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L'auto guerison

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Bonjour à vous tous et toutes. Je vous transmets ce message. C'est aussi mon cheminement. L'auto guérison, abandon de médicaments de manière progressive, et soulagement complet, et mieux être. Bises à vous Rose Lyse. Ma guérison (témoignage). Je souhaite apporter mon témoignage à celles ou ceux qui auraient pu être protagonistes de tels faits pour qu'ils sachent que rien n'est jamais perdu et que seul nous pouvons tout. Rappel des faits : Juillet 1991, enceinte de mon fils, diagnostic siège décomplété, césarienne programmée, anesthésie rachidienne proposée (je voulais rester consciente). En cours d'accouchement, alors que j'avais le ventre ouvert, l'anesthésie cesse et bien sûr je ressens les douleurs d'une femme éventrée. Branle-bas de combat pour le personnel qui stoppe tout et part à la recherche de "l'ampoule" pour m'anesthésier complètement ; pas d'ampoule dans la salle, quelqu'un sort puis revient quelques instants plus tard avec cette ampoule qui enfin va faire taire mes souffrances. Il se passe quelques minutes qui me semblent une éternité tant je souffre et ne peut plus rien dire ; seule la machine qui enregistre mes battements cardiaques parle pour moi : il faut faire vite ! Mais voilà, l'anesthésie rachidienne je n'en avais eu qu'une partie, mon fils avait eu l'autre. Aussi il fut transporté en soins intensifs à l'hôpital pour enfants (10 jours). Ce furent 10 jours de combat pour lui, de prières pour moi et beaucoup de souffrances pour nous deux. Les semaines après l'accouchement passaient et je me sentais de plus en plus fatiguée. Mon médecin me donnait des fortifiants. Puis je me mis à enfler : d'abord le corps puis le visage avec une fatigue extrême et une perte de conscience du temps qui s'écoulait et autres états modifiés… Un matin, le visage déformé, les yeux à peine entrouvert, je retournais voir mon médecin qui là pensa à un dérèglement de la thyroïde. Il me fit faire une prise de sang pour contrôler la TSH : le taux était de 254. Dès les résultats sanguins connus, une scintigraphie en urgence compléta le schéma clinique d'une hypothyroïdie avec myxoedème et je commençais un traitement d'hormones de synthèses aussitôt (lévothyrox). Les médecins ne comprenaient pas que l'on puisse survivre avec une TSH à 254 ; et encore consciente je refusais toute hospitalisation. Ma mère (ancienne infirmière) nous prit en charge tous les deux mon fils et moi. Quelques jours plus tard, je tombais dans le coma. C'était un coma conscient avec des phases inconscientes ; état qui dura trois mois. Je rencontrais à cette époque un endocrinologue sur Paris (très connu du monde médical et du monde audio-visuel). Lui-même n'avait jamais rencontré cas semblable et était très intéressé par mon schéma clinique. Je continuais à refuser toute hospitalisation et ma mère me soutenait dans cette décision. (Bien m'en pris, je n'en serais pas sortie vivante, devenant un cobaye de laboratoire). Treize années s'écoulèrent. Mon dosage de lévothyrox quotidien variait entre 150 et 200 ; suivant mon état général j'adaptais la quantité. Ce furent treize années où j'oscillais entre des états d'hypothyroïdie et des états d'hyperthyroïdie avec bien sûr tous les symptômes cliniques y afférents (les connaisseurs apprécieront). Bien sûr, très faible j'attrapais toutes les maladies qui circulaient et un simple rhume me clouait au lit. Je crois avoir avalé durant ces années autant de médicaments (de toute diversité et de toute couleur) qu'il en existe dans le "saint" Vidal de nos médecins. Aussi, comme chacun sait aucun médicament n'est anodin ; et si une molécule de ce médicament me soulageait, une autre abîmait ce qui n'avait pas besoin de l'être. Alors j'ai rencontré tout un tas de spécialistes qui m'ont fait passer tout un tas d'examens et avaler tout un tas de médicaments. De 2004 à ce jour : Début 2004, je décidais de relancer la "machine" et arrêtais tous les médicaments prescrits par les médecins. En juin, il ne me restait plus que le lévothyrox et je commençais à diminuer le dosage. Les médecins (généraliste et endocrinologue) me donnaient entre 2 et 5 jours à vivre si je stoppais cette hormone. Ce fut leur peur, non la mienne. Aussi je continuais mon chemin et le 26 août arrêtais le lévothyrox. Et là, j'ai compté les jours 1,2,3,4,5,6…et plus les jours passaient, plus les forces me revenaient et plus je me sentais revivre ; enfin, je renaissais !!! J'ai repris contact à ce moment-là avec les médecins qui m'avaient accompagnés durant 13 ans pour leur faire part de ma guérison et leur proposant de leur faire état de ma démarche afin que peut-être elle puisse servir à d'autres. Et là, quelle ne fut pas ma surprise ! Ils refusaient de croire à ma guérison ; préférant parler de miracle de la nature. Et refusaient surtout de savoir comment j'avais pu me guérir sans leurs soins. Bien sûr, il s'agit là de mon expérience (racontée brièvement) et si j'ai pu faire seule ce travail c'est parce qu'au fond de moi, je savais en être capable et prête à me mettre en oeuvre pour m'autoriser à guérir. Je sais que nous portons tous en nous un potentiel d'auto guérison. Certains sont prêts à le mettre en exergue seul, d'autres ont besoin d'être accompagnés par des thérapeutes. Les deux chemins existent et je crois que la personne qui souffre d'une quelconque pathologie a le libre choix de s'autoriser à guérir de quelque façon qu'il lui convienne, avec ou sans l'aide de thérapeutes (toutes médecines confondues). Et je crois aussi que le patient a la pleine responsabilité de sa vie et que les thérapeutes ne sont que des outils qui peuvent l'aider à se guérir. Que la guérison existe en chacun de nous, que la recherche de sa guérison passe aussi par la redécouverte de tous ses potentiels ; potentiels existant en chacun de nous mais souvent encore endormis. Les thérapeutes sont des outils, utilisons leurs compétences pour ce qu'ils peuvent nous proposer dans notre cheminement vers la guérison, et remercions-les pour leur travail. Mais n'oublions pas qu'ils sont comme nous, sans être ce que nous sommes chacun d'entre nous, qu'ils peuvent nous aider mais que le choix de guérir nous le portons en nous et que toute décision concernant notre santé c'est à nous de la prendre et non pas à eux de nous l'imposer. Que souvent leur peur de la maladie et de la mort les empêche de voir une probable guérison que nous nous serions autorisée par d'autres moyens que ceux qu'ils nous proposent. Si mon histoire a résonné en vous, si vous vous reconnaissez, si un complément d'information peut vous aider dans votre chemin vers la guérison ou l'aide que vous pouvez apporter à celui qui est souffrant, contactez-moi, je serai là. Je vous souhaite autant de journées de lumière que vos yeux puissent apprécier. Brigitte Quinel. Coach.
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270640
b
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