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Je me sens emprisonnée par mes parents

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 23/04/10 | Mis en ligne le 15/03/12
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Je vous relis toutes les deux ce matin, avant d’apporter mon témoignage… Mairienne, ce que tu livres sur la transmission de ‘liberté’ dans ta famille, de mère en fille, est loin d’être mince et anodin… Car plus que tout autre chose, sauf peut-être la ‘dignité’, qu’est-ce qui a manqué aux femmes depuis la nuit des temps ?; c’est bien la LIBERTE !...c’est moins criant chez nous désormais, mais dans le monde, ça reste ENCORE le continent à conquérir pour nos sœurs, la liberté !…. Alors bien entendu, c’est ‘incomplet’ que de ne transmettre QUE cela à sa progéniture, mais ô combien précieux !.... Perso., je me sens depuis longtemps « emprisonnée’ dans ma relation avec mes parents… Emprisonnée entre ce qu’ils attendent de moi vis-à-vis d’eux, et ce que je suis et donc comment j’aimerais être avec eux…et puis dans cette geôle, il y a un service d’ordre impressionnant, des matons à n’en plus finir, frères, belle-sœurs, oncle, mes grand-parents maternels quand ils étaient encore de ce monde etc… impossible de m’échapper sous peine de représailles à la hauteur de la fronde commise !...Je paie encore aujourd’hui de la part de mes frères/belle-sœurs ma dernière rebellion contre le despotisme maternel en février 2009… tu vois ! Pour m’en sortir, j’essaie de trouver l’équilibre entre le détachement vis-à-vis de la culpabilisation et l’ingratitude que l’on cherche à me faire endosser, qui est très destructeur pour le moi profond, et la nécessaire remise en cause de chacun sur son chemin terrestre, car il n’y a rien de plus dangereux que de penser que l’on SAIT, de ne jamais avoir de doute sur la ‘juste voie’…. J’essaie de faire le tri entre mes rebellions légitimes et mes réactions exagérées, voire injustes ! Je fais cela avec l’aide de ma psy, de lectures, d’amis !...seule, c’est très difficile d’avoir le recul nécessaire… L’idéalisation qu’a eu mon mari me concernant était flatteuse au départ… J’étais ‘plus’ que toutes les autres, pas de ‘rivale’ possible… plutôt ‘sécurisant’… mais au bout d’un moment, on réalise le poids que cela fait porter sur nos épaules… On doit être ‘à la hauteur’ de ce piedestal placé pour nous, ne jamais ‘faillir’… être le meilleur en toutes circonstances… Je n’ai pas pu tenir ce rôle très longtemps… Je chéris autant mes faiblesses que mes atouts, ces premières me rendant bien plus ‘humaine’ que les seconds !... Langage décalé dans ce monde de performance, mais je ne crains pas le contre-courant !... Cela m’amuse quand tu parles de l’importance que revêt les ‘apparences’, « l’image que l’on donne de soi » pour certains… pour ta mère par exemple…Peu importe ce que tu faisais de ton corps et de tes nuits à 15 ans, du moment que tu arrivais à l’heure et rhabillée à la messe du lendemain LOL…Mon mari était aussi dans ce trip là, lui qui voulait que l’on paraisse ensemble aux cérémonies familiales, mariages et autre, en 2006, alors qu’il avait quitté le domicile conjugal !... Il n’a jamais compris que je ‘refuse’ de faire semblant… ma mère non plus, qui m’a reproché le lendemain du mariage d’un de mes frères, que j’ai choisi ce moment là pour officialiser ma séparation conjugale !... Je n’avais rien choisi - c’est mon mari qui m’avait quittée !- sauf de ‘faire semblant’ Je ne sais pas si ma mère a agi me concernant, pour « me mettre à l’abri » comme tu l’affirmes, peut-être, puisqu’elle parlait souvent du fait qu’elle, qui n’a « connu » que mon père, en tant qu’amante/femme, s’était choisi un amant, puis mari, plus agé qu’elle (de 9 ans), mature, protecteur…. Ma mère a perdu son père jeune, à 11 ans, elle a manqué de sécurité petite, ce ci explique sans doute cela !... Perso, je ne me suis pas spécialement sentie ni protégée, ni mise en danger par mon père, mais je n’ai jamais cherché un compagnon ‘protecteur’… j’ai voulu des partenaires avec qui je vive complicité, fantaisie quotidienne, et désir… Je pense que ma mère a senti que le DESIR était très important pour moi, que ce que je voulais vivre, c’était la PASSION !... Elle a senti que je me fichais de son issue, de sa durée, pourvu que l’intensité soit au rendez-vous !... C’était tellement éloigné d’elle, ce comportement, que cela l’a d’abord interloquée, puis rendue agressive à mon égard… Dans ta réponse à Tartopommes, Mairienne, tu dis « Objectivement, il me semble difficile pour une mère de dire à sa fille qu'elle deviendra femme Difficile de trouver la bonne distance alors, souvent, les mères occultent ce pan là de notre psychisme., qu'elle jouera et jouira de son corps, qu'elle séduira, qu'elle aura du plaisir et pourra en donner. Difficile de parler de cet aspect là à sa fille car il touche à la sexualité. » En ce qui me concerne, je dirais plutôt que cela est subtil, délicat, mais ESSENTIEL plutôt que difficile… Ma fille a le même age que celle de Tartopommes. Je considère que la sexualité relève de la même énergie vitale que l’alimentation ou l’exercice physique… J’apprends à mes enfants à bien se nourrir, ou à ne pas rester toute une journée sans bouger, pourquoi la sexualité devrait-elle être bannie de ma transmission filiale ?... Ma fille ne sait pas ‘tout’, bien entendu, de la sexualité, de ses bienfaits, de ses dangers, mais elle a déjà capté certains ‘messages’… elle sait que faire l’amour donne du plaisir, elle sait que pour faire les bébés, cela passe par un gros câlin entre le papa et la maman… mais qu’il existe des ‘moyens’ pour ne pas faire un bébé à chaque fois qu’on fait l’amour… elle sait que pour se faire des gros câlins, les adultes ont besoin de tranquillité et d’intimité… elle ne rentre jamais dans notre chambre sans frapper et sans qu’on l’y autorise. Voilà… le reste suivra en son temps, mais je ne refuse jamais de répondre à ses questions, j’essaie juste d’adapter ma façon de lui expliquer ces choses naturelles à ce qu’elle peut comprendre et concevoir… Tartopommes, j’ai chez moi le bouquin dont tu parles à Mairienne (« Femme désirante, femme désirée ») mais pas encore lu…
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229482
b
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