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C'est décidé, mon second accouchement sera typiquement naturel !

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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Enfin j'ai un peu de temps pour relater la naissance de mon 'petit' bout,à terme 4 jours. Après un accouchement hyper médicalisé il y a 15 ans pour bb1, j'ai à tout prix souhaité accoucher aussi naturellement que possible pour bb2. J'espère que la fin de l'accouchement ne l'exclut pas de la 'catégorie' des accouchements naturels... Voilà, donc après une nuit de 'faux travail' le 23/24 janvier (date de terme prévue pour le 24 janvier), je voulais faire bouger les choses et les 26 et 27 janvier, mon chéri m'a emmenée faire de longues ballades en soirée avec nos chienchinous (c l'été ici...). Le 28 janv au matin, je suis réveillée vers 1h00 par quelques contractions un peu plus intenses que celles qui me travaillent de manière sous-latente depuis des jours...mais qu'à cela ne tienne, ma fatigue physique garde le dessus et me recommande de rester au lit. Vers 2h00, les contractions se font plus fortes et me poussent à me lever systématiquement, toutes les 10 min, pour me recoucher ensuite en attendant la suivante... Puis vers 2h45 je finis par ne plus me recoucher, c'est encore plus fatigant d'avoir à se lever/coucher toutes les 10 min... Je marche à chaque contraction en respirant fort pour me gérer la douleur (encore bien supportable) vers 3h00, les contractions se corsent, no panick, je me coule un bain. Bon ça prend du temps, alors en attendant que la baignoire se remplisse je monte et descends les escaliers en crabe, il paraît que ça ouvre le bassin et je fais une pause respiration à chacune des contractions, espacées maintenant de 5 min. Zou dans le bain, ça soulage... la douleur des contractions est comme assourdie par la chaleur du bain... Au bout d'une heure, il fait chaud quand même alors je sors. Il doit être 4/5h00. Au sortir du bain, je réalise que les contractions se sont intensifiées encore et elles s'espacent maintenant toutes les 2 min, mais l'une est intense, la suivante, l'est moins, ensuite vient une contraction intense, puis la suivante l'est moins et elles sont courtes (30 sec maxi). Cela dit je perds du sang depuis que je me suis levée, donc ce n'est pas inefficace non plus. Vers 6/7h, mon chéri se lève, réalisant que je ne suis plus dans le lit. Encore un faux travail ? Je lui demande d'appeler le centre de naissance, ils nous disent de venir. Mes affaires ne sont pas tout à fait prêtes, vite il faut tout emballer. Arrivés au centre de naissance à 8h30, on nous dit qu'il n'y a pas de place pour le moment, ils ont 5 accouchements en même temps. « Allez vous balader une heure nous dit la sage femme ». OK, c?est plus sympa que de faire les 100 pas dans une chambre ? On en profite pour appeler mon amie Véro, qui me soutiendra pour l?accouchement. Elle est soulagée, car le week-end elle travaille de nuit pour s?occuper d?une vieille dame, donc elle craignait de rater mon accouchement. Même si sa nuit a été blanche, elle se prépare à nous rejoindre pour m?aider pendant le travail. Mon chéri veut un café et son journal, on (ou plutôt lui, moi je ne tiens pas assise) s?installe dans un café, lui caché derrière son journal, moi faisant les cent pas sur la terrasse? Une heure plus tard, retour au centre de naissance : toujours pas de place, va falloir passer côté hosto en attendant (de l?autre côté du couloir). Arrivée dans une chambre côté hosto, argh ça commence mal pour un accouchement que je veux : l?infirmière m?installe sur une table pour monito et m?annonce que c?est pour vingt minutes de contrôle. Rapidement je sens mes contractions s?espacer tout à coup, elle me dit que c?est normal, ça fait souvent ça aux femmes qui sont envoyées par le centre de naissance? Elle nous laisse chéri et moi, on attend? 20 minutes plus tard, personne? ahem, j?ai déjà lu ça qq-part dans les récits d?accouchement (le coup du monitoring pour 20 minutes, puis ça s. ). En attendant mes contractions sont à nouveau rapprochées. Après 45 minutes, elle revient, me détache de la table, ouf je peux à nouveau bouger. Elle me dit que mes contractions sont régulières à 2 min d?intervalle, mais pas assez longues selon elle (30 sec en moyenne). Elle m?ausculte le col, il est ouvert à 3, d?après elle ce n?est pas un ?faux travail?. Elle m?annonce qu?il faudra me poser une perf au cas où. Je ne suis pas très chaude, je la vois déjà venir avec sa péri dont je ne veux pas. Elle me dit que c?est indispensable ?au cas où?, « si par ex vous avez une grosse hémorragie au moment de l?expulsion », moi de répondre « ouais ben je vais pas accoucher dans la minute, là, donc la perf on la pose au dernier moment ». L?infirmière me propose un bain, ah oui, chouette. Je sors mes gouttes essentielles de lavande, elle me dit que si jamais j?accouche dans la baignoire il faut qu?il n?y ait que de l?eau pour bb, rien d moi j?espère bien ne pas accoucher dans l?hosto, mais côté centre de naissance?. Bon pour l?instant je me contente de ce qu?on m?offre. Tandis que le bain coule, mon chéri s?est recaché derrière son journal et moi je douille de plus en plus pour les contractions, mais je gère avec la respiration et en vocalisant. « On parle de notre bb dans le journal ou quoi ? ! » - « hein ? » ? Véro arrive enfin, chéri est ?sauvé par le gong? comme on dit. Véro installe son diffuseur d?encens, un petit mélange de lavande et rose, ça embaume. Il doit être 10h à peu près. Je vais dans le bain, mais la baignoire n?est pas très grande et je n?arrive pas à trouver de position confortable pendant les contractions, et je n?ai pas l?impression d?aider la descente de bb comme ça? Je finis pas sortir. Pendant les contractions, Véro me fait des massages dans le bas du dos, à l?aide d?un mélange d?huiles qu?elle a concocté. Ca aide à soulager, et je suis surprise de me voir accepter d?être touchée, moi qui sous la douleur déteste tant qu?on me touche justement. L?infirmière nous apporte des « hot packs » (sorte de paquets contenant une substance comme sableuse qui chauffe ? ça doit être connu, mais je ne sais pas ce que c?est). Ca aussi ça soulage, Véronique encourage mon homme à me les appliquer. Il semble que de varier les diverses méthodes de soulagement me distraie plus facilement ou du moins me permette daccepter plus facilement les contractions, on tente la douche chaude sur le bas du dos. Ah oui, ça fait du bien? Entre chaque contraction je me détends, j?arrive à papoter histoire de relativiser ma fatigue. Il est 13h00, on nous demande si on veut toujours aller au centre de naissance. Evidemment que oui. Transfert de l?autre côté du couloir, la sage-femme nous accueille, elle remplit la baignoire (triangulaire et spacieuse), pas de néons, lumière tamisée, je me sens plus en confiance. Je papote, je relate à Véronique et chéri le fameux stade de que traversent bcp de femmes alors qu?elles vont accoucher sous peu. La sage-femme me confirme que ce stade arrive souvent et qu?en général c?est bon signe, cela veut dire que bb arrive très bientôt. Elle me demande si j?ai comme une envie d?aller à la selle. Je dis que oui, mais que je pense que mes intestins sont vidés. Elle me dit que ma sensation est une bonne chose. Je m?allonge dans l?eau chaude du bain, Véro me passe une serviette d?eau froide aspergée de menthe poivrée, c?est frais, ça fait du bien, la sage-femme me donne un verre d?eau glacée. Rapidement les contractions se font de plus en plus fortes, malgré le bain, je les sens bien et j?ai une forte envie de pousser. La sage-femme m?ausculte rapidement sous l?eau : vous êtes ouverte à 6, si vous poussez maintenant, votre col enflera et cela entravera le travail, surtout ne poussez pas encore, respirez bien à chaque contraction pour faire passer l?envie de pousser. Je m?exécute sur quelques contractions, mais l?envie de pousser devient presque irrépressible. Il doit être 14h15, j?ai une telle envie de pousser, j?en hurle, panique à bord. Moi qui jusque-là était concentrée et déterminée, voilà que je jette l?éponge, ça me brûle en bas et surtout j?ai l?impression que si je cède à la poussée, mon corps va se retourner de l?intérieur (inside out en anglais). Eh Céline, ce serait pas le fameux stade de , là ? Effectivement, je dis que je n?y arriverai pas, c?est pas possible je vais crever avec cette massive envie de pousser qui va m?écarteler, me faire cracher mes entrailles. Derrière moi au bord de la baignoire, mon chéri en larmes est livide (dixit Véronique plus tard), il me tient la main, cela me fait du bien de serrer la sienne à chaque contraction. L?infirmière me suggère que peut-être j?aimerais avoir du gaz. Hein, du gaz ? Z?êtes sûre que ça va m?aider ? Voilà la contraction suivante qui arrive déjà, vite la sage-femme ramène la bonbonne de gaz et me tend le bec à respirer. Je respire comme à chaque contraction, mais elle me dit d?accélérer le rythme, certainement pour augmenter la dose inspirée. Cela laisse passer la contraction et au moins je ne peux pas hurler pendant que j?ai ce bec dans la bouche. J?ai l?impression d?être shootée, disons plutôt l?esprit embrumé. Je dis que je ne peux plus réprimer l?envie de pousser. La sage-femme s?active dans la pièce à côté, elle prépare des draps et des serviettes, elle sait que bb arrive dans les prochaines minutes cette fois, même si j?étais ouverte à 6 30 minutes plus tôt. Vlà la contraction suivante, vite le bec, cette fois à défaut de hurler je parviens à à travers le bec, gaz ou pas gaz, la douleur est si intense, au pic de la contraction je sens quelque-chose au niveau du vagin, ma main sent la tête du bb qui pointe, puis pouf, elle re-rentre? « la tête est là ! » je hurle, chéri et Véro sont étonnés, ils se placent face à moi pour regarder, ils voient une forme ronde qui fait une bosse derrière l?entrée du vagin. Là je me dis, Céline, la prochaine contraction tu y vas, tant pis pour la douleur, il faut s?abandonner, finissons-en. La contraction suivante arrive, la sage-femme arrive, le bec de gaz, je me laisse porter cette fois, brûlure extrême, qu?à cela ne tienne, au point où j?en suis.. et la tête est là, mon homme est tout fier, il comparera plus tard cette petite tête à une petite noix de coco sortie de moi. La sage-femme me dit qu?il faut maintenant pousser pour sortir les épaules. Nous n?attendons pas la contraction suivante. Je pousse, j?ai l?impression de donner toutes mes forces, mais c?est comme si je poussais dans le vide, ma force de poussée est carrément insignifiante comparée aux contractions, c?en est ridicule ! Je dis que je n?ai plus de forces. Elle me dit « ok on attend la prochaine contraction ». Cette attente me semble longue, peut-être une ou deux minutes maxi en vérité, je lui dis que j?ai peur que bb tente de respirer sous l?eau puisqu?il a sorti la tête. Elle me dit que non puisque l?eau est entre 36 et 37° (il paraît que le réflexe de respirer n?apparaît qu?en-deçà de 36°c). Mais voilà la contraction suivante, je veux prendre le bec de gaz ? non pas que j?en aie encore besoin à ce stade ? la sage-femme me le prend des mains et me dit de pousser. La contraction me transporte et pousse les épaules qui sortent, le reste de bb sort, un grand dadet de 54 cm, 4.315kg vient se poser sur moi. Il se met à respirer, il pleure un peu, il se calme rapidement, il est contre moi, quel soulagement, quelle délivrance, quel bb. Mon chéri est heureux, je n?arrive pas à détacher mes yeux de ce bonhomme si grand qui avait fait de mon ventre un phénomène de foire dans les lieux publics. Nous attendons qu?il n?y ait plus de pulsation dans le cordon. Mon chéri le coupe. On vide la baignoire, le placenta ne tarde pas à sortir, il est énorme. Et tout ce sang. Je m?en fous, je suis si heureuse de serrer bb contre moi, la sage-femme m?aide à le faire têter, il ne se fait pas prier, qu?est-ce qu?on est bien tous les deux. Il a encore du varnix sur lui (à terme 4 j, ils ont dû se gourer dans les dates), il ne sera pas lavé à l?hôpital ni deux jours plus tard quand je rentrerai chez nous. J?aurai attendu une petite semaine. BB sent bon, il est tout doux, papa le prend dans ses bras tandis que la sage-femme me nettoie et vérifie s?il faut me faire des points. Je suis une vraie mauviette, après tout ce travail et l?expulsion, je crains d?avoir des points. Mais soulagement, non pas de déchirure, j?en suis étonnée avec cette sensation de brûlure ressentie auparavant. Quel soulagement, mon bidon est tout dégonflé, mon bb sur mon coeur, mon chéri aux anges et si fier de son premier enfant, son fils. Jesse est là, tant attendu, quel bonheur.
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219924
b
Moi aussi !
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