'espère que cet "article" éveillera votre curiosité et des réactions comme ceux que j'ai pu lire l'ont fait. Leto Mandrake, Anartiste.
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529325
b
Moi aussi !
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