Histoire vécue Famille - Enfants > Relation parents-enfants      (1118 témoignages)

Préc.

Suiv.

Mon second enfant m'a permis de trouver mes marques

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
Mail  
| 608 lectures | ratingStar_219720_1ratingStar_219720_2ratingStar_219720_3ratingStar_219720_4

Lorsque ma douce était enceinte de Tïa (ma seconde), je parlais beaucoup à Colomba (ma première qui était déjà décédée de MSN). Je lui expliquais qu'on attendait un autre bébé, non pas pour combler le vide qu'elle laissait, mais celui de ne pas avoir d'enfant (je lui faisais des schemas avec des ensembles pour mieux comprendre ). Je lui expliquais qu'elle nous avait appris le bonheur d'être parent et que nous ne pouvions en rester là. A la naissance de Tïa, et par la suite, je me suis appercu que Tïa ne comblait vraiment aucun vide. Elle a créé son propre espace : celui de second enfant, et celui de Tïa. En plus, ma place de père a été moins simple à prendre.

 

Colomba est née par césarienne, alors c'est moi qui m'en suis occupé au début. Sa maman a eu du mal à prendre ses marques et moi tout coulait de source. Je faisais tout d'instinct et tout se passait super bien. C'était la fille de son papa... Tïa est née par voie basse. Donc sa maman s'en est tout de suite occupée. Elle avait l'expérience de la première et donc tout allait super bien. De mon coté, je doutais, ne trouvais pas mes marques, souffrais. J'ai mis du temps à trouver ma place de papa. Mais sa maman m'a beaucoup aidé. Theo vous a appris à être parents, mais là vous entrez dans un monde inconnu. Lovan est plus grand que son grand frère (ce qui est un peu perturbant). Il va commencer à faire des choses que Théo ne vous avez pas encore fait. Manger à la cuillère, marcher, parler, faire un fugue (là je vais un peu vite ). Bref, c'est destabilisant. En plus, personnellement j'ai mis du temps à croire que ce bonheur pouvait continué. Mais il faut bien constaté que pour l'instant il est toujours présent et merveilleux (calin, fou rire, bisous, discussion, jeu etc...). Lovan va grandir avec un passé, celui de son frère. Il vous fera découvrir plein de choses, vous fera grandir, vous émerveillera. Vous n'oublierez aucun de vos anges, la douleur sera toujours là, il faudra que Lovan comprenne que vous pouvez être triste de temps en temps, sans que ce soit de sa faute, que c'est lui qui a su vous faire re sourire. Notre vie d'avant s'est arrétée. Il faut que nous en construisions une, avec nos anges, avec notre moitié, avec nos enfants, avec la manque et la douleur...

 

Autre point, je ne pense pas que ta présence aurait changé quelquechose. Je crois que dans des cas comme ca soit tes collègues t'auraient de toute facon demandé de t'éloigner pour qu'ils s'en occupent (ne dit-on pas qu'un médecin ne doit pas soigner sa famille), soit tu n'aurais pas forcément eu les bons gestes, en tout cas pas mieux que tes collègues, et tu aurais eu encore plus de souffrance. Alors bien sur moi aussi j'aurais aimé être là, ne pas l'avoir laissé à la nourrice, être à coté de ma petite femme dès le début, avoir eu l'instinct qu'il allait lui arriver un malheur (avant je pensais que ma seule qualité sur laquelle je pouvais compter c'étati mon instinct) etc... Mais le passé est le passé. Nos anges ne méritent pas de nous voir souffrir d'une culpabilité destructive. Ils aimaient tellement lorsque nous rions.. Je dis tout ca mais moi, je dors très mal, suis angoissé en permanence, imagine des choses attroces sans crier gare à m'en taper la tête contre les murs. Mais le plus important c'est que je savoure les bonheurs que Tïa m'apporte.
  Lire la suite de la discussion sur doctissimo.fr


219720
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Rattacher c'est a la fois attacher et renouer, il me semble…

image

Merilles. C'était le verbe "rattacher" ds la phrase en gras. "rattacher c'est a la fois attacher et renouer, il me semble… enfin c'est ce que moi je comprend par ce verbe. Pour ce qui est des elments culturels et sociaux je pense justement au fait...Lire la suite

Je ressens de la haine envers ma mère

image

J'ai grandi avec des parents qui nous mélaient, nous les quatre enfants constamment à leurs disputent. Le mot est trés faible, car lorsqu'ils se disputaient (ce qui arrivait 2 fois par semaine environ) cela se produisait la plus part du temps en...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages