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J'ai accouché à la maison, mais j'ai dû être transférée à l'hôpital après

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Bon, tout a commencé samedi 27 octobre, pleine lune 1 jour. On a décidé de s'accorder un "dernier moment" à 2 ! En plus, on avait bien besoin de se retrouver… 1h plus tard, premières contractions… mais qui ressemblent plus ou moins à celles des derniers jours. Vers 19h, je commence à me dire que ça y est, c'est parti, les prostaglandines à chéri ont fait leur taf !! Je prépare le repas, soupe de cresson et lentilles corail au curry, puis on mange. J'essaie le ballon un moment pendant que je suis sur le net, mais j'ai besoin de chaleur. Vers 21h, contractions toutes les 4 à 5 minutes, qui durent environ 1minutes, mais pas encore trop douloureuses, je me mets sur le canapé, avec une bouillotte dans le dos ! Ce que ça soulage ! Je n'ai toujours pas envie d'appeler la sage-femme, en plus, je ne sais pas qui de Julie ou Françoise est de garde ce week end… Vers 21h30, je crois perdre un peu les eaux… du liquide coule doucement à chaque contraction (il s'avèrera que ce n'était que la 1ere poche, seule la 1ere membrane s'est percée). Du coup, comme convenu, j'appelle Françoise, qui apparemment est en pleine soirée !! Elle me rassure, me demande de quelle couleur est le liquide que je perd (translucide) , me conseille d'aller prendre un bain, puis d'appeler Julie au bout de 30 minutes. Toine me fait couler un bain, et je me plonge dedans. Il compte, mais les contractions durent prêt de 1min30 toutes les 4 minutes, et sont assez douloureuses, je fini par sortir car c'est pas gérable… il est 22h30. J'appelle Julie, elle voit que ça va, et me demande de la rappeler quand j'ai envie qu'elle vienne. Vers 23h, Toine commence à préparer la chambre, il mets le chauffage, protège le lit. J'ai 1 grosse contraction, une petite pause de 2 minutes, puis une moyenne, et pause de 5 minutes ; puis on repart !! Mais pas plus douloureux que pendant mes règles… 30 min plus tard, je commence à douiller… Pourtant, nous attendrons 2h du matin pour dire à Julie de venir, j'apprécie énormément les moments de réconfort dans les bras de Toine. Elle arrive, avec tout son attirail, mais je n'y prête pas vraiment attention. Je suis dans la chambre, avec les bougies, Enya en fond, couchée sur le coté et Toine qui me tiens la main. J'ai mal mais j'arrive à lui parler entre les contractions. Elle vérifie mon col et là… je comprend que ça va durer longtemps… je pense au moins jusqu'à l'aube, voire un peu plus… je suis à 2. A partir de ce moment, tout commence à être décousu dans ma tête, je n'ai plus de notion d ? Heure… Jusqu'au environ de 9h, ce sera une succession de contractions dans le salon, debout, les bras appuyés sur la table avec Toine derrière moi, et la même chose, mais couchés sur le lit à pousser avec mes bras sur ceux de Toine. Lorsque nous sommes dans la chambre, Julie reste au salon, avec les chats qui sont relativement impassibles… Elle se repose, je pense que elle savait que ce serait long… pourtant, elle reste assez évasive lorsque je lui demande, elle ne doit pas vouloir me démoraliser sûrement… Toutes les heures, je dois me forcer à aller au toilette, ma vessie doit être vide pour que le bébé puisse bien descendre, c'est de plus en plus dur de tenir la position assise, avec les fesses qui pendent dans le vide… c'est dur… Vers 9h, je me lève, et Julie nous force à petit déjeuner, pour prendre des forces, je ne mangerai qu'un peu de mie de pain avec un peu de beurre salé dessus, rien d'autre ne passera… je ne boira même pas le thé préparé par Toine. Lui, boira un verre d'eau et avalera quelques figues confites… Apres ce petit déjeuner, Julie souhaite m'examiner… mon col est a 3, voire 4… je suis dégoûtée, tout ça pour rien, je me rend compte que ça va vraiment durer des lustres, je lui demande si elle naîtra ce dimanche ou le lendemain… Elle me demande d'aller vider mon rectum (pour la même raison que la vessie) … et là, ça a été l ? Horreur. Je me souviens de moi, sur les toilettes, avec juste un t-shirt à Toine, en train de pousser comme une malade pour faire sortir ces fameuses "crottes" (désolée, c'est ragoûtant…) et de Toine, face à moi, qui me sers de pilier, je m'accroche très fort à sa ceinture à chaque contraction et appuie ma tête sur son ventre… (Je ne le mordrais pas une fois ! ) , je pense même que je faisais des "râles" pour me soulager… cet épisode me semble avoir durer très longtemps, au moins 30min… mes jambes ont finies par être ankylosées par le froid du carrelage, j'ai presque retrouvé avec bonheur la chaleur du lit et de la chambre. A partir de ce moment, c'est vraiment, vraiment devenu douloureux. Je me souviens d'avoir vu l ? Heure sur le radio réveil, et de m'être encore dis que ça ne finirai donc jamais… j'ai demandé à Toine de le tourné pour ne plus que je me focalise sur le temps qui ne passe pas… Vers 11h (je crois) nouveau TV… je suis a un bon 8/9. Je crois que c'est a ce moment que Julie ma percé la poche des eaux (après m'avoir demandé) , mais je ne me souviens pas que quelque chose qui ai couler… Elle me dit de pousser si j'en ressens le besoin. Je suis toujours sur mon coté gauche, et je broie les mains de Toine… Vers 12h, dilatation complète, mais il reste juste un petit bout de col, qui empêche la puce de descendre… Et je commence a pousser, pleine d'espoir (et de fatigue…). Ca dure, ça dure… et j'ai mal… Julie met sa main, pour essayer d'ouvrir un peu plus je pense, elle appuie sur le bas du periné (selon mes sensations). Mais rien ne vient, elle me dit que la tête remonte après chaque poussée. On décide de changé de position car ça dure trop, il est 13h environ, Toine se met derrière moi, bien calé dans les coussins, je m'appuie sur lui, assise, les jambes repliées, et je pousse encore… Julie me refait un monito (portable, elle m en fais très très régulièrement, surtout vers la fin). Et là, le bébé ne va pas bien, son rythme cardiaque diminue fortement. Je me remets sur le coté et Julie demande à Toine d'appeler le SAMU. Il le fera 5 fois, personne ne décrochera… je vois la peur dans ses yeux. Pendant ce temps, Julie m'installe l'oxygène avec le masque. Moi, je ne me rends pas vraiment compte, j'essaie de gérer tant bien que mal les contractions et les poussées, que ça fait mal… Elle installe également le gros monito, qui imprime le rythme cardiaque du bébé en continu. En me remettant sur le coté, le c'ur du bébé va de nouveau mieux, apparemment, c'est la position qui ne lui conviens pas, on oublie le SAMU un moment. Mais les choses n'avance toujours pas plus sur le coté… après plusieurs poussées, Julie me demande de me mettre debout, ou sur le tabouret d'accouchement (un truc bizarre en arc de cercle). Mais je lui dis que je peux plus, je ne tiendrais même pas sur mes jambes… Et là, elle me donne 15 min, si le bébé n'est pas là, on rappelle le SAMU, je lui dis alors d'appeler de suite, que j'en peux plus… Elle appelle donc. 15 min plus tard, je vois 4 personnes débarquer dans ma chambre (apparemment ils étaient plus selon Toine) , avec un attirail terrible… le 1er que je vois est médecin (c'est écrit sur sa blouse ! ) je lui demande direct qu'il me donne un calmant… il me dis oui, oui, laissez nous vous mettre la perf, et je vous donne ça juste après (je doute qu'il m'ai donné quoi que ce soit, mais sur le coup, je le crois ! ). Je suis prête à lui dire de m'ouvrir sur place… Avec lui se trouve Christelle, une sage femme de l ? Hôpital où je vais être transféré. Elle me demande si elle peut m'examiner… je ne me souviens même pas si elle la fait… Je vois Toine en fond, je le cherche à chaque contraction, mais ce monde l'empêche de venir auprès de moi… de plus, il court partout, rassemble les affaires qu'il manque, comme mon dossier… je m'aperçois que j'ai vraiment besoin de lui… A partir de là, c'est Christelle qui prend les choses en main. Elle me demande à chaque contraction, de bien souffler, et surtout de pousser le moins possible… à la limite, vers la fin des contractions, mais pas avant… j'avoue de pas y être arriver souvent. De là, ils se demandent comment me descendre à l'ambulance (3 étages et demi plus bas sans ascenseur ! ). Ils choisiront l'option, assise sur une chaise roulante… Je vous raconte pas l ? Horreur pour m'asseoir là-dessus… malgré la douleur, j'ai quand même réussi avant de partir, à m'inquiéter pour mes chats, je cherchais Gaïa… Bref, nous avons ensuite descendu l'escalier en tape-cul… en gros, j'ai senti chaque marche passer… Enfin arrivés en bas, Toine n'a pas eu le droit de rentrer dans l'ambulance, heureusement Julie a pris sa voiture et l'a amené avec elle. Moi, dans l'ambulance avec Christelle. Elle m'explique que arrivés a la mater, ce sera soit les spatules, soit la césarienne… moi je crois que m'en fous, tant que l'on arrête cette douleur insoutenable… il est 14h. Arrivés à l ? Hôpital, on me balade dans un couloir, puis on arrive dans une salle, tout ce qui a de plus médicalisé. Je vois Toine au bout de quelques minutes, suivi de Julie un peu après. Puis j'entend Christelle qui me dis, le bébé est descendu (sûrement avec l'épisode "tape-cul") , on vois la tête, poussez très fort à la prochaine contraction. Alors j'ai poussé, plusieurs fois… elle m'a alors attrapé la main pour que je sente moi-même la tête. J'ai mis ma main entre mes jambes, et j'ai senti un truc bombé, tout mou. Puis après, j'ai eu l'impression qu'un régiment me criait dessus : "POUSSEZ" , "POUSSEZ" . Ils étaient au moins 10… Puis ça m'a brûlé, et je crois que c'est là qu'elle a coupé, je n'en pouvais plus… Et on m'a dis : "ATTRAPEZ LA !!! " et j'ai refusé. C'est donc Toine qui la sorti avec Christelle (il a aussi coupé le cordon). Ils me l'auraient posée sur le ventre, mais je ne m'en souviens pas. Je me rappelle juste qu'ils m'ont présenté un bébé tout violet, et ils l'ont pris. Elle est donc née à 14h18. Apres, ça devient encore plus flou… Christelle m'a demandé de pousser encore, je disais que je pouvais plus, que je voulais plus. Ils ont commencé à appuyer sur mon ventre… Le placenta est sorti, et là j'ai commencé a saigner plus. Je me souviens avoir dis à l'obstétricien : "TOI TU ME TOUCHE PAS" , il m'appuyait encore sur le ventre ce malotrus ! Puis pareil a l'interne, elle me fourre la main dans le vagin, je lui ai demandé d'où elle se permettait !!! Puis j'ai commencé a entendre parler d'anesthésie générale, hémorragie, révision utérine… alors, ils m'ont expliqué que je saignais beaucoup, qu'ils devaient aller vérifier qu'un morceau n'était pas resté coincé dans mon utérus et mon mari ne pouvait pas rester… Quand je l'ai vu quitter la pièce avec le bébé dans les bras, ça m'a déchiré… il s'est juste retourné en franchissant la porte… j'ai eu peur de les laisser seuls, de pas m'en réveiller, de ne jamais les revoir… j'ai pas arrête de demandé au sage femme (homme cette fois ci, plus moyen de trouver Christelle) si j'allais m'en sortir, si c'était grave… et il m'a rassuré. Je les ai entendu dire : "je lui injecte… ine" , alors de suite, j'ai bondi : "je suis allergique a la pénicilline" . Heureusement… ils m'en injectaient, et n'avaient pas lu mon dossier (pourtant écrit en gros sur la 1ere page…). Et ils m'ont endormis. Je me rappelle avoir volé au dessus de l ? Hôpital, au dessus des salles, dans le dédale des couloirs. Tout était rosé, beau… puis j'ai retrouvé mon corps, j'entendais tout ce qu'il se passé dans la salle, mais sans pouvoir ouvrir les yeux ni parler. Ils ont eu une grande discussion sur l'accouchement à domicile pendant l'opération (j'ai demandé confirmation à mon réveil et effectivement…). Puis j'ai enfin ouvert les yeux. J'ai vu Toine rentrer, avec la puce dans les bras. Il me la présentée, mais je pouvais encore très difficilement parler, encore moins la prendre contre moi. Ca a durer 2h avant que je puisse la mettre au sein, et encore avec de l'aide, car pas moyen de gérer mes bras, j'avais trop forcer pendant les contractions, et je ne pouvais rien en faire ! C'est donc vers 17h30 que j'ai enfin pu la mettre au sein. Là, je me suis sentie plus… utile… Ca y était, j'étais maman…
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219172
b
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