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J'aimerais toujours être aussi sereine

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
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J'habite au Québec où, je me rend compte, la façon de faire est très différente de la France. J'ai la chance d'habité tout juste à côté d'une clinique. Lorsque j'ai arrêté la pillule, je me suis permise de demander le nom de toutes les femmes gynécologues-obstétricienne de la clinique. Dans mon entourage, il n'y avait pas de jeunes mamans qui aurait pû m'aider dans le choix d'une gynécologue. Aucune de mes amies n'avaient eu d'enfant, ni aucune de mes cousines. J'ai dû donc faire appel à mon instinct. Je sais pas si vous savez, mais choisir quelqu'un seulement par son nom, n'est pas une chose facile. Bref, j'ai pris un rendez-vous avec celle qui avait, selon-moi, le nom qui inspirait le plus confiance. Il est à noter que je n'étais même pas enceinte à ce moment. Je la rencontre et se fût le "coup de foudre" instantané.

 

Elle a l'air d'être dans la fin vingtaine ou jeune trentaine. Elle est belle, joyeuse et pas du tout choqué du fait que je vais la voir juste pour savoir si elle me plait. Le mois d'après, ça y'est, je suis enceinte!!! Évidemment, je reprend rendez-vous avec ma gynécologue et, surprise, j'ai sû qu'à ma clinique (je ne sais pas si ça se fait partout comme ça au Québec), on ne fait aucun examen avant la 10e semaine d'aménorrhé. À ce stade, on est sûr que le bébé s'accroche bien et on peut déjà entendre son coeur. Pour faire une histoire courte (je sais qu'elle s'éternise déjà!!!), ma grossesse s'est déroulée dans le calme. Évidemment, j'ai eu les malaises courants, nausées, reflux gastrique, constipation, mais en règle général tout se passait à merveille. Il faut dire que je suis quelqu'un de calme à priori et je me disais que je n'étais ni la première, ni la dernière femme à mettre un enfant au monde. Personnellement, je suis (enfin, j'étais) une grosse dormeuse. Ma phobie était d'avoir mes contractions le soir et de n'accoucher que le lendemain. Mon rêve était de me faire réveiller par mes contractions et d'accoucher dans le journée, fraîche et dispose. Je devais accoucher le 4 décembre 2002. J'avais un rendez-vous avec ma gynécologue qui m'a dit que ce n'était pas pour la journée même. J'étais dilatée à 2 cm depuis 2 mois et mon col était effacé à 75%. Elle m'a demandé si je voulais être déclanchée. Elle m'a dit pouvoir attendre encore 2 semaines si je voulais. Mais bon, fin de grossesse oblige, j'en avais plein le dos et je voulais avoir mon bébé. J'ai donc demandé à être déclanchée la semaine d'après. Après ma décision, j'avais très peur. Tout le monde me disait que les contractions étaient beaucoup plus fortes et plus intenses lors du déclanchement. J'ai donc eu la très grande chance de me faire réveillé le samedi suivant, vers 5h30 par des contractions.

 

J'ai attendu à 6h30 pour réveiller mon mari. On est resté au lit jusqu'à 7h00 en comptant les contractions. En commençant, j'étais régulière aux 7 minutes. J'ai pris la peine de prendre ma douche, de me raser et j'ai ensuite appellé ma mère pour lui annoncer la nouvelle, étant donné qu'elle assistait à l'accouchement. J'ai pris le temps de déjeuner et à chaque contraction, je le disais à mon mari qui le notait sur un bout de papier pour s'avoir si l'écart rapetissait. Je suis passé rapidement aux 5 minutes. J'étais très très zen. Habitant non loin de l'hôpital, je ne stressais pas du tout. Je suis partie de chez moi à 11h30, arrivée à l'hôpital à 11h45. Mes contractions étaient de plus en plus douloureuses. En arrivant, j'ai demandé à avoir l'épidurale. On m'a appris que l'anesthésiste était en salle d'opération et ne pouvait venir. Étant un samedi, il n'y en avait qu'un seul. On voulait me mettre dans un bain tourbillon, mais lorsque l'infirmière a vérifié où j'en étais rendu, j'étais déjà à 7 cm. Ce n'est pas ma gynécologue qui m'a accouché parce qu'elle n'était pas de garde cette fin de semaine là. J'ai eu un homme (chose que je ne voulais pas à l'origine), mais j'avais tellement mal que je me foutais qui était au première loge. Finalement, il a été tellement doux que je ne le regrette pas du tout. L'infirmière a percé la poche des eaux et c'est à ce moment que le travail était le plus douloureux. Mais heureusement que ma mère était là. Mon mari était aux premières loges pour voir notre fils naître et ma mère me caressait les cheveux. Entre mes contractions, ses caresses me faisait totalement "partir", je redevenais la petite fille que j'étais, couchée sur ma mère et me faisais caressée les cheveux par elle. Elle m'aida énormément!!! Aussitôt que le médecin est arrivé, j'étais à 9 cm. Il m'a fait un bloc honteux, c'est à dire qu'il a gelé les deux nerfs à l'entrée du vagin pour atténué la douleur. Dès qu'il a eu fini, j'étais à 10 cm. Il a donc enlevé le bas du lit et sorti les étriers de sous le lit. Ah oui, j'ai oublié de dire qu'il n'y avait aucun néon d'allumé, seulement la lumière de l'extérieur et un grand miroir pour que moi aussi je puisse voir ce qui se passait. Oui, j'ai eu mal, très mal même. J'ai poussé durant 30 minutes. Mais ça aurait été plus vite si je ne m'étais pas retenu... Étant constipé, j'avais les hémorroïdes et dans le miroir, je voyais que mes hémorroïdes ressortaient de plus en plus à chaque poussée. J'ai donc arrêté de pousser pour pas empirer mon cas. Le médecin a bien vu que je ne poussais plus et m'a demandé pourquoi. Je lui ai expliqué et il m'a répondu : "Bah, on peut pas rien faire, ils sont déjà là. Veux-tu voir ton bébé? Hé bien, arrête de penser à tes hémorroïdes et pousse." Il m'a bien fait rire et a détendu l'atmosphère. Quelques instant plus tard, je tenais mon fils sur moi.

 

Comme toutes les mères pourront vous le dire, j'aurais endurer encore pire pour vivre le moment magique où on m'a posé mon bébé, encore tout gluant, sur le ventre. C'était magique!!! Il était 13h45, très rapide pour un premier accouchement. Après nous avoir laissé le temps de savourer ce moment, les infirmières sont allées nettoyer, peser, mesurer le bébé, avec mon mari. Le médecin a sorti le placenta (je n'ai rien senti, ni poussé) et il m'a recousu (j'avais une déchirure du niveau 1 seulement). J'ai nourri tout de suite mon fils au sein et suis partie à rire parce que je ne pensais pas qu'un si petit être pouvait têter si fort!!! Je suis retourné à ma chambre avec mon bébé dans les bras. Où j'ai accouché, les bébés dorment dans la même chambre que les mères, mais dans une salle qui donne sur le couloir. Comme ça, les infirmières peuvent s'en occuper s'il y'a un problème et la mère peut facilement y aller aussi. Je suis présentement en essai pour mon deuxième enfant et je souhaite surtout avoir la même sérénité que pour ma première grossesse.
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221139
b
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