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Soulagez et non punir

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 Quand je parle de troubles émotionnelles c'est un peu un fourre-tout en réalité, du moins en ce qui concerne les enfants. Ca correspond à ce que les psychiatre appellent chez l'adulte les états limites (ou syndrome border-line) , sauf que chez l'enfant les choses ne se posent pas du tout de la même façon (à moins d'un cas ultra-lourd pour lequel c'est évident qu'il relève de la psychiatrie clinique). Ca n'empêche pas que les troubles émotionnelles existent aussi chez l'enfant mais comme les enfants évoluent beaucoup plus et beaucoup plus vite que les adultes on ne classe pas forcément ça dans la maladie car on compte sur la possibilité de réguler tout cela au fur et à mesure que l'enfant grandit. Et même pour les enfants considérés par certains experts comme border-line, il y a beaucoup de chance qu'il ne le restent pas parce que entre la guérison et la psychose, ça fait déjà 2 portes de sorties.

Donc chez un enfant de cet âge on parle rarement en termes cliniques mais il n'empêche qu'on doit prendre au sérieux le fait que certains enfants ont des émotions et des ressentis un peu hors-norme et anarchique. Il faut apprendre à sentir quand l'enfant est submergé par une émotion pour prévenir la crise avant qu'il n'explose, il faut voir les crises comme un cri de douleur qu'il faut les aider à soulager et non comme une colère ou une transgression. Ces enfants là on toujours des "trucs" qui leur permettent d'évacuer ce qui leur fait mal.

 

J'ai eu un cas (clinique lourd) pour qui s'était de parler de ses parents adoptifs qui le soulageait (histoire de maltraitance précoce sévère et d'adoption).

 

J'ai eu une petite fille (beaucoup moins touchée heureusement) pour qui c'était de faire des lignes d'écriture et de regarder par la fenêtre qui la soulageait. (probablement l'absence du père dans son cas mais aussi la faute à des camarades au comportement inacceptable).

 

J'ai eu un petit garçon (on m'avait prévenu de ses crises du même type que le premier cas ; école mitoyenne) que j'ai laissé décompresser tout seul 5 minutes dans le couloir du gymnase avant qu'il vienne nous rejoindre. Quand il m'a dit qu'il ne pouvait pas entrer je ne l'ai pas forcé, je l'ai rassuré et je lui ai dit qu'il viendrait nous rejoindre quand se sentirait prêt, ce qu'il a fait 5 minutes plus tard. Il avait juste besoin d'évacuer la pression. D'ailleurs il n'a pas fait de crise cette matinée là avec moi alors que l'absence de sa maitresse habituelle ne le mettait pas spécialement à l'aise et que ses crises avait l'air de poser pas mal de proiblèmes aux collègues d'habitude.

 

Voilà pour mon expérience personnel avec 3 enfants qui avaient tous à peu pret l'âge de ta fille.  

L'important n'est pas de médicaliser mais de montrer à l'enfant qu'on comprend quand il a mal, qu'on est là pour le soulager et pas pour le punir de la manière dont il appelle au secours.
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