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Je vis avec le poids de mes échecs

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies 27 ans
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Je crois que c'est surtout quand on parle de moi. Rien qu'un "Tu as bien dormi ? " qui n'est que gentillesse et politesse, me dérange. Je suis bizarre. Elle ne vient pas me chercher exprès pour me parler non plus, mais parfois il arrive qu'elle parle un peu trop. Si on lui pose une question, on a des chances d'avoir une réponse à rallonge. Parfois c'est bien, quand on a le temps et quand on sent qu'on apprend quelque chose. Ça va dépendre du sujet. Pour la composition de ma famille j'ai été très vague, je vais m'expliquer mieux que ça. Quand mon père est parti nous étions trois enfants. Puis ma mère en a eu deux autres de son second mariage. Nous sommes donc cinq en tout mais pas tous du même père. Mais ça a été très dur pour ma mère quand mon père est parti car il lui a fait comprendre qu'elle n'aurait qu'à se débrouiller pour nourrir "ses" enfants et payer "sa" maison. Puis mon beau-père, qui fut à une époque un ami de mon père, a profité de l'occasion pour charmer ma mère, lui faisant croire qu'il serait un bon père. Et au tout début il nous gâtait et moi je l'aimais beaucoup. Je manquais beaucoup d'un père et j'aurais voulu pouvoir l'appeler papa. Ils se sont donc mariés, on a déménagé et la famille s'est agrandie. Puis c'est là qu'il a changé. Il est devenu le petit chef. Il a commencer à insulter ma mère devant nous, à nous punir sans raison et nous faire comprendre qu'on ferait mieux d'aller vivre chez notre père. Ma mère, ne sachant pas faire face aux conflits, n'arrivait pas à se défendre et se laissait traiter comme une moins que rien. Un jour je n'ai plus supporté de voir ma mère sans défense et comme ça se passait souvent devant nous, j'ai pris sa défense et là, la guerre était déclarée. J'ai eu le droit aux insultes, aux menaces, aux gestes brusques… ce qui ne l'a pas empêché une fois de me mettre une main aux fesses… J'avais interdiction d'inviter qui que ce soit, de regarder la télé, de parler à ma meilleure amie sous prétexte que ses parents étaient des c… , j'ai été interdit de ski parce que je l'ai fait quand même. Sans parler de cette fois où j'avais fait tous mes devoirs, j'avais l'autorisation de ma mère pour sortir retrouver des amis du collège et il est venu me chercher, ivre, et m'a frappé devant tout le monde pour que je rentre. Je l'ai frappé aussi et puis j'ai réussi à m'enfuir. Un jour, après une violente dispute avec mon beau-père j'ai fugué et je ne suis pas rentrée pendant un mois ou deux. Puis j'ai beaucoup séché les cours (là j'étais au lycée). Je me plantais scolairement et il a fallu que je me réoriente. J'ai perdu beaucoup de temps. Voilà plus ou moins ce qu'à été mon adolescence. J'étais complètement paumée. Aujourd'hui, mon beau-père est très malade et la vie pour ma mère est plus tranquille. Je m'entends bien avec ma mère, seulement intérieurement j'ai parfois ce malaise. Peut-être parce que j'ai le sentiment de n'être qu'un boulet, de me rater. Je suis contente que ma mère soit joyeuse, mais c'est le fait de ne pas l'être moi-même qui fait que j'ai du mal à sourire. Et ça me gène aussi d'avoir l'air malheureuse. J'ai perdu ma joie de vivre en revenant chez elle parce que professionnellement je n'avance pas (j'avais tenté une reconversion mais sans débouchés). Et parce que j'étais en couple, que j'étais très amoureuse mais d'une personne qui m'a fait beaucoup de mal, qui m'a détruite. Mais je n'ai pas dit à ma mère ce qui s'est passé et je ne le souhaite pas. Je vis chaque jour avec le poids de mes échecs. Ils me font prendre conscience que je suis encore un peu l'ado paumée que j'étais. Les choses sur lesquelles je me sens jugée, c'est tout ce que je fais qui ne corresponde pas à ce qu'elle m'a inculqué. Ma manière de me nourrir par exemple (ma mère est très stricte sur la nourriture, diététique à fond ! ).
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120610
b
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