Histoire vécue Grossesse - Bébé > Accouchement > Autres      (11760 témoignages)

Préc.

Suiv.

Je vous mets mon récit roman

Témoignage d'internaute trouvé sur enceinte - 21/08/10 | Mis en ligne le 18/07/12
Mail  
| 272 lectures | ratingStar_277171_1ratingStar_277171_2ratingStar_277171_3ratingStar_277171_4
Courage vivie ! Je vous mets mon récit roman : Alors tout a donc commencé le jeudi 12 Aout, ou suite à une belle fuite le matin je m'interpelle " poche des eaux fissurées ou pas ?  " Appel à la mater, je tombe sur un homme sage femme (le seul de la mat) il me dit que je dois consulter pour voir si poche des eaux ou non. Mais impossible je n'ai pas la voiture, mon homme bosse sur un chantier ou il ne peut s'absenter aisément pour une fausse alerte. Donc sur conseille du sage femme, serviette voir si encore fuite alors j'appelle mon homme pour venir directos, sinon après son boulot on doit se rendre à la mater pour un contrôle. Après avoir tergiversé, j'appelle mon homme pour le tenir informé en fin de mâtiné. A sa pause repas il m'appelle pour me prévenir qu'il s'est arrangé et qu'il arrive me chercher pour m'amener à la mater. Je lui laisse le temps de se doucher, préparer un sac de change et de quoi se doucher pour si le papa si besoin (car on est plutôt crade sur un chantier : D) , de manger un tit truc et on file. Arrivé là bas, je suis d'abord prise en charge par une auxiliaire pour température, contrôle de l'urine puis la sage femme arrive pour s'occuper de moi. Et là vlà pas la tête de mon homme c'est l'homme sage femme et non une sage femme. Il contrôle le tout, sous le regard énerver de mon chéri, qui ne peut s'empêcher de balancer un tit pic sur le nom de la profession pas très viril : D voir un homme ausculter sa femme ce n'est pas dès plus plaisant mais bon pas le choix je me vois mal lui dire que je veux unE et non uN sage femme. RAS – coton tige pour voire si liquide amniotique, négatif, col toujours mi long et fermé, un monitoring de contrôle, le papa doit s'absenter retourner bosser, il garde le tel à porter pour revenir aux cas ou. 5 contractions anarchique en 30 min pas de quoi penser à un début de travail. 14h30 il me libère donc, je vais à pied rechercher la voiture, sur le chantier du papa à côté de l'hôpital (30 min de marche tranquille pour une femme enceinte à 1 semaine du terme entrain de douiller de contraction). Me reste une heure avant que nous rentrions à la maison sur ce je vais voir mes collègues de boulot qui sont pas très loin, ça contracte doucement mais je commences à bien les sentir. 16h je retourne sur le chantier du papa et attend la fin de sa journée qui ne devrait tarder, contractions plus douloureuses, plus rapprochées, je prends 2 spasfons et commence à noter l'espacement de celles-ci. 17h30 on arrive à la maison, la douleur est de plus en plus présente, et malgré les cachets les contractions ne se calment pas. On patiente, elles sont toujours anarchique mais bien présente, je ne les rêves pas. Sur le retour mon chéri ronchonne, non pas d'avoir eu une fausse alerte (même si on est un peu déçu, on y croyait nous ! ) mais il ne veux plus que ce soit un homme qui m'ausculte sinon il lui saute à la gorge (résumé de la conversation). Je prends une douche chaude, pas de soulagement, je me pose sur le canapé à côté de mon chéri qui joue au pc tout en gardant un oeil sur moi. Il ne cesse de me dire " quand c'est bon tu me le dis hein je t'emmènes " . Vas y que je me mets à marcher pour soulager la douleur, je teste les différentes position vu pendant les cours de prépa, j'inspire puis expire doucement lors de la contractionmais pas beaucoup de soulagement à l'horizon. 20h j'en peux plus je gémis de douleur chaque à contraction, soit toutes les 6/7 min. On décide de manger un bout puis de partir à la mater. On est détendu malgré mes crispations de douleur. Si c'est le bon soir c'est la cousine Pam qui va être contente, elle qui voulait que notre fils naisse le même jours qu'elle. Je reprends 2 spasfons mais toujours aussi inutile. 20h30 On mange, je douille de plus en plus, horrible j'en suis à me plier en deux à chaque contraction. Heureusement que je n'ai eu à cuisiner. On sent que c'est le bon jour. Lilian découpe le reste de jambon cru. Ce fameux jambon qui traine dans mon frigo depuis plusieurs mois et que je ne peux manger durant la grossesse pour le bien de mon tit bout (restriction alimentaire que je me suis imposée, étant immunisé j'aurais pu prendre de tout sauf de l'alcool). Pour me changer les idées, et vu que ce sont les dernières tranches, Lilian m'en offre une. Je la croque et là me penche en arrière en gémissant. Il se retourne et me sort " et beh ma chérie je savais que tu en avais envie mais au point de gémir de bonheur !  " , me regarde, pas de réponse, j'ai les yeux fermés, après quelques secondes je peux reprendre la parole " Non mon chéri, c'était un gémissement de douleur j'étais entrain de contracter " . Au moins cela aura eu le mérite de nous faire rire et de détendre un peu la tension des douleurs. 21h on prend la direction de la mater, valises toujours dans la voiture et en avant guinguette, je souffres pas le martyr mais j'en suis pas loin, les contractions sont de plus en plus violentes. 21h40 arrivé à la mater, une sage femme, Camille me prends en charge, touché du col et miracle il s'est effacé et ouvert à un petit doigt. Le travail s'enclenche mais d'après elle bien lentement. Elle me place sous monito pendant 45 min, contractions bien présentes mais anarchiques. Elle me propose soit de rentrer à la maison avec des cachets pour calmer les douleurs, soit de rester en observation toute la nuit, soit d'aller marcher une heure, de revenir pour un contrôle du col et un monito. On opte pour la troisième solution, mon chéri qui pensait se reposer de sa dure semaine ce soir c'est loupé : D. Donc on marche tranquillement entre deux contractions ou je me plies de douleur dans le parking de l'hôpital, finalement on finira dans le hall de la mater, mon homme sur trois fauteuils d'attente allongé à essayer de se reposer, moi à faire les 100 pas autour de lui entre deux contractions. 00h00 on retourne voir Camille, col entièrement effacé un petit peu plus ouvert, on refait un monito toujours des contractions mais toujours le bazar. D'après la SF début du travail qui sera surement long donc elle me repropose soit de rester soit de rentrer avec des cachets. On opte pour la deuxième solution, pas envie de rester loin du papa. Donc un supo de spasfon, deux à prendre ensuite à la maison, trois cachets d'atarax pour me permettre de me reposer. Soit ça calme soit ça devrait donner un coup de pousse au travail d'après Camille, si un problème je les appelles et on revient à la mater. On rentre à la maison il est environ 1h45 du mat, nous sommes HS. Je souffre de plus en plus, et de plus en plus proche, mais toujours dans l'irrégularité, Lilian va se coucher, je restes dans le salon en attendant l'accalmie. J'ai pu dormir de 4h à 5h du mat après ce fut reparti de plus belle. 6h réveil du papa, je lui explique la situation car il doit partir bosser, j'appelle la mater, Camille me dit de venir après un tit déjeuner léger, un yaourt sucré c'est tout voir deux biscottes. Papa s'arrange avec son chef de chantier pour se rendre directos sur le chantier, on déjeune, je peine à avaler ne serait ce un yaourt tellement je déguste. 7h arrivé à la mater, contrôle, col ouvert à 2 youpi (tout ça pour un doigt de plus o_O !! ) c'est le bon jour pour Camille mais pas dit que ce ne soit pas long. C'est l'heure pour elle de rentrer, son service est fini, elle me confie à sa collègue Elisa après avoir expliqué la situation et me souhaite bonne chance pour cette belle journée. Mon chéri part bosser, prêt à dégainer le tel pour venir (5 min en voiture de son chantier à la mater). On m'installe direct en salle de naissance, en chemin je me mets à pleurer, Elisa me rassure comme elle peut me disant de ne pas m'inquiéter tout irait bien. Je lui réponds que je ne suis pas inquiètes je suis sure d'être entre de bonne main mais je pleure de fatigue, je n'en peux plus. Elle me pose mes perfs, le monito, le brassard de contrôle de la tension, etc, je contracte en gros toutes les 10 mins bien violentes. Les heures ensuite sont approximatives, je voyais la pendule, je voyais l'heure mais je ne la lisais pas, pour moi le temps était arrêté et défilait sans que je m'en rendes comptes. 10h00 col pas bougé, on me propose la péri (dès l'installation en salle Elisa me dit que je pourrais l'avoir quand je le désires au vu de la douleur). Puis elle me placera une perf pour aider le travail, rapproché et régulariser les contractions. En gros elle me réalise un déclenchement par perf pour aider au travail. J'accepte j'en peux plus et je pleures de douleur et fatigue, moi qui voulait accoucher sans péri je suis heureuse de la demander. 10h30 péri posée, après le flip des conséquences, l'anesthésiste s'y reprendra à 3 fois, Elisa me rassurera, ils blagueront même pour me détendre. Waouh je revies. Par contre elle ne fait effet que sur le coté droit, marrant de sentir un coté contracter mais pas l'autre, la douleur en est réduite. Elisa me placera sur le coté gauche quelques minutes pour faire fonctionner les vases communicantes, ça y'est je ne sens plus de douleur. Touché du Col à 3. On me fait faire des positionnements différent pour aider au travail sur un ballon. Je me paye même le luxe de somnoler un petit peu. 11h30 col ouvert à 4 contractions toutes les 3 mins. 12h30 on perce la poche des eaux pour essayer d'aider au travail, la SF sent bien le bébé descendre de plus en plus a chaque touché, elle est impressionnée par son activité tout au long du travail il n'aura cessé de bouger. On me sonde pour retirer l'urine, ne sentant pas le besoin avec la péri, et si vessie pleine cela peut gêner la crevette à descendre. 14h00 Malgré la poche des eaux percée, des contractions toutes les 2 mins, le col reste coincé à 4. Le bébé va bien mais ça n'avance plus, Elisa envisage d'en parler au médecin, éventualité d'une césarienne. Elle me propose de prévenir le papa afin de venir pour maxi 15h et ne pas louper l'arrivée du tit bout si césarienne décidée en vitesse. On rajoute un cocktail de spasfons et je ne sais quoi pour aider la dilatation du col. 14h50 le papa est là, douché, inquiet pour suivre l'évolution, touché du col toujours à 4. On anticipe la césarienne, charlotte posée, bijoux retirés, vérification si pas de verni etc. 15h30 l'obstétricien passe pour décider de la suite des choses. Bébé va bien, touché du col, et là chute du Niagara, la poche des eaux se déverse à son touché, pour lui le col à bougé et serait à 6. On reprend de l'espoir, il fait contrôler par la SF qui confirme qu'il a bougé depuis ce midi et on remet la césarienne de coté pour un accouchement par voie basse. Je me mets à vomir, on m'amène un haricot afin de me soulager, je suis un peu gêné de me faire tenir ce haricot par mon homme et n'arrête pas de dire " pardon " . Lui ça le fait marrer, deuxième fois qu'il me tient une bassine pour vomir depuis qu'on se connait. Pour Elisa s'est bon signe ça veux dire qu'il descend et appuie sur l'estomac. J'ai même droit en prime a un petit verre d'eau, je n'en peux plus, j'ai soif, j'ai faim, je suis fatiguée ! On recommence des mouvements sur le ballon pour aider le travail à fonctionner. Je remercies Elisa de penser à mes cuisses et de me faire travailler celle-ci. 16h30 le col a bougé à 7 on continue les mouvements, on a du mal a réaliser que c'est pour bientôt ! 17h30 col à 8 ! Ça sent bientôt la fin, on est heureux on va bientôt avoir notre fils dans les bras, c'est de plus en plus concret. Je commence à flipper de l'expulsion. Petit hic, mon bébé commence à faire de la tachycardie, donc surveillance accrue. De plus il est mal positionné il regarde vers le haut alors qu'il devrait regarder vers le bas, en terme technique il est mal fléchi. C'est partie pour une nouvelle séance de gym pour le faire tourner a 180° histoire qu'il passe de sa colonne contre la mienne à contre mon ventre. D'où les contractions supra douloureuse rayonnant dans le dos. 18h30 col à 9, mon fils est en tachycardie on me remet à travailler pour faire l'aider à appuyer sur le col. Je perds toujours beaucoup de liquide amniotique et on voie que ma crevette est toujours aussi active, son coeur bat de plus en plus vite par contre. Bonne nouvelle pour remonter un peu le moral, bébé à tourné il manque plus qu'un chouille et il sera bien placé. Je suis HS car même sans douleur mon corps contracte depuis plus de 24h maintenant et fatigue aussi. En prime je continues à vomir, le pied, Lilian prévoie une réserve de haricot pour le aux cas ou. 19H Elisa a finit son service on me confie à une autre SF, elle viendra me voir demain en maternité pour découvrir le visage de la tite crevette, un peu déçue après autant d'investissement de ne pouvoir réaliser elle même l'expulsion mais col toujours à 9, toujours de la tachycardie. 19h45/20h Je commences à faiblir à vue d'oeil, le coeur de mon bébé bat de plus en plus vite, il dépasse les 200 pulsations, le col ne bouge pas, on fait une écho de contrôle ma crapule c'est encore une fois retournée, on est revenu à la position d'avant ma petite gymnastique et en prime je commences à faire de la température, 38,8° du à la durée du travail. Cette fois si on réfléchie plus et on va directos en bloc pour césarienne. J'apprendrais par la suite que les médecins se sont regardés même pas 30 seconde et ont décrété en baraguinant devant Lilian un " code orange " donc en gros que ça urgeait avant de basculer sur l'extrême urgence. Bonjour le flip pour le papa de voir et d'entendre tout cela. Vu qu'elle avait déjà été anticipée plus tôt dans l'après midi tout était prêt pas besoin de me préparer ni psychologiquement, ni physiquement. Je le vies plus tôt bien comparé à cet après-midi ou je déprimais de ne pouvoir sortir mon bout de chou par les voies naturelles, mais là il en va de sa santé donc j'y vais sereine. J'ai même pas pensé que ma santé puisse aussi être en jeu, je ne pensais qu'à lui. Je cacherais pas que le temps de l'installation j'ai eu un gros coup de peur. Je saoule tout le monde en demandant si le papa viendra, alors que depuis la première tentative on m'avait bien dit qu'il serait avec moi : ). 20h20/30 je rentres ds le bloc, on finit de booster la péri, on me repose une deuxième perf, on fait un test d'ouverture, ok tout niquel, l'anesthésiste de ce matin s'occupe de moi, il est adorable et m'explique tout, me rassure. On finit d'installer le champs stéril, on fait rentrer le papa qui tournait comme un lion en cage en attendant de pouvoir nous rejoindre. Je raconterais pas la césarienne tout c'est très bien passé mais les détails croustillants pourraient faire flipper ceux qui n'y ont pas été confronté. 20h40 les chirurgiens sortent mon tit bout, on l'entend crier, le soulagement, la terre peut s'écrouler, notre crevette va bien. On a enfin l'explication de la durée et difficulté du travail. En fait notre bébé avait en terme technique une double circulaire (quand on les entend dire ça, je vous assure que ça fait flipper) et une écharpe. En terme du commun des mortels, il avait son cordon ombilical deux fois autour du cou et une fois autour de l'épaule, sacré coquin, il aura tout fait pour compliquer son arrivée dans notre monde. Ce qui explique la difficulté qu'il avait à appuyer sur le col et descendre pour la dilatation et sa fatigue au bout de tant de dur labeur. 20h41 le papa part avec la petite crevette pour les soins, plus rien n'existait à ces yeux que son fils, même moi !! Il en aura même culpabilisé un chouilla par la suite, je lui dirais qu'il n'y a pas de raison et que j'étais heureuse qu'il passe ces premiers instants avec son fils. Je n'ai pu que l'apercevoir au loin, ils étaient pressés de contrôler que tout allait bien à cause des complications. On reviendra me dire très vite que tout va bien et que mon fils fait 3kg680 et qu'il est en peau à peau avec son papa. On commence à me recoudre, et on me signale que vu l'heure tardive nous avons la chance de n'avoir plus personne en salle de réveil ce qui me permettra d'y être rejoint par mon fils et mon conjoint le temps de la surveillance qui dura tout de même 2h30 (normalement 2h). Tellement HS de mon marathon, je me suis endormie durant la fin de la césarienne. J'ai eu l'avantage de ne voir passer cette longue heure : ). 22h05 j'ai pu fatiguée mais heureuse, en salle de réveille, réaliser ma première tété après la rencontre avec ma petite crevette. On est heureux, complètement gaga et soulagé que tout finisse bien. 00h30 On nous monte dans la chambre, je suis plus que HS mais heureuse, je n'ai pas dormi de la nuit entre la fatigue, la joie, l'énervement, la retombée du stress, plus les tété et la vision de ma crevette mais à cette instant je suis la plus heureuse des femmes.
  Lire la suite de la discussion sur enceinte.com


277171
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Les canapettes/mapettes depassent les 32 sa! on pointe! - les novembrettes 2013 - futures mamans

image

Salut les filles, Ici voilà ce que m'a d dit la toubib : au dessus de 25 même le col n'est pas inquiétant passé 32 SA, c'est normal que ça s'efface petit à petit en fin de grossesse. Elle m'a dit aussi que c'était super dur à mesurer avec la...Lire la suite

Vos avis sur la maternite de l'hopital prive du blanc mesnil 93 svp - choisir sa maternite

image

J'ai accouche a la clinique de BM en 2010. Je suis enceinte de 4 mois et j'accoucherai la bas aussi pour BB2. Mon 1er accouchement c'est super bien passe. Je suis tombée sur un SF (homme ! ) qui a été au top : très présent, il venait a la...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages