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Je n'ai jamais eu ma place dans sa vie

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A mon tour de vous exposer mon chagrin qui me chavire depuis quelques semaines. Après un divorce douloureux et un retour en france (longtemps expatriée) , je me suis laissée quelques années de répit amoureux. Des histoires sans m'investir, pour le plaisir et pour que le deuil de ma vie d'avant soit bien digéré. (toujours quelques peurs en suspend… mais bon ! Ça ne frène pas pour tout ! ) Jusqu'à ces deux dernières années ou j'ai rencontré un homme qui a deux filles dont il n'a pas la garde, seulement un week end sur deux et la moitié des vacances. Une jolie rencontre et une histoire d'amour ou l'on s'est choisi tous les deux, dans un timing à peu près "idéal" (y en a t'il un idéal) ? Nous avons pensé que tous les ingrédients (malgré les calages) étaient réunis pour avancer ensemble. Mais n'ayant pas d'enfants , (pour des raisons de santé) j'ai surement fais preuve d'une certaine naiveté et trop d'optimisme. J'ai peut être aussi fais l'erreur de lui dire trop tot et par soucis d'honneteté avec mes 36 ans bien sonné que j'aimerais un enfant ou en adopter un (c'etait un des litige entre mon ex mari et moi) … Mon amoureux, lui n'en voulait pas spécialement mais n'était pas non plus catégorique. Il ne savait pas vraiment. Au jeu du ni oui ni non ! On répond peut être ! Pendant ces deux ans, Je ne vivais pas avec lui. J'ai essayé doucement et patiemment avec beaucoup de discussions et quelques tensions de trouver ma place dans cette famille. Sans révolutionner le sytème et en ménageant les suceptibilités, (par exemple, je les laissais avec leur papa le vendredi et samedi un we sur deux pour qu'ils gardent ce temps partagé ensemble) , nous avons essayer de nous apprivoiser dans cette nouvelle vie. [b]Il m'a demandé de l'aider à redécorer sa maison (nous avions des gouts similaires et complémentaires) , de l'aider dans son jardin (objectif atteint, on dirait le jardin des plantes ! ) , d'organiser des vacances (super vacances avec une belle entente) je l'ai fais et des liens se sont tissés. Mais pendant 15 mois environ, cela s'est avéré difficile car les deux petites étaient (malgré le peu de temps dans la maison) en toute puissance, faisant systématiquement, pardonnez moi l'expression,"pipi" sur leur territoire (personne n'a habité la depuis le départ de la mère pour un autre homme depuis 2003) ; Même si le papa a aussi connu quelques histoires sans engagement, Il disait avoir fait le deuil de son mariage. (A confirmer ! ) Donc, pas facile de trouver sa place dans tout ça… la grande me faisait même mon lit dans la mezzanine au départ… et regardait si j'étais dans mon lit la nuit (si, si ! ) … jusqu'à ce qu'on leur dise aux deux louloutes que j'en avais marre de dormir avec les loirs (!) et que je serais mieux dans les bras de mon amoureux, qu'il les aimait aussi, bla bla… bref, tout pour rassurer deux petites filles inquiètes et un brin jalouses. Le hic, c'est que leur papa, très déprimé après le départ de leur maman, les a mis en situation de parentalisation, elles ont remplacé celle ci. L'ainée faisait notre lit, le ménage, un peu de repassage (11 ans à l'époque) , non non vous n'êtes pas dans les misérables ! Rappelait à son papa qu'il fallait sortir les poubelles, préparait l'apéritif pour les invités (etc) , bref, les taches dépassaient largement le cadre de la participation aux taches familiales ! J'ai quand même halluciné quelques fois et j'étais encore mal à l'aise après quelques mois d'être sans cesse l'invitée du we ! Même si je m'imposais et qu'il m'aidait à le faire délicatement. Je vous passe les mesquineries qui m'ont agacé je l'avoue mais que j'ai surmonté grâce à l'aide du papa qui m'a aidé dans cette tâche dont je ne voulais pas mais qui faisait malgré moi des ricochets sur les autres par le fait de trouver ma place. ("sorcière malgré soi !? ) On en a toujours parlé en toute sincérité et il a reconnu ses erreurs… Et l'ex dans tout ça me direz vous ? , et bien, la maman, qui a refait sa vie a passé 2 ans à faire du "minage" souterrain pour bien montrer qu'elle était encore l'arbitre de cette jolie petite famille : coup de fil a répétition les week end, agressivité, changement de we à sa guise, vérification lors de nos sorties qui gardaient les filles (11 et 13 ans ! ) … et ça, même ces derniers mois ! Quelle énérgie ! (5 ans qu'il sont divorcés me dites vous ? ) Et le papa me demanderez vous ? Et bien, le papa, beaucoup de bla bla devant moi mais un petit profil devant l'ex… quelques haussements de voix de temps en temps, de la fermeté à certains moments mais un peu fuyant tout de même ! (ah les hommes…) soupirs… Et moi dans tout ça ? (assez empathique de nature, j'ai été aussi celle qui a qui on s'est confié, celle qui a dénoué les non dits du divorce de leurs parents, celle à qui on posait les questions… imposables à leur propres parents ! . Qui a gardé sa place, qui a été observée, qui a été accusée d'avoir changer les couverts de place (si, si ! ) … Bref, entre la décoratrice, la peintre, la rigolote, la médiatrice, la belle mère, l'amante, l'organisatrice, la créatrice… la chef d'entreprise… j'ai pété un cable ! La, j'ai commencé à prendre du poids… à ruminer,… surmenée… une déprime masquée… a dit le doc ! Et la silhouette d'une bouteille de perrier de surcroit ! Avec ma petite entreprise, je voyage souvent en asie, je fais le travail de 10 personnes, me débattant la semaine pour arriver à vivre de mon activité, payer mes charges… je m'assume seule. (je suis rentrée d'asie au rmi il y a 4 ans… j'ai tout reconstruit pas à pas, et j'en suis fière même si j'en ai bavé (oui, oui cosette ! ). ) j'ai commencé à me poser des questions du rôle que j'avais, qu'on me donnait… malgré moi ! … j'avais envie de me poser, d'avoir une famille car les relations étaient de mieux en mieux avec les petites, et mon amoureux je l'aimais… c'était plus dur avec lui car il est commercial, anxieux et ne vit qu'à travers son chiffre d'affaire (c'est légitime, je le respecte). On se voyait rarement la semaine. On se téléphonait beaucoup. J'en avais marre d'arriver avec mon sac les week end… quand je rentrais chez moi le lundi, j'avais tout mon boulot de retard, ménage que je faisais pas les week puisque j'étais chez lui. Et quand je parlais de projet de couple il ne voulait plus entendre le mot enfant, et balançait que j'avais des "impatiences", Bref, on a quand même fait un voyage tous les deux en asie. C'était sympa, on s'aimait malgrè tous ces calages. Là, j'en ai déduis par son manque de projet de vie qu' il avait son "compte", une amoureuse, une maison, des filles… mais moi, entre mon entreprise et mon désir de famille, je me sentais tiraillée et je n'y voyais plus clair. Il me manquait quelque chose. Un projet… habiter ensemble ? , j'y réfléchissais. Il faut dire que la configuration de départ qui a duré 15 mois ne m'a pas donné envie de vivre avec mon amoureux jusqu'à ce que les choses se posent et que je me sente enfin à ma place dans cette maison, et dans cette famille… dont la vie était en partie géré par l'ex ! (mais qui qu'en veut ? ) Et là ! Le drame en novembre : mon compagnon a un retrait de permis de conduire pendant 2 mois, en appuyant sur le champignon… 170 km/h… (il m'a dit que ce jour la, il était heureux, pensait à moi et avait fait un super chiffre d'affaire ! ) Cela prend des proportions catastrophiques, stress, angoisses, peurs… il est sous pression, son chiffre d'affaire, horreur, malheur… sa maman tombe malade, une opération qui se gate mais tout rentre dans l'ordre. Il récupère sa voiture deux mois après en attendant le tribunal en janvier ! Moi je travaille le we, décembre et juin sont les seuls mois ou je peux faire un méga chiffre si je ne veux pas être dépouillée par l'ursaff (!) je stresse avec mon entreprise, il me demande de faire les cadeaux de noel car lui doit rattraper son chiffre d'affaire (pas moi ! ) … je n'ai pas de salaire depuis des mois, je me débats avec cette entreprise, seule, , et mes charges doivent être payées ! Je déprime de plus en plus… je pleure souvent, épuisée… les relations sont tendues mais l'amour est toujours la… (enfin, c'est mon ressenti ! ) Le lundi soir, 17 décembre, il garde exceptionnellement ses filles, il apprend par elles que leur maman est partie en congrès… avec son chéri ! (le beau père d'habitude aurait gardé les filles). Il m'appelle, me dit qu'il a été piégé par son ex, que lui aussi devait partir en clientèle ce jour la, qu'il a un chiffre d'affaire à rattraper et passe sa colère sur moi… grosse colère ! Et là, j'en ai assez ! Je lui raccroche au nez dégoutée… je vois défiler deux ans d'effort, de travail pour harmoniser une relation, pour trouver un juste milieu en tout, pour écouter les petites, faire faire les devoirs, faire le deuil d'un enfant (j'ai du m'y résoudre) , faire marcher mon entreprise et me faire jeter à cause de son ex, de n'être là que pour la déco, les cadeaux, le dodo… c'en est trop pour moi. Je demande à récupèrer mes affaires., il ne s'excuse pas… je solde… cet amour, Complètement déprimée ! Je me sens perdue ! Il est hargneux et malheureux, moi aussi, annonce aux filles que c'est fini entre nous… elles pleurent, je l'ai su après. J'ai tous leurs cadeaux chez moi dans un sac, il n'en a pas voulu… je pleure… Il appelle ma soeur pour lui dire des horreurs sur moi, il est décu (moi aussi ! ) … je lui propose quand même de passer noel avec eux… il refuse ! Il dit qu'il ne veut plus entendre parler de moi. Je passe le 31 décembre, triste. Je pars travailler en asie, je pleure pendant tout le voyage, dans mon plateau, dans l'aéroport, dans les toilettes, dans mon coeur… une fontaine ! Après 3 semaines de travail et de détente, je me relaxe un peu, pas de nouvelles, je me remet en question mais j'ai la sensation d'avoir fait de mon mieux pour que ça fonctionne, que je ne suis pas invincible et que personne n'est parfait. J'ai beaucoup donné… je dois penser à moi. Je recois des mails adorables des deux petites, j'avais reçu des lettres après noêl, des "je t'aime", "c'est dur" "tu me manques trop", je te fais des millions de bisous"… rien de leur père… Je souffre et les petites et lui me manquent… terriblement. De retour en france, je sombre… j'ai froid au coeur, dans les os, j'ai des soucis de santé. Je décide d'arréter mon entreprise car je paye trop de charges et je suis épuisée… je cherche du travail. Je vivote… les petites m'écrivent toujours autant, plein de belles choses. Je prends mon courage pour l'appeller, émue, au bout de deux mois de silence. Il est odieux au téléphone "à part le deuil de l'enfant, c'est quoi tes problèmes persos" ! " viens pas me faire chier"… je ne reconnais plus l'homme que j'aimais il y a deux mois. Agressif, rancunier et de mauvaise foie ! Il m'accuse d'être responsable de son retrait de permis, de n'avoir jamais voulu habiter avec lui (il ne m'a jamais proposé ! ) de tout en fait… il faut bien un coupable ! Me fait comprendre que je dois arreter d'envoyer des mails aux filles, qu'il ne veut pas me voir ! (il n'a personne, il précise ! ) je pleure… (je suis élue pleureuse de l'année ! ) Après quelques échanges de mails bien salés ! Je décide d'arreter de discuter… marre d'en prendre plein la figure même si je me défends… il raisonne comme un tambour ! Voila… comment une histoire se termine sur des malentendus, comment je fais les frais d'une colère plus ancienne qui ne m'est pas adressée, qui dure… encore, qui était enfouie et que j'ai réactivé malgré moi. (parole de psy ! ) J'ai écris un mail aux filles pour leur donner ma version sans critiquer qui que ce soit (j'y ai mis des pincettes ! ) ,elles ont pleuré, elles m'ont dit avoir été touché par ma lettre, qu'elles m'écriraient en cachette de leur papa… qu'elles m'aiment fort… Tout ce que j'ai apporté ces deux dernières années passe à la trappe ! Comment ne pas se sentir impuissante, désabusée ? Désillusionnée… Que m'a apportée cette histoire ? Je n'ai pas d'enfants mais j'en ai gardé l'âme, et comme m'a dit un jour ma petite belle fille "j'e n'aimerais pas avoir ma mère comme belle mère, elle est dure avec ses beaux enfants ! … " Peut être une façon masquée de me dire que j'étais une belle mère sympa rassurante et aimante, à ma juste place… quand je lis toutes leurs lettres ? Ça au moins, ça je n'en doute pas… quand au papa… [b]Cette histoire se finit en contresensen pensez vous ?
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218865
b
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