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Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ?

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 25/05/11 | Mis en ligne le 16/04/12
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"Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ? " A première vue, j'aurais répondu "oui, on a plus de recul quand il s'agit des autres" . Mais d'un autre côté, autrui n'est autre que notre miroir… Alors, je me suis demandé ce que c'est de se connaître soi-même. Vu que nous évoluons tout au long de notre vie, se connaître soi-même dure toute la vie. J'ai cette image en tête : au début, nos yeux ont de la cataracte, et petit à petit, la cataracte s'en va, jusqu'à ce que nos yeux aient une vision mauvaise, puis moyenne, puis bonne, puis excellente, puis voient à travers des lunettes astronomiques de la plus haute technologie. Cette vision concerne notre évolution, mais qu'en est-il concrètement de se connaître soi-même ? Prenons le plan physique : Je sais si j'ai de grands pieds, de longues jambes ou un ventre plat. Je sais, ou plutôt je connais mon ressenti vis-à-vis de mon corps. Je peux d'ailleurs aussi ne m'être jamais posé la question et me désintéresser totalement de mon corps. Prenons le cas du "je sais" . Les points que nous trouvons forts ou beaux ne posent généralement pas de problème. Par contre, si nous pensons avoir un défaut physique, nous focalisons dessus et ne voyons que ça. Ainsi, quand nous regardons "autrui" , nous allons regarder en priorité cette partie de notre corps que nous n'aimons pas. Souvent, nous ne voyons que cette partie chez l'autre. Si cette partie est belle, "autrui" aura un beau corps. Nous n'allons pas regarder la partie qui est belle chez nous sur autrui ; même si cette personne fait justement remarque ce point négatif de son anatomie. Nous regardons autrui en fonction de nous-mêmes, et restons souvent sourds à ce que l'autre a à dire sur lui-même. Mais le physique n'est pas la seule caractéristique de "se connaître soi-même" . Comprendre ce qui se passe dans sa vie, et pourquoi certaines situations sont récurrentes, me paraît être très important. Si je me retrouve tout le temps dans la même situation qui m'est pénible, ma première réaction va être de dire que les autres me mettent dans cette situation, car ils ne sont pas aussi droits qu'ils devraient l'être. Je vais donc rejeter la faute sur autrui, qui n'aura peut-être rien fait pour me décevoir. Ma connaissance d'autrui, dans ce cas-là est complètement erronée. En revanche, si je vois une personne qui souffre de la même situation récurrente pénible que la mienne, je vais comprendre ce qu'elle ressent et donc m'identifier à elle. Je vais reporter les causes et les solutions de mon problème sur elle. Ces causes ne seront cependant peut-être pas les mêmes que celles dont elle souffre. Encore une fois, l'autre est mon miroir. Par contre, si j'arrive à comprendre ce qui se passe dans mon cas, pourquoi ces situations récurrentes se répètent sans fin, alors je peux accepter et essayer de dépasser mon problème, mes peurs. A ce moment-là, je verrai chez la personne qui souffre toutes les possibilités qu'elle a, et elle sera encore une fois mon miroir… Mais alors, l'autre n'est-il qu'un reflet de soi ? L'autre existe, bien entendu. Mais encore faut-il en prendre conscience, et accepter qu'il y a autre chose que nous, une autre façon de penser, d'être, d'aimer, d'agir… Pour cela, il ne faut plus considérer l'autre comme le constructeur ou le destructeur de notre vie. Tant que nous voyons dans l'autre un sadique ou un bienfaiteur qui manipule notre destin, nous ne sommes pas maîtres de notre vie et nous ne pouvons pas considérer l'autre indépendamment de nous. Nous ne pouvons pas voir l'autre comme une entité qui peut avoir des goûts, des envies, des peurs différents des nôtres. Or, c'est le cas ! Il semble donc que pour arriver à considérer l'existence de l'autre, il faut d'abord se sentir maître de son destin ; c'est-à-dire franchir très importante et pas forcément facile. Cette étape nécessite un minimum de connaissance de soi. Je pense (ou plutôt j'espère) qu'à ce stade, le voile de la cataracte est levé. Ensuite, pour arriver à connaître autrui, il faut arriver à être "transparent" , à pouvoir se fondre dans ce qu'il est, à se nier sans se renier. Je pense que faire preuve d'une telle empathie est destiné à une élite de personnes observatrices, à l'écoute et sans filtre ; le filtre étant la barrière à notre connaissance de nous même, de nos peurs. Pour cela, je pense qu'il faut arriver à faire abstraction de notre égo, s'accepter et se connaître tels que nous sommes. Alors comment pourrions-nous connaître autrui plus facilement que nous-mêmes ? Pourquoi ce plus, alors qu'en fait autrui nous aide d'abord à nous connaître sans lui reconnaître d'existence ? Et comment peut-on être sûr de connaître autrui, alors qu'on ne peut découvrir les caractéristiques d'autrui qu'à partir du moment où nous avons découvert les nôtres ? Pour ma part, je ne me connais pas encore assez pour pouvoir dire que je connais ne serait-ce qu'une seule autre personne. Et je me demande où notre connaissance de nous-mêmes finit… Peut-être lorsque nous nous voyons dans autrui, lorsque nous reconnaissons qu'ils sont en fait une partie de nous, et nous une partie d'eux. Est-ce que notre évolution serait d'abord de prendre conscience que l'autre existe indépendamment de nous pour finalement nous rendre compte que nous ne formons qu'un ? Franchement, ça ne m'étonnerait pas, et j'aime à croire que la vie est telle un cercle : ce qui était au début se retrouve à la fin. Alors, à la question posée au début, je réponds non, il n'est pas plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même. Et je vous laisse penser à ce cercle infini qu'est peut-être la vie !
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242125
b
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