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Relation père/fils dégradée

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies 17 ans
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Mon fils de bientôt 14 ans (mi octobre) a souhaité, à l'occasion de mon intention de déménagement dans une autre région (j'abrège les circonstances) , aller vivre chez son père. Cela s'est produit en fin février de l'année 2009. Il voulait passer + de temps avec lui, développer une relation père-fils plus profonde que la superficialité des 1 WE/2 et moitié de vacances depuis 10 ans. Ce fut un fiasco sans nom ! Ce qui aurait du être un rapprochement (oserais-je dire une rencontre ? ) s'est transformé en plusieurs mois de brimades, insultes et maltraitances psychologiques diverses et variées. Au mois d'août 2009, mon fils avait commencé à m'en parler et j'ai parlé des heures avec son père et sa compagne pour identifier les problèmes et y apporter des solutions viables. Devant les accords verbaux passés avec eux, alors que je m'apprêtais à leur dire que mon fils allait revenir dans mon foyer, nous avons décidé père et moi-même de le maintenir chez lui et voir l'évolution de la situation avant de prendre une décision ferme et définitive… Fin août, retour chez son père. Mon fils s'enfermait de plus en plus dans sa chambre… il n'avait pas accès à son propre ordinateur librement (ordinateur qu'il s'est lui même acheté à force d'économie en février de cette année là) , il n'avait pas le droit d'avoir les relations qu'il avait choisi, servait de baby-sitter à son petit frère tous les soirs et était souvent humilié. La crise (je devrais dire le tremblement de terre ! ) est survenue en fin septembre, tout a commencé inexorablement à exploser. Mon fils n'était pas bien du tout et je préparais son retour à la maison pour les vacances de toussaint. Je lui demandais de tenir bon jusque là en raison du collège… courant Octobre, ça a atteint un summum inimaginable de violences verbales et psychologiques incroyablement élevées. 10 jours avant le dernier jour d'école, j'informe par lettre AR adressée à son père que je viendrai chercher mon fils et toutes ses affaires ce jour là… Les violences ont été pires ! Violence de la part de la BM, le père s'est révélé alcoolique profond (en dehors du boulot, il ne fait QUE boire). Il n'a pas défendu notre fils, ne l'a pas protégé et aujourd'hui, on n'arrive toujours pas à comprendre comment il a pu laisser faire. On ne s'attendait pas à ça, vu que depuis ces 10 années passées, il n'y avait rien, pas d'inquiétude, tant au niveau du père que de la BM. Le jour où je devais prendre mon fils, je l'ai vu arriver le matin : il avait fugué par le train, il avait été jeté dehors et n'avait plus accès à la maison ! Je passe les détails sordides de la suite, ça me révulse encore… j'ai mal pour lui. Mon fils aimait son père, il l'avait, je pense, placé sur un pied d'estale pendant ces années de gardes partielles et il a chu, de haut, trop haut sans doute. J'ai toujours considéré que la place du père chez un enfant était aussi importante que celle de la mère, mais quand un père dangereux (ou son entourage, pour l'heure ! ) ou irresponsable, je ne suis pas sûre que cela en vaut la peine. Mais c'est bien ce qui me tiraille : mes convictions et la réalité de la situation qui m'inciterait à rayer de la vie de mon fils son père. Et je n'ai pas eu à le faire : mon fils ne veut plus en entendre parler ! Je m'explique : il y a un peu plus d'une semaine, il a reçu une carte postale de son père. Très surprise, je lui dis : "c'est une première ça ! Mais ça prouve qu'il pense à toi, au moins… " Réponse : "tu parles qu'il pense à moi ! C'est juste pour me narguer… j'm'en fous"… fin de la discussion, il est parti dans sa chambre. J'ai vu cette carte : son père est aux Antilles (alors qu'il a tant de mal à régler sa PA, ça laisse effectivement songeur) et détail frappant : il n'a pas signé "Papa", mais par son diminutif, celui qu'il avait quand il était dessinateur, la même signature… Ce n'est pas anodin, de même que les mots qu'il a employés qui ont l'air de faire penser à mon fils qu'il se fout de lui, qu'il le nargue : "j'espère que tu passes de bonnes vacances. A bientôt. Regarde ça [la photo de la carte] c'est le paradis. A plus… " Mon fils, pendant un moment (puisque j'envisage d'aller au tribunal pour changer les modes de visite + PA non ré-évaluée depuis 6 ans) , avait envisagé de voir son père, mais ailleurs que chez lui, pour garder contact, proposant même l'appartement de sa grand-mère paternel comme lieu de rencontre. Là, je dois préciser un autre incident : à Noël dernier, c'est ce qu'avait proposé les GP, voir son père chez eux pour Noël. Mon fils y est allé deux jours. Alors que toute la famille était là, qu'elle l'attendait depuis des heures, le téléphone a sonné : "je ne peux pas venir, des potes de ma femme ont débarqué, suis trop bourré pour prendre le volant, je passerai demain"… il y a de quoi être choqué et je pense que ça n'a pas arrangé les choses. Le lendemain, il est effectivement passé… pour même pas 2 heures !!!! Il n'avait pas vu son fils depuis 2 mois et ne le reverra pas par la suite d'ailleurs. Depuis, le temps passe, j'essaye de discuter avec fiston, mais je me heurte à de l'agressivité systématique (pas contre moi, jamais). Je n'insiste jamais mais sa réponse le plus souvent est "je ne veux pas en parler" ou bien quand je lui propose d'appeler son père pour demander le numéro de téléphone de sa GM qu'il a égaré, il m'a répondu "ah non ! Pas moyen… je ne veux pas l'entendre". Bref… c'est l'impasse… je compte envoyer mon dossier au JAF courant septembre et je ne sais que faire. Je ne sais plus comment aborder le sujet avec lui, je ne sais même plus ce que j'attends. Mon fils aime toujours son père, j'en suis sûre, mais il est trop blessé et déçu et je réalise en écrivant tout cela qu'il a peut être peur d'être encore plus déçu si je demande des rencontres en dehors du foyer de mon ex et que son père ne réponde plus présent ou lui fasse le même coup qu'à Noël dernier… Mais si c'est ça, c'est quoi la meilleure solution ? Il ne le dit pas, mais je sais qu'il en souffre quelque part. Et j'ai peur des répercussions dans sa vie d'ado. Je m'inquiète quoi… En dehors de ce soucis et tant qu'on ne fait pas allusion à son père, il a l'air épanoui, a des copains, pratique le football américain, sort… a une vie d'ado normale, quoi. Par contre, il sur-investit ses études, ça tourne (selon moi) à l'obsession.
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115064
b
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