Histoire vécue Grossesse - Bébé > Accouchement > Autres      (11760 témoignages)

Préc.

Suiv.

Comment annoncer aux futurs enfants une img pour trisomie 21

Témoignage d'internaute trouvé sur france5 - 11/02/10 | Mis en ligne le 13/05/12
Mail  
| 236 lectures | ratingStar_254439_1ratingStar_254439_2ratingStar_254439_3ratingStar_254439_4
Désolée, mauvaise manip, je continue ma terrible histoire : qu'il n'y a aucun risque et ne me parle absolument pas de mes possibiltés. Avec mon ami, nous décidons de faire une écho de controle avec l'echographe habituel, qui n'est pas ma gygy. Elle dure près d'1h30 et rien d'anormal. L'echographe nous demande si nous voulons savoir le sexe, nous souhaitions un petit garçon et là le souahit est réalisé. Mon ami pleure de joie mais à ce moment là le + important pour moi, c'est que mon bébé est en pleine forme. Evidemment je suis aussi contente que ce soit un petit mec.2 semaines se passent et je n'étais pas tranquille, est-ce l'intinct maternelle ? Nous avions peur de l'amio liée au risque de FC et puis mon ami voulait écouter les médecins. Mais au fond, j'étais mal et je doutais. Après plusieurs discussions, doutes et eugueulade avec mon ami, il me laisse pratiquer l'amio. L'horreur cette épreuve. Heureusement mon petit titou n'a pas bougé. Durant les 3 jours qui ont suivi, je suis restée allongé tout le temps et je stimulais sans cesse mon bébé pour qu'il bouge. La joie de le sentir avec nous. Le doute et en même temps on n'arrivait pas à ce dire que ça pouvait arriver. Cette amio s'était pour me rassurer et bien vivre ma grossesse. 2 semaines + tard, l'echographe m'appelle vers 11h30, j'étais au travail, et m'annonce que mon bébé a la T21.Le jour le + horrible de ma vie. Mon ami vient me chercher au travail vers 12h30, on rentre à la maison et faut aller à la maternité pour rencontrer la gynéco qui nous explique le déroulé de l'img, qui nous parle d'accouchement, de foeticide,… ; puis faut rencontrer la psy, puis la cadre sage femme pour le devenir du corps, puis l'anesthésiste… nous rentrons vers 17h à la maison et là, mentalement on est épuisé comme si nous n'aviosn pas dormi depuis des jours entiers.3 jours après, il faut aller prendre le médicament qui prépare l'utérus, la sensation d'être une tueuse. Et puis 2 jours après, faut y retourné. La dernière nuit a 3, la dernière douche, le dernier calin à mon bébé, tous ces derniers moments si bon et si dure à la fois car on sait que ce sont les derniers… Arrivée à la maternité, nous n'avons pas de chambre et allons dans une "chambre d'accouchement", juste à coté des salles d'accouchement où nous avons attendu de 8h30 à 13h30.Nous avons entendu 2 accouchements avec la joie des parents, les cris des bébé, c'était grandiose, on pleurait de joie pour eux et on se disait que nous aussi on y aurait le droit un jour, enfin je l'espère… puis 13h30, on m'emmène au bloc pour la péridurale et le foeticide. La pose de la péridurale se passe mal, je perd connaisance (j'étais assise et personne devant moi pour me soutenir) , ça fait très mal mais quand je me sents partir, je crois que c'est normal, c'est le produit qui agit !! C'est l'anesthésiste qui se rend compte que je perd connaissance, les infirmiers en face moi ne réagisse pas !!! Et puis d'un coup, la gynécologue et l'anesthésiste s'engueule dans le couloir, je ne comprend pas ce qu'ils disent. Changement de programme, on fait d'abord le foeticide mais on m'endord alors que je devais être éveillé, j'avais juste demandé à ne pas voir l'écho. Le temps de rererere… dire à mon bébé que je l'aime plus que tout et que c'est pour son bien, qu'il ne va pas souffrir et je m'endor. Quand je me réveille, il est toujours dans mon ventre mais son petit coeur s'est arrété à jamais et je sens le silence qui pèse dans mon corps, c'est horrible… puis on retente la péridurale mais cette fois étant allongée, ça n'a plus rien à voir au niveau de la douleur par rapport à la position assise. Je pars du bloc, il est 15h30, je retrouve mon ami qui se faisait du souci car il s'est bien passé 2h. Et puis arrive les 1ers comprimés pour provoquer l'accouchement… mais je n'arrête pas de vomir dès la 1ere prise et ceux toutes les 3h. Je n'ai pas de force et suis à bou. Vers 21h, la sage femme décide de me brancher la péridurale car les contractions sont là depuis près de 2h mais je ne disais rien car je pensais que la douleur était normale. Au début, je ne savais pas que c'était des contractions, j'ai cru devenir folle car mon ventre s'est mis à bouger. Et c'est là qu'on a encore + ce sentiment de tueuse. Mais mon ami me raisosnne et je me calme.21h30, on m'emmène en salle d'accouchement, la prise des médicaments toutes les 3h suivi des vomissements continuent. Mon ami va dans la chambre se reposer, la sage femme le réveillera au moment voulu. J'arrive à m'endormir un peu. 6h, je sens que ça va arriver. Mon ami arrive et 30 min + tard, les contractions sont de + en + rapproché.7h24, mon petit titou n'est plus en moi. Nous n'arrivions pas à nous décidé si nous le verrions ou pas. J'avais demandé à la sage femme de nous aiguiller. Et puis quand elle m'a parlé de sa petite taille et qu'il avait été abimé par l'accouchement, nous refusons de le voir. Il est dans la pièce juste à coté de moi, mon ami est rentré à la maison et moi je m'endord à bout de force. Je me sens à la fois vide et en même temps libérée, c'est dur pour une maman ce sentiment. Mais j'étais soulagée qu'il n'ait pas souffert et que tout ça soit finit car c'est très éprouvant ces 6 jours passés… Le lendemain, nous sortons de la maternité, je suis suivie par une psy toutes les semaines. Nous décidons d'aller voir la famille qui habite à 700km et là, cailloux de sang, faut faire un curetage 5 jours après et tout expliquer ce sui venait de nous arriver. Comme si ça ne suffisait pas… Nous avons vécu de très très dur moment avec mon ami enfin, surtout moi, car lui est toujours resté sur sa position qu'il fallait le faire et est retourné au travail 13 jours après. Meme si je sais qu'il a souffert et qu'il souffre encore… Moi je suis passée par beaucoup d'étape : la culpabilité, l'envie de rejoindre mon ange, la force de m'en sortir pour mon ami, ma famille et mes futurs enfants, la conviction d'avoir bien fait, me sentir maman et femme d'un coup, mais le pire moment dans tout ça aura été le vide et le silence dans mon corps. Aujourd'hui, je ne dit plus qu'il me manque car je suis convaincue d'avoir bien fait pour lui, pour nous. Je ne l'oublierais jamais mais j'ai juste tourné la page, je ne l'ai pas effacé. Aujourd'hui, je veux à nouveau un bébé et j'espère avoir cette chance car c'est vraiment ce qu'il y a de + beaux pour une maman. Nous avons reprit confiance en notre corps, il s'agissait d'une T21 libre et homogène et nous avons fait nos cariotypes qui sont bon, ça fait du bien de bonnes nouvelles et avons le feu vert auprès de la gyné (celle de la maternité car l'autre je ne veux plus l'a voir) pour un autre bébé. Reprendre confiance en son corps est très important. Ce mois ci, nous avons essayé et nous verrons bien d'ici 15 jours si nous avons cette chance. La généticienne nous a dit qu'il n'y avait pas plus de risque qu'une autre femme que ça recommence, soit 1/1249 à 27ans. Je suis assez confiante, enfin j'essaie, même si je pense que je ferais à nouveau l'amio. Bcp de ? Et d'inquiétude. J'espère que la nature va me donner cette chance d'être maman, que les nausées et chute de tensions ne recommanceront pas comme ma 1ère grossesse… ? Et puis quand annoncer cette terrible épreuve aux petits frères et soeurs ? A quel âge est-ce le moins douloureux à entendre même s'il n'y a pas vraiment de moment opportun ? Comment l'annoncer ? Parler d'une décision si horrible à prendre et à faire, même si je suis convaincu d'avoir bien fait ? En réfléchissant, je me suis dit qu'on ne pouvait pas parlé de maladie car ça n'en n'est pas vraiment une et puis dès que les futurs enfants vont être malade, ils vont se dire qu'on va arrété leur petite vie ? Parler d'un handicap, d'une malforamtion, d'un enfant différent, d'une vie dure dans notre société, que nous ne souhaitions pas qu'il souffre ? Comment parler de la mort à ces tout petits, je ne veux pas qu'il pense du mal de nous car nous avons fait un geste d'amour. Parce que même si ses petits trisomique dont différends, ils procurent bonheur à leur proche et peut être qu'ils sont heureux, je ne sais pas… après ça dépend de la malformation mais je ne suis pas pour tout ces acharnements thérapeutique. Et puis qui s'en occupe quand les parents ne sont plus là… enfin je ne veux pas me justifier car convaincue de mon choix… mais si quelqu'un peut m'aider à formuler ça à un enfant. C'est la 1ère fois que je résume mon histoire avec une suite"logique".J'ai fait un album à mon petit titou mour expliquer mais je part dans tous les sens, là je pense avoir résumé un peu… Si vous souhaitez échanger avec moi, je suis ouverte. Et surtout, je souhaite beaucoup de courage et de force aux parents qui malheureusement ont vécu ou vive cette terrible épreuve. Avec le peu de recul que j'en ai, je peux vous conseiller de parler beaucoup avec vos conjoint/es de vos sentiments, ça aide enormément car le papa et la maman n'ont pas tout à fait la même sensation ; aussi, il faut poser toutes les questions qui vous viennent à l'esprit aux médecins sur ce qui va se passer pour vous et votre bébé. Beaucoup voit leur bébé, nous nous avons une photo de lui, chacun fait comme il peut. Votre vie ne sera plus jamais comme avant ; mais cette épreuve apporte une empathie et une façon de voir la vie tellement différente, qu'il y a encore de beaux jours à venir…
  Lire la suite de la discussion sur france5.fr


254439
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Les canapettes/mapettes depassent les 32 sa! on pointe! - les novembrettes 2013 - futures mamans

image

Salut les filles, Ici voilà ce que m'a d dit la toubib : au dessus de 25 même le col n'est pas inquiétant passé 32 SA, c'est normal que ça s'efface petit à petit en fin de grossesse. Elle m'a dit aussi que c'était super dur à mesurer avec la...Lire la suite

Vos avis sur la maternite de l'hopital prive du blanc mesnil 93 svp - choisir sa maternite

image

J'ai accouche a la clinique de BM en 2010. Je suis enceinte de 4 mois et j'accoucherai la bas aussi pour BB2. Mon 1er accouchement c'est super bien passe. Je suis tombée sur un SF (homme ! ) qui a été au top : très présent, il venait a la...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages