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Troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité

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Pour les TDA/H ou pas, il existe un régime à suivre… je sais que certaines mamans ne jurent que par ça, alors que d'autres disent que ça ne marche pas du tout. Moi comme d'hab, je me dis qu'il y a du bon à prendre sans virer extrémiste, mais bon, enfion voilà, je te mets le lien, tu vas voir et tu me diras ce que tu en penses //membres.lycos.fr/thada/

 

Et puis un autre texte que j'avais trouvé sur un autre forum, utile sur le thème des TDA/H, je te le copie ici, il y a des liens auss, j'espère que cela pourra t'aider !  

 

******

 

Le TDA/H : Trouble Déficitaire d'Attention / avec Hyperactivité.  

 

 

Communément et encore trop souvent, on parle d'enfant hyperactif. Dans l'esprit commun ce sont de enfants qui bougent beaucoup, voir beaucoup trop, fatiguant, comme montés sur pile, fonctionnant à 200% toute la journée et que les parents ne savent tenir.  

Pour parler de la même chose, je crois qu'il faut d'abord bien s'entendre sur le terme hyperactivité. Il existe plusieurs formes d'hyperactivité :  

- pseudo-hyperactivité : hyperactivité réactionnelle dite encore de type secondaire, hyperactivité psycho-éducative, hyperactivité consécutive à des troubles bi-polaires.  

- TDAH : ce diagnostic d'hyperactivité sous-tend l'élimination stricte des autres formes hyperactivité. C'est la forme d'hyperactivité dite classique.  

Vous remarquerez que dans les cas d'hyperactivité non liés à un déficit  

Attentionnel, on parle de pseudo-hyperactivité.  

 

Les problèmes attentionnels peuvent eux aussi avoir plusieurs causes.  

On peut être inattentif pour multiples raisons : éducation sans cadre, problème neurologique, difficultés psycho-affectives, difficultés instrumentales, … Mais on ne parle de Déficit d'Attention (et non pas de troubles attentionnels) que dans le cadre d'un TDA ou TDA/H.  

Bien sûr, tous les enfants sont plus ou moins attentifs mais dans le cadre d'un déficit attentionnel, on retrouve le terme excessif.  

 

Qu'est-ce que c'est alors ?  

 

Le TDAH est un trouble déficitaire de l'attention. C'est ce déficit attentionnel qui entraîne l'hyperactivité de l'enfant. L'hyperactivité n'est donc que la partie visible de l'iceberg poussant à nous faire oublier que le véritable trouble est un déficit attentionnel.  

Il existe aussi des déficits d'attention sans hyperactivité : TDA. Ils sont moins facilement détectables que les TDA/H, et encore moins chez les EIP car la douance peut modifier, voire le dissimuler.  

Je me permets d'insister sur l'aspect attentionnel car sans lui, il n'y aurait pas d'hyperactivité. Autrement dit, l'hyperactivité seule n'existe pas. Elle a toujours une cause.  

Vous comprendrez alors mieux pourquoi les mamans d'enfant touché par un syndrome TDAH n'acceptent pas la réduction du terme à simplement "hyperactif" .  

 

 

Généralités :  

Il est estimé que le TDA/H affecte entre 3 à 5% des enfants en âge scolaire. Il y a une prépondérance chez les garçons mais les filles sont plus difficiles à diagnostiquer (généralement car elles sont simplement TDA ou que l'hyperactivité est légère).  

La majorité (plus de 70%) des enfants TDAH garderont ce syndrome à l'âge adulte. L'hyperactivité, elle peut diminuer avec l'âge, voir s'estomper. Le déficit attentionnel, lui restera donc présent dans 70% des cas.  

Les enfants TDAH ont 3 fois plus de chance d'être en échec scolaire. C'est pourquoi, le dépistage précoce est un avantage indéniable.  

 

Comment le diagnostiquer ?  

 

Avant toute chose, il faut savoir que les autres causes possibles doivent être éliminées. Le diagnostic doit être réalisé avec une rigueur certaine. Heureusement, en France, ce genre de diagnostic n'est pas posé à la légère ; contrairement aux Etats-Unis, où les critères de diagnostic ne sont pas tous à fait les mêmes (notamment en terme de déficit attentionnel sur lequel l'hyperactivité prime).  

Le diagnostic sera posé par un médecin hospitalier. Le bilan doit alors être complet :  

- Anamnèse familiale  

- Anamnèse de la vie de l'enfant  

- Tests attentionnels  

- Test du QI  

- Examen auditif et visuel complet  

- Examen psychomoteur  

- Complément : EEG, observation en hôpital…  

 

Le test Conner (parent/enseignant) permet également d'avoir une approche globale du comportement de l'enfant. Il permet surtout de mettre en évidence un comportement constant tant à l'école qu'à la maison.  

 

Dans la majorité des cas, un TDAH s'accompagne de troubles cognitifs : dyslexie, dyspraxie, dysorthographie, dys… On ne peut savoir de premier abord (lors de la pose du diagnostic) si ces troubles sont associés au TDA ou s'ils doivent être considérés comme primaires (existant en plus du TDA).  

Là aussi, il est donc important que le dépistage soit fait le plus tôt possible car beaucoup de ces troubles d'apprentissages sont développementaux (ils se développent petit à petit avec l'âge).  

 

D'où ça vient ?  

 

Après plusieurs chemins ou pistes et notamment celles qui mettaient directement en cause les parents – si cet enfant était mieux éduqué, si vous étiez plus présents…- sont heureusement écartées. Aujourd'hui, il est même dit clairement haut et fort que tout ceci est faux et qu'il est inutile en tant que parent de se sentir responsables ou de se sentir coupables.  

 

Alors plutôt que de parler de ce que n'est pas le TDA/H tentons plutôt d'expliquer ce que c'est o) ).  

 

Le TDAH, dysfonctionnement cérébral.  

Les dernières recherches ont mis en évidence que les principaux déficits du TDAH étaient reliés à des régions du cerveau : lobe frontal entre autres. Des études neurologiques ont mis en évidence que l'activité électrique était dans une ou plusieurs régions amoindrie ainsi qu'une moins grande réactivité aux stimuli dans ce (t) s régions. L'implication des réseaux frontaux et préfrontaux a été également confirmée par les techniques de neuroimagerie fonctionnelle : les personnes TDAH présentent une hypofonctionnalité de ces réseaux. Par ailleurs, les réseaux neuronaux mobilisés dans le traitement des informations visuelles et sonores sont comme "débordés" …… chez les personnes TDAH (consensus international).  

 

Les médecins s'accordent pour dire que la cause de l'hyperactivité est organique. Il s'agit d'une déficience sur le plan des neurotransmetteurs (en particulier la dopamine) qui provoque un ralentissement du fonctionnement d'une zone du cerveau (le lobe frontal) , responsable du contrôle de certains comportements.  

 

Les recherches montrent donc que la cause du TDAH serait un débalancement des neurotransmetteurs : une diminution de ces neurotransmetteurs, essentiellement dopamine et noradrénaline. Les résultats positifs par psychostimulants confirment ces recherches. La médicamentation semble augmenter le taux de neurotransmetteurs et de réceptivité (notamment de la dopamine et de la noradrénaline). Avec les psychostimulants, les régions cérébrales hypofonctionnelles semblent avoir disparu.  

 

Pour aller un peu plus loin : rôle de la dopamine.  

Extrait de http://www.phenix.ch/doc/deglon-4.htm (pourquoi réécrire les choses quand c'est déjà fait)  

La dopamine est une substance chimique libérée par certaines cellules nerveuses du cerveau et dont le but est de transmettre des messages à d'autres neurones par l'intermédiaire de récepteurs spécifiques. D'où son nom de neuromédiateur. Elle joue un rôle capital dans la régulation de la motivation, de la conscience, du sentiment de bien-être, du plaisir, du jugement, mais aussi elle contribue à l'équilibre des mouvements corporels.  

La dopamine est libérée à l'extérieur d'un premier neurone appelé neurone pré-synaptique dans l'espace qui existe entre deux neurones, l'espace synaptique. La dopamine va alors se fixer sur l'un des récepteurs spécifiques situé sur la membrane d'un deuxième neurone appelé neurone post-synaptique et active celui-ci en transmettant son message. Ensuite, la dopamine est libérée, puis repompée dans le premier neurone par un transporteur de dopamine situé sur la surface du neurone pré-synaptique. Ce cycle assure un taux normal de dopamine dans l'espace synaptique.  

La cocaïne, ainsi que les amphétamines bloquent les transporteurs de la dopamine qui sont alors incapables de repomper cette dernière à l'intérieur des neurones d'où l'accumulation de la dopamine dans l'espace synaptique et l'hyperactivation des récepteurs qui vont sur-stimuler les neurones dans le "circuit du plaisir" . De plus, les amphétamines stimulent également la libération de la dopamine par les neurones pré-synaptiques, augmentant ainsi sa concentration.  

Dougherty et ses collaborateurs ont récemment publié une étude démontrant que la densité des transporteurs de dopamine était augmentée de 70 % chez les sujets souffrant de TDHD comparés à des sujets normaux, ce qui expliquerait une recapture exagérée de la dopamine et son taux insuffisant dans l'espace synaptique en partie responsable des troubles observés.  

La Ritaline se révèle le traitement de choix du TDHD. Il s'agit d'un dérivé des amphétamines. En bloquant ces transporteurs en excès et en stimulant la libération de la dopamine, la Ritaline rétablit un taux normal de dopamine et explique donc que ces enfants soient paradoxalement beaucoup plus calmes. La Ritaline est largement prescrite par les médecins américains, ce qui suscite une certaine polémique. Car certains enfants hyperactifs ne souffrent pas de TDHD et sont impulsifs ou peu concentrés pour des raisons psychologiques. Ceux-là ne bénéficient pas de la Ritaline, contre-indiquée pour eux. Par contre, en Europe, elle est encore trop ignorée, au détriment de nombreux enfants qui pourraient en bénéficier.  

 

Et le coté génétique alors ?  

Je n'ai pas trouvé de vraies études sur le coté génétique du TDAH, juste quelques chiffres liés à des observations.  

Je reprendrais simplement :  

J. Biederman et coll. (1986) ont observé une plus grande incidence du TDAH dans les familles où un enfant présente un TDAH par rapport aux autres familles témoins. Si un parent présente le trouble, il y a 57 % de risque qu'un des enfants le développe également (J. Biederman et al. (1995).  

M. Lecendreux (2003) donne aussi le chiffre de "25 % des apparentés de premier degré d'un enfant TDAH qui sont aussi TDAH. (…). (Par ailleurs) , le risque pour un frère ou une soeur d'enfant hyperactif d'être lui-même hyperactif est de 30 à 40 % plus élevé que dans la population générale" .  

Des études sur les jumeaux monozygotes tendent à montrer la part d'hérédité. Si l'un des jumeaux monozygotes est TDAH, il y a 80% de chances que l'autre le soit également, certains auteurs annoncent même 90%.  

Il semblerait donc que le TDAH soit hautement héréditaire.  

 

Et alors comment fait-on ?  

La première chose à faire est déjà de digérer la nouvelle. Pas facile au premier abord, les médias n'arrangent rien. Il faut donc sortir d'un sentiment de semi-culpabilité, semi-responsabilité, semi… et bien comprendre que l'enfant est né comme ça.  

Bref, il faut avancer !!!  

 

Pour aider son enfant, il faut devenir expert du TDAH… Expert, oui, oui, parce qu'il faut absolument comprendre le comportement de son enfant pour pouvoir le comprendre, l'aider, le soutenir. Il faut comprendre l'action de la dopamine, les réponses comportementales qu'elle entraîne, les compensations, les provocations ou mise en danger permettant à l'enfant d'augmenter son taux de dopamine. Il faut donc lire, lire, et encore lire (livres, internet). L'association des tdah France et sa liste de discussion permettent d'avoir des témoignages, des pistes, … et de se sentir moins seul. Elle donne également une bibliographie et regorge de dossiers intéressants.  

Vous trouverez aussi sur Internet en tapant TDAH, THADA, Hyperactivité bien des choses à lire aussi.  

 

Une prise en charge multi-modale.  

 

La prise en charge du TDAH est multimodale. Contrairement aux idées reçues, elle ne s'arrête pas à la simple prise de psychostimulant. Elle entraîne avec elle des réeducations, des suivis… qui sont essentiel à prise en charge d'un TDAH.  

Le TDAH entraîne des troubles associés (on parle de troubles co-morbides… bah, ce que c'est moche ce terme !! ).  

 

Les troubles associés au TDAH (chiffres d'Avril 2005 donnés par TDAH France) :  

Troubles des apprentissages (60 %)  

Dyslexie, Dysphasie, Dyspraxie, Dyscalculie, Dysorthographie, Dysgraphie  

Autres troubles  

Trouble d'Opposition avec Provocation (TOP) (40 à 60 %)  

Anxiété (25 %)  

Dépression (20 %)  

 

Généralement, suivant l'orientation donné par le test du QI et l'observation en milieu hospitalier, on complète par :  

- un bilan orthophonique  

- un bilan orthoptique et neuro-visuel  

- un bilan psychomoteur.  

Un suivi psychologique peut être conseillé notamment pour les troubles anxieux mais également quand l'estime de l'enfant, sa confiance en lui ont été amoindris par des réactions difficiles, agressives, humiliantes.  

Un suivi en thérapie comportementale sera conseillé pour les enfants ayant des troubles de comportement de type provocation, opposition, agressivité.  

 

Il est clair que l'accès aux rééducations de type orthophoniques, orthoptiques, psychomotriciennes seront facilitées par la prise conjointe d'un psychostimulant.  

 

Il m'apparaît essentiel que l'enfant soit partie prenante dans ses rééducations. Il doit en comprendre les objectifs pour pouvoir les adapter ce qu'il apprend dans sa vie quotidienne. En psychomotricité notamment, on peut commencer par des objectifs simples, facilement réalisables à court terme afin de motiver l'enfant et qu'il comprenne tant l'intérêt de sa collaboration que l'intérêt de ce qu'il apprend dans sa vie quotidienne.  

 

Les psychostimulants : Ritaline, concerta.  

L'efficacité globale des psychostimulants a été prouvée par de nombreuses études contrôlées contre placebo dans la tranche d'âge de 7 à 12 ans (37 études avec le méthylphénidate réalisées entre 1983 et 1991 concernant 1 113 enfants) : le taux de réponses positives, exceptionnellement élevé, est évalué à 70 % environ, sans différences entre les sexes. Cette amélioration porte sur les trois domaines moteur, social et cognitif.  

En France, seul le méthylphénidate dispose d'une AMM pour le Trouble Hyperactivité avec déficit de l'attention (TDAH) à partir de l'âge de 6 ans, sans limite supérieure d'âge. Il s'agit d'un dérivé amphétaminique figurant au tableau des stupéfiants, dont les conditions de prescription sont codifiées depuis l'obtention de l'AMM (31 juillet 1995). Il doit être prescrit sur une ordonnance sécurisée pour une durée limitée à 28 jours. La délivrance initiale est hospitalière, réservée aux services de psychiatrie, neurologie et pédiatrie, valide pour un an seulement. Dans la période intermédiaire, le renouvellement de l'ordonnance est possible par tout médecin, sur ordonnance sécurisée, pour la même durée, sans modification des doses indiquées. La délivrance se fait en pharmacie d'officine, sur présentation de la prescription hospitalière ou de celle du médecin traitant, accompagnée de la prescription initiale hospitalière datant de moins de un an.  

 

Ces médicaments qui font couler beaucoup d'encre.  

Et pourquoi ? Il faut savoir qu'aux EU, les critères premiers pour donner de ce type de médicaments n'est pas un déficit attentionnel mais l'hyperactivité. Il n'y a donc pas de différence entre la pseudo-hyperactivité et celle liée à un TDAH comme en France. Nos critères sont donc plus "corsés" que ceux des EU, même si la base du DSM IV (critères internationaux) demeure la base.  

De plus, seuls des médecins hospitaliers sont habilités à les prescrire. Autrement dit, n'en demandez pas à votre pédiatre ou généraliste… il n'a pas le droit de réaliser une ordonnance.  

Les choses sont donc moins faciles que ce que l'on peut lire dans la presse. Heureusement !!  

Je ne connais aucun parent qui ait donné de la ritaline ou du concerta sans se poser des tonnes de questions, sans se demander si vraiment il n'y avait rien d'autre à faire. La réponse arrive rapidement, le comportement de l'enfant est d'ailleurs la réponse visible.  

Pour répondre à la polémique trop souvent lancée : non, ça ne rend pas les enfants sages !! Et quelque fois je le regrette un peu lol : bêtises, réponses cinglantes, provocation, désobéissance … sont toujours d'actualité. La différence alors ? J'espère que vous l'aurez compris : le déficit d'attention : l'enfant peut enfin se concentrer. Mais il est vrai que comme il se concentre, il peut donc faire plus attention à son entourage et entend les consignes ou remarques.  

 

Les effets secondaires  

Extrait de "Stratégies thérapeutiques dans le trouble déficit de l'attention et hyperactivité" - Neuropsy – Vol 4 n°3" .  

Dans l'ensemble, la tolérance à court terme est satisfaisante, les effets indésirables peu nombreux et, le plus souvent, proportionnels à la dose. Les plus fréquents, transitoires et bénins, sont une insomnie d'endormissement, une diminution de l'appétit au déjeuner, une irritabilité, des douleurs abdominales et des céphalées. Les effets secondaires rares sont plus volontiers observés pour de fortes doses ou avec des psychostimulants non disponibles en France (dextroamphétamine) , dysphorie persistante, psychose toxique aiguë amphétaminique, mouvements anormaux et tics induits. Le traitement peut être interrompu brutalement à tout moment si nécessaire (intervention chirurgicale, vacances, week-end…). Aux doses prescrites et à court terme, chez l'enfant et l'adolescent, aucun phénomène de sensibilisation ou de tolérance au méthylphénidate n'a été rapporté.  

La question des effets secondaires à long terme du méthylphénidate a longtemps été centrée sur le risque de développement d'une toxicomanie. Concernant ce point, aucun phénomène de dépendance au méthylphénidate n'est observé chez les adolescents traités pour trouble hyperactivité avec déficit de l'attention. De plus, le traitement dans l'enfance du TDAH par psychostimulant semble atténuer le risque de développer un trouble abus/dépendance aux substances psycho-actives à l'adolescence.  

 

Généralement, les effets secondaires remarqués sont la diminution de l'appétit (notamment lors du repas de midi quand l'enfant est sous l'effet du médicament) , des problèmes d'endormissement, des maux de tête et des maux de ventre. Ces deux derniers s'estompant rapidement.  

 

 

Et nous parents ?  

 

Comme je le disais, nous avons le devoir de nous informer sur le trouble dont souffre notre enfant. Mais après, on fait quoi ?  

Après, je dirais qu'il faut apprendre à donner du feed-back, positiver les situations pour ne pas tomber dans l'engrenage des remarques, des réflexions,…  

 

A lire absolument : http://www.deficitattention.info/barkley.html  

J'avoue sans honte que ce document a été ma bible pendant longtemps… maintenant je le connais par coeur o) ) ).  

 

Et surtout laisser dire l'entourage qui vous trouve soit trop laxiste, soit trop sévère… suivez votre instinct et regardez souvent votre enfant dans sa vie.  

Sachez vous remettre en question, personne n'est parfait, personne n'a la science infuse.  

Prenez conseil après de gens qui connaissent réellement le problème quand vous êtes la tête dans le guidon.  

Videz votre sac, le TDAH n'est pas une maladie honteuse… on peut en parler !  

N'oubliez jamais que l‘avenir est pour votre enfant, que chaque progrès ou amélioration est une porte qui s'ouvre et qui en entraînera beaucoup d'autres. La vie n'est pas forcément une fatalité, on peut être acteur, il faut s'en donner les moyens et savoir les prendre quand ils nous sont donnés.  

 

Il ne faut pas oublier que le TDAH touche une famille entière. Les parents mais aussi les frères et les soeurs sont touchés par les problèmes engendrés par le TDAH.  

Il convient d'expliquer à l'ensemble de la fratrie ce qu'est le TDAH. Ca ne permet pas de légitimer mais de mettre des mots sur des situations (crises, ce que l'enfant ne fait pas exprès…).  

 

 

Un enfant TDAH, qu'est-ce que c'est ?  

 

Tous les enfants bougent, tous les enfants sont provocants à certains moments, tous les enfants peuvent avoir certains "symptômes" des TDAH. La différence est le coté excessif de la situation, la répétition, la quotidienneté…Il est alors très difficile aux autres enfants de la famille de faire la part des choses. Le dialogue est donc de rigueur. Un comportement basé sur la cohérence permet aussi d'aplanir bien des situations et évite de tomber dans la justification par le TDAH.  

 

Pour aller contre les idées reçues :  

 

-Un enfant TDAH ne se concentre pas.  

Si, il se concentre mais son attention n'est pas soutenue. Sa capacité d'attention est déficitaire par rapport à la norme des enfants de son âge ; ça ne veut pas dire qu'il n'en est pas capable quelque instant.  

Certains enfants TDAH sont même capables d'hyperfocalisation, c'est-à-dire dans une sorte d'hyper-concentration (dans certaines situations).  

 

-Mais il bouge tout le temps ?  

Non pas forcément au sens commun. Ils ne sont pas constamment en train de sauter, courir, bouger. Ils peuvent être assis certains moments. Certes ces moments sont courts ou alors on voit apparaître d'autres manifestations : tripotages, bouger sur la chaise…  

Un enfant TDAH peut parfaitement regarder la télé tranquillement ; mais généralement, il sera un coup assis sur le canapé, un coup allongé par terre, quelques minutes après couché sur le canapé…  

 

-Pourquoi à certains moments, on dirait qu'il disjoncte ?  

Crises, provocation, mise en danger, agressivité… sont associés au TDAH. Ces situations leur permettent d'augmenter leur taux de dopamine. L'adrénaline est un excellent conducteur de dopamine, ils utilisent cette voie, de manière inconsciente, et tout à fait naturellement, pour répondre au déficit de leur corps.  

En tant que parents, il est important de ne pas répondre par un comportement favorisant ces attitudes. L'enfant doit apprendre à trouver d'autres moyens que ces comportements "décalés" et c'est à nous de l'aider.  

Paradoxalement, après une crise de pleurs, de cris, d'agitation, l'enfant semble apaisé. C'est très déconcertant pour les parents ou l'entourage lors que le TDAH n'est pas diagnostiqué. On a du mal à comprendre comment cet enfant qui vient de faire une crise monumentale peut être d'un seul coup calme et serein, donnant le sentiment que rien ne s'est passé pour lui.  

 

-Peut-on faire autrement que donner des psychostimulants ?  

 

Je ne ferais aucune polémique sur le sujet. En première instance, il peut être proposé des thérapies comportementales et cognitives mais quand les troubles TDAH sont envahissants, il faut aussi prendre en compte la vie de l'enfant.  

Je pense qu'il faut donc prendre en compte l'ensemble du problème que pose un TDAH : réprimandes et punitions nombreuses, sentiment de l'enfant d'être mal aimé, image de lui-même dévalorisée, sentiment d'être nul, image renvoyée par la famille ou l'entourage négative consécutive aux réprimandes, difficulté à réaliser jusqu'au bout tant au niveau scolaire que dans la vie quotidienne, peu de vie sociale, jugé trop "envahissant" par les autres enfants (impulsif, maladroit…) , perturbe par des bruits la classe, la tranquillité familiale…  

Alors certes, il faut faire un choix. Mais en temps que parents ne sommes-nous pas constamment en train de faire des choix pour nos enfants, espérant simplement qu'ils seront les bons ou au pire les moins mauvais ?  

 

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b
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