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Dépression du post-partum

Témoignage d'internaute trouvé sur france5 - 06/10/11 | Mis en ligne le 27/03/12
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Bonjour, J'ai 26 ans et un petit garçon qui vient de fêter ses 1 an il y a quelques jours. Je me suis sentie touchée par le sujet en allumant la télé ce matin et je voudrais donner ici un message "d'espoir" aux maman estimant qu'elles ne sortiront jamais la tête du trou. J'ai fait une dépression après la naissance de mon fils mais j'ose aujourd'hui dire que tout va bien. Notre bébé a du être emmené en urgence en néonat pour un souci digestif (il a vomi beaucoup de sang à 16h de vie) qui s'est transformé en suspicion de problème cardiaque… ça a duré 10j pendant lesquels on a cru le perdre quasiment chaque jour. Je ne peux pas parler de ce problème de "non attachement", chez moi ça a été l'inverse : je lui avais promis, à la naissance, que je ne laisserai jamais rien ni personne lui faire du mal… et 15h après je manquais déjà à ma promesse et je pense m'en être voulu, qu'allais-je devenir si partait ? A la suite, était-ce à cause de la séparation ? De la fatigue ? De la sensibilité de notre bébé ? Il a été très difficile à "gérer" : il ne supportait pas d'être seul, ne s'endormait que dans mes bras. J'ai pourtant dès le départ essayé de contrer ça en le laissant en crèche rapidement, dans sa balancelle ou son transat pendant la journée, je "dosais" au maximum, il lui a fallu beaucoup de temps pour trouver sa sérénité. Aujourd'hui encore, il lui arrive environ une fois par mois de me faire ce genre de "crises" où il semble paniquer dans son lit et ne consent à s'endormir avec ma présence. Je pense qu'il est plus sensible que la moyenne, et j'ai remarqué qu'en concédant de temps en temps une présence pour dormir ou bien 1/2h de jeux supplémentaire, cela le "reboostait", je crois qu'il s'agit vraiment de construire sa confiance en soi. Tout cela a été très dur pour moi au début : sans culpabiliser, la fatigue + l'impression de ne pas remonter de ce trou étaient vraiment durs à gérer, on se disputait TOUT-LE-TEMPS avec mon conjoint, je dormais debout, je pleurais tous les jours (j'attendais d'aller prendre ma douche avec impatience, sachant que je pourrais y pleurer sans être entendue c'est pour dire). La sage-femme qui me faisait la rééducation et l'ostéopathe qui a vu mon fils ont employé le terme de "bébé né en colère" : il hurlait quand je le posais pour monter sur la table d'auscultation, et hurlait pendant les 25m de séance si je ne le prenais pas. Très intelligemment, la sage-femme m'a conseillé de voir une psychologue clinicienne, pour le petit, mais aussi moi et c'était vraiment la bonne solution. A raison d'environ 6 séances, de plus en plus espacées, j'ai réussi à me rendre compte que oui, c'était dur, mais qu'à côté de ça on progressait doucement. Mon conjoint, ma famille, étaient sans doute trop impliqués pour m'aider de manière objective, et je crois que les hommes ne peuvent pas ressentir le typhon d'émotions de la grossesse, de l'accouchement, du lien qui nous unit à ce bébé… c'est très dur pour eux, c'est pour ça qu'ils n'aident que "maladroitement". Je vous conseille à toutes d'aller parler à quelqu'un de l'extérieur (PMI, sage-femme…) , c'est vraiment très très important, indispensable, c'est vraiment ce qui m'a aidée et pourtant je ne suis pas du genre à m'épancher. Il y a un cheminement tout simple : les gens qu'on connaît, on se laisse aller à se plaindre très facilement, les gens qu'on ne connaît pas au contraire, on essaye inconsciemment de montrer qu'on a progressé, qu'on gère, que oui finalement ça va plutôt pas mal… et rien que de parler de manière positive pendant 30min, ça change tout, en tous cas c'était mon cas. Se savoir écoutée, et non pas juste entendue aussi. Il ne faut pas laisser ça s'installer, ça vous bouffe, dure des mois et gâche le temps merveilleux de la première année. J'ai avoué à mon conjoint il y a quelques semaines alors qu'on parlait d'un deuxième bébé que je n'étais absolument pas prête, qu'il allait me falloir beaucoup de temps, parce que j'ai encore des images horribles en tête et que je ne voulais pas que le petit frère/petite soeur pâtisse de ça, de ces a priori que je pourrais avoir. Aujourd'hui je suis très, très fière, d'avoir aidé mon fils à devenir ce petit garçon sociable et très autonome, c'est une première grande victoire et c'est ça être une maman : un parcours semé d'embûches, de petits succès, des retours en arrière réguliers, mais vous verrez, les progrès de votre petit, les sourires, les câlins, effacent tout. Bon courage à toutes, tenez bon : -).
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232758
b
Moi aussi !
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