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Ma fille perverse narcissique m'a détruite

Témoignage d'internaute trouvé sur e-sante 65 ans
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J'ai une fille perverse, probablement perverse narcissique.

A l'adolescence, j'ai constaté de nombreux troubles du comportement, malgré l'éducation donnée : elle avait un côté profiteur, malhonnête, opportuniste, capricieux.

Ambitieuse, avec des projets au dessus de ses capacités, ou de ses moyens…

Elle ne supportait pas les ordres d'un employeur et voulait être à son compte à 20 ans.

Elle a eu des relations sexuelles avec mon ex qu'elle a harcelé jusqu'à ce qu'il succombe à son charme, me demandant pardon, lui.

Alors que j'avais obtenu des confidences du garçon, ma fille niera les faits en ce qui la concerne et me dira que je fantasme et que je suis folle !

Lui donnant une gifle face à son aplomb, elle m'en retournera 2 et nous nous sommes battues !

Je lui ai demandé d'aller chez son père, ne pouvant tolérer plus longtemps son comportement.

Elle sera mise à nouveau dehors, ainsi que par une belle soeur pour me supplier de la reprendre et mes ennuis redoublèrent, malgré ses promesses de se comporter dignement.

Elle laissait des ardoises à la SNCF, à des artisans, et même des consultations non payées dans un hôpital que je devais régler, alors qu'elle ne vivait plus sous mon toit.

Pour me faire rembourser des avances, lui évitant des poursuites judiciaires, c'était des cris et des refus de me faire un chéque.

Adulte, j'ai appris par son compagnon qu'elle avait volé des fresques de carrelage, les cachant sur elle.

Elle aimait faire attendre ses créanciers, voire ne pas les rembourser.

Valait mieux ne pas lui prêter d'argent. Sa paie ne lui suffisait jamais, elle avait des goûts de luxe et visait d'acheter une moto ou une belle voiture, et ce, alors qu'elle commençait seulement à travailler !

Elle était maniérée, jouant à la bourgeoise, alors qu'elle venait d'un milieu modeste ;

Elle savait profiter de la générosité de sa grand mère et savait passer la voir pour repartir avec de l'argent.

D'ailleurs elle a toujours ce mot ARGENT à la bouche et sait vous faire comprendre qu'elle est en manque. Au début, on tombe dans le panneau et on lui en donne, ensuite, on finit par s'apercevoir qu'elle manipule l'entourage ;

Apportant une bouteille de champagne, les invités n'en voyait pas la couleur, après la mise au frigidaire…

L'adolescence a été mouvementée, à mon plus grand désespoir, ceci venant probablement des traumatismes de l'enfance, mon mari était paranoïaque et violent.

Après un cancer, rentrant de l'hôpital à mon domicile, ma fille et mes petits enfants étaient présents. J'étais fatiguée, j'avais perdu 11 k et failli mourir d'une occlusion intestinale.

Se comportant en enfants rois, comme d'habitude, impossible d'avoir une minute de calme et de pouvoir écouter les informations après 3 semaines d'hospitalisation en réanimation.

Ma fille incapable de les faire obéir, voyait ma rébellion d'un sale oeil, comme chaque fois.

Aucun respect pour la grand mère.

C'est à ce moment là, où ma fin de vie était annoncée, que j'ai pris la décision de ne plus subir, de ne plus céder à d'incessants chantages affectifs et d'être maître chez moi, lors de visites pour les vacances.

J'ai pris conseils auprès de thérapeutes et de psychiatres, tout en faisant une thérapie pour moi-même, et vérifier si je n'étais pas atteinte de troubles mentaux graves.

Une dépression réactionnelle fût soulevée ;

C'est ainsi que j'ai appris qu'elle devait être atteinte de délires et qu'elle était perverse ;

Le psychiatre connaissant mes antécédents avec mon ex mari, estimait que ma fille aurait du être débordante de gentillesse et de compassion, même précisera t'il, si vous aviez été une mère indigne, votre fille devrait vous soutenir dans cette épreuve et non pas vous enfoncer la tête sous l'eau !

Il me demanda de lui parler et d'exiger d'être respectée par TOUS, lorsqu'ils venaient en vacances dans ma région. Je lui demandé de consulter un psychiatre pour faire évoluer positivement notre relation. Elle refusa d'en entendre parler, disant qu'elle n'en avait pas besoin, sinon pour se protéger de moi !

Passé ses 35 ans, j'ai constaté une évolution de ses attaques, de son agressivité, de ses caprices et de ses nombreux troubles.

Là encore, on m"expliqua que la maladie évoluait et qu'un jour elle décompenserait et serait contrainte de se faire soigner.

Ma fille refusa les consignes du psychiatre, estimant que ce n'était pas possible de changer ses enfants et elle n'y tenait pas non plus, ses enfants sont prioritaires et on leur passe tout.

Refusant de la recevoir sans assurance de ce changement, elle décida de ne plus me téléphoner en 2003.

Ce sera ma punition d'avoir écouté le psychiatre !

Refusant aussi d'entendre parler de mes problèmes de maladie, de ma solitude, de mes souffrances, je lui trouvais un sadisme certain.

J'en étais arrivée à la supplier au téléphone, effondrée en larmes, de ne plus en rajouter, tellement elle s'acharnait sur moi en reproches, et j'avais peur d'elle.

Pour ne pas les perdre, j'acceptais tout. Dés l'instant où j'ai refusé de continuer ce processus de soumission, elle a redoublé de méchanceté et '?Ai pu comprendre son jeu en lisant sur la perversion narcissique ; Ils n'acceptent pas qu'on leur tienne tête et leur vengeance se mange froide.

25 ans que ça dure, sans espoir de guérison et d'en sortir.

N'ayant plus d'appels de sa part, je n'avais plus de contact avec mes petits enfants pratiquement.

J'ai fini par essayer de survivre dans tous les sens du terme, en évitant d'y penser, après des torrents de larmes, de nuits blanches à songer au suicide.

Le cancer pouvait récidiver, comme l'avaient prédit les cancérologues car j'ai refusé la chimiothérapie ; Ma fille m'a larguée en plein cancer avec une fin de vie annoncée et n'a aucun remord bien sûr, la morale et elle sont deux choses incompatibles.

Luttant contre la maladie SEULE et sans élan de compassion non plus de mon autre fille, qui est atteinte aussi, mais pas perverse.

Son compagnon est un grand pervers narcissique dans toute sa splendeur, elle est soumise et sans ressort, vidée de sa substance, incapable de réactions et d'émotions.

Durant ces 4 ans, j'ai fait des tentatives pour tenter d'obtenir des visites de mes petits enfants, en vain. Je n'avais plus leur adresse, suite à plusieurs déménagements et le téléphone changeait aussi.

Ensuite, une ouverture pointera à l'horizon mais j"étais tenue de prendre les trois ou rien !

Il faut savoir qu'entre temps, j'ai écopé d'une FIBROMYALGIE, très handicapante et très douloureuse, avec d'innombrables dysfonctionnements ou malaises invisibles, ce qui rend les gens sceptiques sur ce syndrome mal connu en France.

Ne pouvant recevoir, physiquement et psychologiquement, 3 enfants turbulents qui n'écoutent rien, nous ne sommes pas parvenues à un accord.

Le psychiatre continue de me dire de ne pas céder à ses chantages et de me préserver en fuyant, surtout que la maladie orpheline s'aggrave avec le stress.

J'avais le colon irritable avec des pertes de sang dans les selles. Effrayée, je pensais toujours que le cancer récidivait.

J'avais une telle angoisse que mon corps tremblait et maintenant je suis atteinte de troubles de panique ;

Dés l'instant où ma fille n'a plus donné de nouvelles, je n'ai plus eu de crise du colon, ni de pertes de sang dans les selles.

Je n'avais pas rejeté ma fille. Elle s'était exclue elle-même et j'avais toujours gardé mon calme, contrairement à elle.

Pour satisfaire ses ambitions, elle a réussi à convaincre son compagnon de quitter son emploi, pour un travail commercial en couple ; Ils quittèrent le département.

La maison fût vendue mais le concept d'agence immobilière ne fonctionna pas et au bout d'une année, ils arrêtèrent les dégâts.

Mon gendre, affolé retourna en région parisienne et fût repris pas son ancien employeur, afin de sauver l'épargne qui restait, en retravaillant.

Ma fille en province rebondit sur un autre projet avec une boutique et un investissement conséquent. Elle se retrouva en location avec 3 enfants à charge, bien que le compagnon verse une pension, sur sa propre initiative, pour pallier aux besoins.

Il lui rendait visite le week end, devant assumer un déplacement coûteux et épuisant.

Au bout de 2 années, j'apprends que mon gendre s'est mis à l'alcool, qu'il est sous anti dépresseur et qu'il voulait mettre fin à ses jours.

Ma fille ne cesse de lui reprocher de s'être éloigné d'elle, ne voyant pas le caractère soucieux de son compagnon qui craignait des dettes financières et ne voyait pas d'autres solutions.

J'apprendrai qu'elle est devenue de plus en plus violente, levant la main sur lui, qui reste passif, car c'est un gentil, elle peut se le permettre !

Elle casserait tout, hurlerait et s'évanouirait !

Elle ira jusqu'à vouloir saccager son véhicule, lorsqu'il refuse de revenir avec elle, et de continuer son travail dans une autre région.

Elle se saisira d'un couteau, qu'elle situe au dessus du poignet, lui décrivant ce qu'elle fera s'il la quitte.

Elle lui fait des chantages affectifs très graves et déstabilisant, il a peur d'elle, de ses réactions, comme moi d'ailleurs.

Voulant se jeter contre un mur avec la voiture, qui ne démarrera pas, les pompiers seront appelés pour une hospitalisation de courte durée, avec des conseils pour une prise d'anti dépresseur.

Elle refusera de soigner sa thyroïde, elle est en hyper thyroïdie ?

La boutique ne dégage pas de bénéfice, toujours pas au bout de 2 ans et demi, il est question d'attendre le verdict du comptable pour prendre une décision de poursuivre dans cette voie ou d'arrêter.

Le "couple" va mal puisque après l'avoir harcelé et culpabilisé pour qu'il réside auprés eux, elle a lâché prise, allant voir ailleurs ?

Maintenant, son état se serait aggravé, il se sent responsable (elle l'a culpabilisé) et ma fille ne veut plus de lui, bien que sa nouvelle liaison soit rompue, ses sentiments ne sont plus aussi forts, dit t-elle ;

A ma plus grande surprise, je reçois donc un appel de ma fille qui souhaiterait venir me voir avec les enfants ;

Elle aurait de nouveaux projets, au cas où elle dépose une seconde fois le bilan.

Je suis effarée de voir son côté aventurier à une époque où les risques pris peuvent amener à une faillite et une dégringolade dramatique.

Sans nouvelles depuis tant d'années, sans reconnaissance de son égocentrisme, de ses antécédents, je suis quelque peu étonnée de cet appel.

Néanmoins, je ne la rejette pas, il ne s'agit que de 2 jours en début d'année.

Elle trouve un intérêt également pour cette visite, en allant faire du ski, ce serait une surprise pour les enfants.

Je me rends compte, qu'une fois de plus, elle profite de mon hospitalité pour un week end à la neige. Ce n'est pas désintéressé, comme toujours !

Cependant, j'accepte de bon coeur, heureuse de les revoir malgré toutes mes souffrances et son indifférence, alors que j'étais censée mourir d'un cancer quelques mois après l'opération, en 2000.

J'ai senti qu'elle était surprise de mon acquiescement spontané…

Malheureusement, dans le fil de la conversation j'ai exprimé quelques reproches, face à son manque de compassion et son refus de s'impliquer dans mes problèmes graves.

Alors, subitement et froidement elle me dira ne plus vouloir venir !

Voilà quelques exemples d'un long cheminement où j'ai omis l'essentiel sûrement, mais qui donne une idée de ce qui se passe dans leur tête.

Je me demande d'ailleurs si sa maladie mentale ne porte pas une autre connotation, mais je la ressens dangereuse, prête à atteindre à sa vie dans des crises épouvantables.

Serait t'elle susceptible de passer à l'acte sur son ex compagnon ?

Je me pose beaucoup de questions.

Je m'auto détruis si je pense à tout ce que j'ai subi.
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b
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