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Je n'ai jamais voulu accoucher à domicile, pourtant c'est arrivé!

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Mmon second enfant est né en 1h40 à la maison sans que ce soit voulu et sans que la SF ait eu le temps d'arriver (elle est arrivé quelques minutes après la naissance).

Enceinte de mon deuxième enfant, j'ai choisi l'accompagnement global par une sage-femme qui me suivra donc tout au long de ma grossesse, de mon accouchement et en suite de couches.

Le bébé devait naître dans la clinique qui ouvre l'accès de son "plateau technique" à ma SF. Je voulais d'une naissance naturelle, qui ne soit pas automatiquement soumise aux protocoles en vigueur mais pas d'une naissance à domicile. Une naissance "comme à la maison" mais en clinique.

Le terme théorique de cette deuxième grossesse est fixé au 8 décembre.

Le vendredi 26 novembre, le col est effacé et ouvert à 1 et bébé à la tête presque "vissée" . Mon corps se prépare.

Le dimanche 28 novembre, je sens des contractions régulières mais pas douloureuses pendant plus de 2 heures. Le spasfon ne semble pas faire effet mais comme elles ne sont pas douloureuses et qu'il fait très froid dehors, je décide de m'endormir en me disant que si le travail commence je me réveillerai de toute façon.

J'ai dormi toute la nuit comme une fleur. Ce n'était pas encore le moment. Par contre, le bébé est complètement descendu, prêt à naître.

C'est nous qui ne sommes pas encore au point. Pour des questions d'organisation, on préfère qu'il reste au chaud encore une semaine…

Lundi, mardi, tout va bien, même pas une petite contraction.

Mercredi idem sauf que je commence à avoir du mal à me bouger.

Jeudi c'est toujours le calme plat mais je me sens vraiment handicapée. Je dis à Olivier que je n'ai plus rien contre une arrivée imminente et ma mère, qui doit arriver le dimanche pour garder Thomas en rajoute une couche : "bon, maintenant il peut venir" .

Seul Olivier, qui a une réunion à laquelle il tient le vendredi préfère qu'il attende encore au moins un jour. Il plaisantait bien sûr…il préférait juste être là dès le début du travail sans craindre une panne de RER.

Vendredi 3 décembre, au tout petit matin : aïe, j'ai mal. C'est une contraction qui vient de me réveiller, la première douloureuse…

Le même sentiment que pour l'accouchement de Thomas s'empare de moi : un mélange excitant d'appréhension et d'enthousiasme. Cet enfant va arriver !

J'ai pensé à quantité de choses pendant cette contraction, toute la théorie emmagasinée pendant 9 mois est ressortie à ce moment-là :

1- je respire à fond et décontracte tous les muscles que je peux contrôler (merci Bernadette de Gasquet : au moins je pensais à autre chose qu'à la douleur).

2-J'essaie de faire corps avec la vague (merci Frédérik Leboyer) en me raccrochant à l'idée que la douleur monte mais finit toujours par redescendre (merci le monitoring de Thomas, mon fils aîné).

3-J'essaie d'ouvrir le chemin au maximum, d'y accompagner cet enfant pour que le travail soit le plus efficace possible (merci l'hapto).

Bon, là j'aurai peut-être pas dû…Le chemin s'est ouvert un peu trop vite !

La contraction passe mais je sais maintenant que la naissance est pour aujourd'hui. Je me rendors vite fait histoire de prendre le maximum de forces pour la suite : cette première contraction était vraiment très douloureuse.

Une seconde contraction aussi douloureuse me réveille à 4h52. Même gymnastique mais je commence à psychoter, du genre "je ne vais pas tenir jusqu'au bout sans péri si ça fait déjà si mal".

Le début du travail pour Thomas ne s'était pas du tout passé comme ça.

Je prends 2 spasfons pour voir et je me rendors à nouveau, en faisant attention au réveil cette fois.

D'autres contractions suivent mais bien moins douloureuses (ouf ! ). Par contre, elles ne sont pas vraiment régulières (entre 5 et 12 minutes).

Je réveille mon mari vers 5h30 &ndash ; "je crois que c'est pour aujourd'hui, dommage pour ta réunion" . Je reprends 2 spasfons et on attend encore un peu. On aurait pu s'en passer puisque je savais au fond de moi que c'était le vrai travail mais bon…

A chaque contraction, ses mains sur mon ventre me réconfortent, sauf quand je me laisse déborder par la douleur : ce n'est pas toujours facile d'accepter de se laisser embarquer par la douleur sans résister, même si ça la rend plus supportable.

Olivier ne comprend rien à mes histoires de "vagues" …

La douleur est toujours supportable mais de moins en moins et la meilleure position que j'ai trouvé c'est assise sur les WC. En plus, ça me rassurait car j'avais envie de pousser au moment des contractions…J'aurais du me souvenir des mots de SF : "à 5 cm de dilatation la poche des eaux peut passer le col et ça donne envie de pousser pendant les contractions" …Comme quoi j'avais la théorie mais sur le moment j'ai eu un peu trop mal pour la relier à mon vécu !

C'est aux toilettes que j'ai perdu les eaux. Il est 6h15 du matin.

On appelle SF qui a quelques coups de fil à passer et pense arriver dans la demi-heure.

Je file prendre une douche pour aller à la mater.

Je sens bien que le travail avance vite et je veux avoir les cheveux propres sur les photos (On a beau accoucher, on n'en reste pas moins coquette ! ).

Olivier me prépare un café.

Les contractions s'accélèrent alors. J'ai mal. J'ai peur. Je pense au bébé…

Lui a le bon goût de me rassurer en bougeant (merci Michel Odent : si un bébé bouge, c'est que son c&oelig ; ur bat ! C'est tout bête mais je n'y aurais pas pensé toute seule à ce moment-là).

J'ai toujours mal mais j'ai moins peur. Par contre, l'envie de pousser arrive, impérieuse. Je demande à Olivier de rappeler SF.

SF : "elle a tout le temps envie ou juste pendant les contractions ?

Olivier : tu as tout le temps envie ?

Moi : OUUUUUUIIIII.

SF : J'ARRIVE DE SUITE (il habite à moins de 2 kilomètres).

Là c'est bizarre, tout se calme… je n'ai plus mal tout d'un coup…

Il me faut quelques instants pour me rappeler ce que SF m'avait expliqué : "c'est surtout le col qui est sensible et on a moins mal lorsqu'il est complètement dilaté…" .

Je comprend alors que mon bébé va arriver, là maintenant tout de suite.

Une contraction revient, un peu moins douloureuse il est vrai.

Olivier arrive pour me soutenir. Lui ne sait encore rien. Il fait même de l'humour : pendant que je crie "non, non bébé, pas maintenant", lui me dit que je fais plus de bruit que la voisine du dessus avec son amoureux.

La contraction s'en va. Il n'a pas le temps de quitter la salle de bain qu'une autre arrive.

Il s'écrie "ENCORE" et je lui répond juste que le bébé arrive.

On ne peut rien arrêter à ce moment du processus de la naissance : je ne poussais pas volontairement mais l'enfant "sortait tout seul" . Effectivement je sens sa tête dans mon vagin. Juste le temps de penser qu'il ne faut pas qu'il se cogne en sortant et on met tous les deux les mains pour le recueillir. Il est tout glissant et je l'aide à dégager son épaule avec mon doigt. Je le fais sans même y penser, le geste est naturel.

C'est magique, je le sens glisser hors de moi et je me retrouve l'instant d'après avec une petite crevette dans les bras, toute recroquevillée autour d'elle pour ne pas tirer sur le cordon.

Il est 6h28.

Le bébé ne crie pas mais il fait des bulles avec le liquide amniotique qu'il a dans la bouche. C'est donc qu'il respire. D'ailleurs, il prend des couleurs à vue d'&oelig ; il et le rose monte du menton au front en 1 seconde chrono.

J'ai été la seule à le voir parce qu'Olivier était déjà au téléphone : SF injoignable (en train de sortir de son parking souterrain) , il appelle Marie-France, ma tante SF, qui lui dit de couper le cordon. Il ne l'avait pas fait pour Thomas et décide que cette fois encore c'est trop pour lui. On attendra SF. Thomas décide de se réveiller à ce moment-là. Olivier lui annonce que son frère est arrivé et il vient le voir, un peu intimidé, avant de réclamer son bib comme tous les matins…Il n'a pas l'air vraiment traumatisé.

On ne sait toujours pas si c'est une fille ou un garçon : mon ventre me le cache. Pendant que j'essaie de me dégager un peu pour voir qui de Rémi ou Léa je tiens dans mes bras, Olivier guette SF à la fenêtre. Elle arrive dans les instants qui suivent.

Tout est calme, nous sommes 4 dans une minuscule salle de bain, moi toujours assise en "indien" dans la baignoire avec mon petit garçon dans les bras. On attend que le placenta se décolle. Il sort tout seul.

Maintenant que je suis "délivrée" ,je sors enfin de la baignoire, des fourmis pleins les jambes. SF m'examine et tout va bien. Il n'y a aucun point à faire. Thomas et son père nous rejoignent dans le lit. SF n'a plus qu'à prendre la photo de famille. Les 2 heures de surveillance passées, elle s'en ira sur la pointe des pieds en nous laissant, Olivier, Rémi et moi, profiter de cette première journée ensemble…
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b
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