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Hier femme-passion, aujourd'hui maman-solo - Vie de couple - vie

Témoignage d'internaute trouvé sur magicmaman
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Bonjour à toutes, J'ai 35 ans et suis maman d'une petite fille de 15 mois que j'élève seule. Situation pas toujours facile à vivre, mais mon bébé me donne la force de tenir le coup et de me battre.Voici mon histoire :

Lorsque j'ai fait la connaissance de son père, je savais qu'il était marié et que sa femme allait accoucher dans les mois à venir. En toute connaissance de cause, j'ai cependant succombé à ses avances… et suis tombée follement amoureuse de lui.

Nous avons vécu une relation passionnelle durant 2 ans et demi. Ses nombreuses promesses, d'ailleurs sincères sur le moment, entretenaient l'espoir que j'avais de construire un jour quelque chose avec lui. Je voulais y croire.

Jusqu'au jour où il m'annonce qu'il allait être papa pour la deuxième fois. Je l'ai quitté sur le champ, déterminée à m'en sortir. Mais comment peut-on résister à l'homme que l'on aime plus que tout ? Il m'a supplié en larmes, a fait intervenir des tierces personnes, a informé sa femme de notre relation et de son désir de faire sa vie avec moi. Je pouvais imaginer le choc qu'elle subissait, mais rien ne pouvait me raisonner. Lorsqu'il m'a prise dans ses bras, le monde aurait pu s'écrouler autour de moi. J'ai replongé.Puis les promesses non tenues ont refait surface, les délais repoussés se multipliaient. Sans plus vraiment y croire, je m'y accrochais pourtant encore. Chaque fois que je le quittais, il me recherchait, et je craquais.Son deuxième enfant est né. Depuis, il s'était installé dans un appartement seul. Ce n'était pas lui qui avait quitté sa femme, c'était elle qui avait demandé le divorce. Mais peu importe. Pour moi, notre relation commençait à voir le jour. Sans pour autant vivre ensemble, nous avons connu ensemble des moments d'accalmie, parsemés d'espoir et de projets. Ce fut durant une de ces périodes que nous avons décidé de concevoir un enfant. Je découvrais pour la première fois le désir de maternité. L'amour que j'éprouvais pour cet homme était plus fort que la raison, plus fort que la morale, plus fort que tout.Deux mois plus tard, j'étais enceinte. J'étais folle de joie, mais il n'a pas montré le même entrain. J'ai vécu une grossesse physiquement très facile, mais moralement plus qu'éprouvante avec un futur père présent par intermittence. Toujours ces moments intenses et ces périodes de grande solitude. Je me sentais aussi faible que je n'était forte au début de notre histoire.Le jour de l'accouchement est arrivé. Je n'oublierai jamais le "BON COURAGE" qu'il m'a lancé lorsque je lui ai téléphoné. Après une césarienne en catastrophe, ma petite Manon est née. Son père nous a fait deux visites de courtoisie à la maternité, puis encore deux autres à la maison, à ma demande. Et un jour, il est venu m'annoncer que j'avais beaucoup compté pour lui mais qu'il ne ressentait rien pour cet enfant et que de surcoît, il doutait de sa paternité. J'ai alors cessé toute relation avec lui. Manon avait trois mois.Je ne l'ai plus jamais revu. Nous n'habitons pas la même ville. Je sais qu'il est aujourd'hui divorcé, qu'il a la garde de ses deux autres enfants tous les quinze jours, et qu'il s'est installé avec une femme… divorcée avec deux enfants !

Ma vie se résume aujourd'hui à très peu de choses entre les courses, la nounou, le médecin, le bureau, et les soirées télé.

Ma petite puce est ce que j'ai de plus précieux. Ses sourires malicieux, ses éclats de rire, ses petits bras potelés qui enlacent si fort, ses regards si éloquents, sont pour moi la plus belle preuve que mon existence vaut le coup d'être vécue.Toute personne n'ayant pas connu la passion ne pourra comprendre cette histoire. Avec le recul, je sais aujourd'hui que ça ne pouvait que se terminer de la sorte. La passion est une drogue. Ses effets sont éphémères et destructeurs.

Je ne regrette rien, surtout pas l'existence de ma fille.

Mais je ne peux m'empêcher de culpabiliser.

Par rapport à lui : Je me pose tellement de questions auxquelles je ne trouve aucune réponse. Pourquoi ? Comment accepter sans comprendre ? Le plus terrible est qu'il me manque encore atrocement et je suis consciente que le deuil va être long. J'aimerais tellement ne plus me réveiller avec cette angoisse qui me noue l'estomac.

Par rapport à ma fille : Comment répondre à ses questions ? Comment l'aider à affronter les autres ? Dois-je relancer son père ? (Je lui ai envoyé une photo à Noêl sans réaction en retour). Une lettre ? Pour lui dire quoi ?

Dois-je entreprendre une recherche en paternité ? (je sais qu'il me reste encore un peu de temps). Si oui, dans quel but ? Clarifier sur papier les origines de ma fille ? Obliger son père irresponsable à subvenir à ses besoins ? Je ne sais quelle direction prendre pour qu'enfin ma vie ne rime plus quotidiennement avec culpabilité. Et j'ai vraiment besoin d'aide.Merci à toutes celles qui ont lu mon message jusqu'au bout (Désolée, j'ai pas pu faire plus court, et encore, j'ai abrégé ! ) J'adresse personnellement un petit coucou amical à Karine qui, j'ai pu le constater dans une discussion parrallèle sur ce site, vit une situation tristement similaire.J'attends de vos nouvelles.
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b
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