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J'ai accouché à domicile sans problème

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Quand je vois ma puce aujourd'hui à 26 jours, si sereine, si mignonne, je suis heureuse de nos choix... Mais à la différence de tous les récits d'aad que j'ai pu lire avant mon accouchement, le mien ne donne pas forcément envie. Je ne suis pas nostalgique de l'accouchement en lui même (la naissance OUI ) sur le coup, je ne voulais pas remettre ça... J'aurai aimé être transcendée comme beaucoup de mamans... alors désolée si ça se ressent dans ce récit. * * * Ta naissance J?ai toujours été persuadée que tu arriverais à terme?pourquoi ? sûrement parce que j?étais morte de trouille à l?idée que tu arrives, toi, mon premier bébé. Chaque jour qui me rapprochais du terme je me disais « ah non il me reste encore ça ça ça à préparer et ça ça ça à lire pour être totalement prête? » comme si on pouvait être préparé à ce chamboulement qu?est l?arrivée d?un enfant? Mais plus les jours avançaient et plus j?acceptais l?idée que tu arrives quand bon te semble, me surprenant ainsi dès ta naissance. Et ce fut le cas ! une belle surprise (mais aussi « terrifiante » sur le coup) lorsque j?ai réalisé, le samedi 5 septembre 2009 que tu arrivais, deux semaines avant ta DPA officielle. * * * Pré-travail : Vendredi 4 septembre (soir de pleine lune) nous sortons boire l?apéro avec des amis. Bonne ambiance, mon homme est plus que pompette et moi je sens des douleurs de règles toute la soirée. Nous rentrons vers minuit et demi et là je me dis que ça n?est pas normal que les contractions ne s?arrêtent pas? Grosse panique (toujours dans l?idée que je ne suis pas prête), les « vagues » me semblent déjà forte et je craque? je pleure, je vide mon sac? mon homme me rassure, me dit que si tu dois venir ce week-end on est prêt (mais quand même si tu peux arriver avant l?émission « Stade 2 » de dimanche soir ça serait pas plus mal !!! heureusement qu?il garde son humour ton papa : j?en avais bien besoin !). 1h20 je commence donc à regarder l?heure, ton père va se coucher dans la chambre d?amis (comme depuis de nombreuses semaines déjà) et moi je m?installe sur notre lit, j?amène le ballon et je note : 1h20 ? 1h24/25 ? 1h29 ? 1h34/35 ? 1h43 ? 1h48/49 ? 1h58 ? 2h ? 2h06 ? 2h14 ? 2h23. Je décide d?arrêter de noter au bout d?une heure pour me reposer un peu, je somnole difficilement pendant deux heures? Je regarde à nouveau l?heure à 4h40, contraction suivante à 4h47? ça n?évolue pas et j?ai faim. J?ai envie de pâtes. Je file donc me préparer ce plat qui ne passera pas tant que ça. Petit tour sur le net. J?attends que le jour se lève, ça me rassure de voir « la Vie revenir », peut-être pensais-je que ce pré-travail s?arrêterait avec le jour? 6h08 ? 6h13 ? 6h18/19 seront les dernières heures que je noterai. Les contractions sont régulières mais je ne vois pas trop de différence d Quand mon homme se lève vers 10h, on décide d?appeler B. vers midi si les choses ne changent pas. Entre temps je cuisine des pancakes pour le petit déjeuner : j?ai faim mais mange peu à chaque fois. Je continue de m?arrêter dans mes activités pour prendre chaque contraction et à 11h45, n?y tenant plus, j?appelle B. qui me rassure, me dit que c?est bien le pré-travail, que ça peut s?arrêter comme continuer tout le week-end. Bref il me faut du repos, boire des litres de tisane de feuilles de framboisier, prendre de l?homéopathie et res-pi-rer? Je suis installée dans la chambre sur le ballon, un tabouret devant moi et des coussins dessus pour me pencher s?il le faut, et je souffle. Mon homme vaque à ses occupations depuis le matin, je me sens seule? il vient me voir de temps en temps mais je sens bien qu?il n?y croit pas, que ça n?est pas pour ce week-end? à un moment il passe une contraction avec moi et je sens toute la différence : que c?est bon d?être à deux, d?être soutenue, c?est plus supportable? j?en pleure et lui dis que son soutien m?est important? Mais il repart, il doit passer à la médiathèque, faire des courses? au fond je le comprends, j?aurai peur aussi à sa place !!! De nouveau seule, je décide de m?occuper : je lance une machine puis l?étend, je range un peu l?appartement, mange à nouveau et retourne sur mon ballon mais cette fois-ci dans la pénombre de la chambre (la luminosité commence à me gêner). J?analyse un peu mes sensations et il est clair que les contractions se sont intensifiées. Je regarde parfois mon col mais à part sa « mollesse », je n?arrive pas à voir s?il se dilate. Vers 16h30 je sens une contraction plus forte, je me lève d?un bond et cours aux toilettes : je perds un peu de liquide teinté de sang et le bouchon muqueux. A partir de là je commence à paniquer : je suis seule depuis si longtemps, je veux être entourée !!! mon homme n?est toujours pas rentré et je sens que les choses s?accélèrent. J?essaie de le joindre sur son portable mais il rentre au même moment. Je ne sais pas pourquoi (la panique ?) mais je me dis que tout va aller très vite, mes sensations ont changé et j?ai l?impression de sentir la tête.. je le dis à mon homme qui lui aussi panique et commence à tout préparer. Je décide d?appeler B. : répondeur? je lui dis de passer avant le soir. Les contractions s?intensifient encore alors j?appelle sur son fixe : personne? et de nouveau son portable : toujours le répondeur, je lui dis de passer rapidement finalement ! Toujours en panique j?appelle D. l?autre sage-femme qui sera présente pour l?accouchement. Elle « prend la température », me demande la fréquence des contractions, et me dit de rappeler B., que si je n?arrive pas à la joindre je la rappelle elle. Ballet de coups de téléphone dont je me serais bien passée !!!!!!! D. finit par me dire qu?elle se change et arrive et qu?elle essaiera de joindre B. sur son téléphone perso. Je suis rassurée !!! * * * Travail : Quand D. arrive vers 18h, elle m je suis à un doigt large avec « une tête qui plonge » (elle informe B. qui est sur la route). Grosse déception et gros coup au moral ! Je dis à mon homme que je n?y arriverai pas, c?est infernal? et ce n?est que le début de mes plaintes ! Je prends mieux les contractions debout dans les toilettes mais ainsi, difficile de me reposer entre chaque vague? D. me donne de l?homéopathie et je sens que ça fait effet. Quand B. arrive 1h après D., elles me font un monitoring et un toucher vaginal : je suis à 5 !!! quelle bonne nouvelle, ça me redonne de l?énergie (mais ça ne m?empêche pas de pester contre cette douleur que j?ai du mal à accueillir?). D. me propose une douche (pas de baignoire chez nous) ça me fait du bien mais je ne suis pas à l?aise dans cette petite cabine. J?ai l?impression de vivre un enfer, ça ne s?arrête pas. Mon homme est très présent et en même temps il s?occupe de l?intendance (préparer à manger, etc?) il est au top ! Je réclame un nouveau toucher vaginal? je suis à 6? je m?effondre, je n?en peux plus, je n?ai plus de force? les sages-femmes le remarquent et D. me prépare donc un cocktail à base de purée d?amande et de nectar d?abricot (je ne connais pas les autres ingrédients mais je crois qu?il y avait aussi de l?huile de ricin). B. est à mes côtés, elle prend le relais auprès de mon homme : je suis maintenant sur le lit à quatre pattes, je me balance, j?essaie d?accompagner la douleur, de penser à mon bébé qui arrive et c?est vrai que c?est moins fort ainsi mais mon côté pessimiste me rattrape bien vite et bien souvent je lutte plutôt qu?autre chose. B. me tient la main, j?ose à peine la lui serrer? Je n?arrête pas de me plaindre (j?ai dû être insupportable vue de l?extérieur) JE VEUX QUE CA S?ARRETE, JE VEUX DORMIR, JE VEUX LA PERIDURALE ( bye bye toutes mes belles idées sur la non-médicalisation de l?accouchement !!!). Je pense à la phase de désespérance? quelle foutaise !!! moi j?ai l?impression d?être entrée dans cette phase depuis le début (avec du recul je me dis qu?effectivement je n?étais pas prête, non pas à accueillir mon bébé mais à accueillir la douleur). Mon homme revient, je le supplie de faire quelque chose, de m?emmener à l?hôpital, que je m?en fous de notre projet, c?était une idée absurde, je n?en peux plus, je n?en veux plus de cette douleur ! (une fois de plus, avec du recul, je me dis que je n?ai pas assez lâché prise, mon cerveau gauche tournait à fond d?où les sensations à mon goût). Ceci dit je dois reconnaître que j?ai cru ressentir à un moment donné une sensation d?orgasme (il faut que je m?en rappelle pour les prochains accouchements !). J?appelle B. et, en prenant mon plus beau regard de chien battu, je lui annonce que je veux être transférée. Elle ne dit rien (là c?est un regret pour moi) et part voir D. : je l?entends dire « elle flanche » (je suis vexée sur le coup). Mais elles reviennent et me font un nouveau monito (le c?ur du bébé sera nickel tout au long de l?accouchement comme si la tempête que je traversais ne l?atteignait pas) et toucher vaginal : je suis à 8, reste un bourrelet de col. Elles me proposent de m?asseoir sur les toilettes avec les pieds sur un petit tabouret. Dans cette position le bébé devrait finir d?effacer le col et s?engager. Et effectivement l?effet est immédiat ! mon homme est accroupi face à moi et me guidera avec son souffle pendant toute cette phase, s?il part je le rappelle de suite ! Là je me déconnecte, je ne peux plus ouvrir les yeux, je me laisse envahir par cette puissance en moi, cette force qui pousse mon bébé hors de mon ventre. Je rugis, je crie, je vocalise et à chaque fois que je sens que je perds pied mon homme est là pour me ramener à la surface. A un moment je réalise qu?il s?agit de la fameuse poussée réflexe tant décrite dans les récits d?aad mais je demande confirmation aux sages-femmes par l?intermédiaire de mon homme? mon cerveau gauche reprend le dessus? Elles reviennent et me proposent de vérifier où j?en suis : dilatation complète YES ! bébé s?est bien engagé, c?est la fin !!! Je serai lucide jusqu?à la naissance de notre enfant, posant des questions sur mon périnée, les éventuelles hémorroïdes que je pourrais avoir, sur ma position couchée les genoux ramenés à la poitrine (jamais je n?aurai imaginé accoucher ainsi mais c?est comme ça que je suis bien? je suis tellement fatiguée?). Je ne sens plus cette force qui poussait mon bébé hors de moi, c?est donc moi qui pousserai (ça non plus je ne l?aurai pas imaginé). : les deux sages-femmes, mon homme m?encouragent ; je me fais « sermonner » par D. car je pense trop, elle me dit « oublie tes neurones et écoute-nous »? alors je me laisse guider? La brûlure que j?attendais arrive, je n?en ai que faire, c?est la fin ! mon bébé va naître, je n?ai presque plus mal sur les contractions mais qu?est-ce que ça brûle !!! j?ai l?impression que tout va se déchirer ! La tête apparaît petit à petit, je ne vois rien mais suis le déroulement à travers les yeux de mon chéri ahuris (je lui dirai à plusieurs reprises « ne regarde pas !!! ») et enfin la tête sort, le reste du corps suit, il est 23h30? instant de grâce? mon bébé « chouine », il est sur moi dans une serviette chaude. Les sages-femmes nous laisse faire connaissance. Une fois de plus je parle beaucoup (moi qui pensais pleurer) je n?arrête pas de souhaiter la bienvenue à ce petit être si beau si fragile? on est heureux, on s?embrasse avec mon amoureux qui est ému mais choqué (il me le dira plus tard) par la naissance (voir un être si petit et si grand à la fois sortir de moi l?a perturbé). Je sens vite les contractions revenir, les sages-femmes reviennent pour la délivrance, le papa coupe le cordon qui ne bat plus et j?expulse le placenta qui est entier (D. en prélèvera un morceau pour l?isothérapie et on congèlera le reste pour le planter au printemps au pied d?un arbre). Nous ne connaissons pas encore le sexe de notre enfant : le papa regarde et m?annonce très fier que c?est une fille ! nous sommes très heureux. La première tétée peut enfin avoir lieu et tout se passe bien. A 2h les sages-femmes repartent après avoir tout rangé, nettoyé (y compris moi !), mon périnée n?a que deux éraillures sur lesquelles B. applique de l?argile verte? Elle repassera tous les jours pendant une semaine? chose qui me permettra de m?apaiser par rapport à la tempête traversée. Aujourd?hui, une semaine après la naissance de notre puce, j?ai la nostalgie de ce moment magique à 23h30, le 5 septembre et j?ai très envie de revivre ça. On est fou d?amour pour notre fille, ça donne le vertige? et on s?aime encore plus avec mon amoureux !!!
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220581
b
Moi aussi !
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